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	<title>Patristique.org</title>
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	<description>Le site des P&#232;res de l'&#201;glise.</description>
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		<title>Patristique.org</title>
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		<title>Basile de C&#233;sar&#233;e : Hom&#233;lie sur la col&#232;re</title>
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		<dc:date>2009-06-09T12:32:07Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Fritz</dc:creator>


		<dc:subject>Basile de C&#233;sar&#233;e</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Vous trouverez ici une traduction d'une hom&#233;lie de saint Basile sur la col&#232;re.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.patristique.org/-Basile-de-Cesaree-" rel="directory"&gt;Basile de C&#233;sar&#233;e&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.patristique.org/+-Basile-de-Cesaree,76-+" rel="tag"&gt;Basile de C&#233;sar&#233;e&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cette hom&#233;lie d&#233;crit avec beaucoup de finesse les mouvements de la col&#232;re dans le coeur de l'homme. Saint Basile y exhorte ses auditeurs &#224; ne pas se laisser pi&#233;ger par elle et &#224; prendre exemple sur le Seigneur J&#233;sus-Christ dont l'humilit&#233; radicale ne donne prise &#224; aucune col&#232;re malsaine. La col&#232;re peut en effet &#234;tre tourn&#233;e vers le bien dans la mesure o&#249; elle se dresse contre le p&#233;ch&#233; et le mal.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Hom&#233;lie sur la col&#232;re&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;dd&quot; title=&quot;dd&quot; src=&quot;http://www.patristique.org/plugins/auto/couteau_suisse/img/chatons/dd.gif&quot; width=&quot;26&quot; height=&quot;33&quot;/&gt; &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;ans les pr&#233;ceptes&lt;/span&gt; de la m&#233;decine qui sont dict&#233;s &#224; propos et suivant toutes les r&#232;gles de l'art, c'est l'exp&#233;rience surtout qui convainc de leur utilit&#233; : ainsi, dans les avis spirituels, c'est lorsque les pr&#233;ceptes sont confirm&#233;s par les &#233;v&#233;nements, que l'on reconna&#238;t leur sagesse, que l'on voit combien ils sont utiles pour instruire les hommes et pour redresser ceux &#224; qui on les donne. Lorsque nous lisons dans les &lt;i&gt;Proverbes&lt;/i&gt; cette maxime : &lt;i&gt;&#171; La col&#232;re perd les sages &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Pr&lt;/i&gt; 15, 1) ; lorsque nous entendons l'Ap&#244;tre nous donner cet avis : &lt;i&gt;&#171; Que toute col&#232;re, tout emportement, toute clameur, enfin que toute malice soit bannie d'entre vous &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;&#201;ph&lt;/i&gt; 4, 31) ; et le Seigneur nous dire que celui qui se met en col&#232;re sans raison contre son fr&#232;re, m&#233;rite d'&#234;tre condamn&#233; par le jugement (&lt;i&gt;Mt&lt;/i&gt; 5, 21) ; lorsque ensuite nous venons &#224; conna&#238;tre par exp&#233;rience cette passion, je ne dis pas qui na&#238;t en nous, mais qui vient de dehors fondre sur nous comme une temp&#234;te impr&#233;vue, alors surtout nous reconnaissons combien les sentences divines sont admirables. Quand nous-m&#234;mes nous donnons lieu &#224; la col&#232;re, et que la laissant passer comme un torrent imp&#233;tueux, nous examinons tranquillement combien elle trouble et d&#233;figure ceux qu'elle poss&#232;de, nous apprenons par l'usage combien il est vrai de dire qu'&lt;i&gt;&#171; un homme emport&#233; se met dans un &#233;tat ind&#233;cent &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Pr&lt;/i&gt; 11, 25). Oui, sans doute, lorsqu'une fois la col&#232;re, bannissant la raison, s'empare de toutes les facult&#233;s de l'&#226;me, elle change l'homme en une b&#234;te f&#233;roce, ne lui permet plus d'&#234;tre homme et d'user de son intelligence naturelle. Ce que fait le venin dans les animaux venimeux, la col&#232;re le fait dans ceux qu'elle anime. Ils sont enrag&#233;s comme des chiens, s'&#233;lancent comme des scorpions, mordent comme des serpents. L'&#201;criture en g&#233;n&#233;ral a coutume de donner &#224; ceux qu'une passion domine, les noms des b&#234;tes auxquelles ils se rendent semblables par leurs vices. Elle les appelle chiens muets, serpents, race de vip&#232;res (&lt;i&gt;Is&lt;/i&gt; 56, 10 ; &lt;i&gt;Mt&lt;/i&gt; 23, 33), et autres noms pareils. Des hommes pr&#234;ts &#224; d&#233;truire leurs semblables, &#224; nuire &#224; leurs compatriotes, peuvent &#234;tre mis au nombre des b&#234;tes f&#233;roces et des animaux venimeux, qui, par nature, sont ennemis irr&#233;conciliables de l'homme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les effets de la col&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L&#233;g&#232;ret&#233; de la langue, paroles inconsid&#233;r&#233;es, calomnies, reproches, injures, violences des pieds et des mains : tels sont, sans parler de beaucoup d'autres qu'on ne pourrait d&#233;tailler, tels sont les effets de la col&#232;re. La col&#232;re aiguise les &#233;p&#233;es, elle porte un homme &#224; tremper sa main dans le sang d'un autre homme. Par elle, les fr&#232;res se m&#233;connaissent, les p&#232;res et les enfants &#233;touffent les sentiments de la nature. Une personne irrit&#233;e ne se conna&#238;t plus elle-m&#234;me ; elle ne conna&#238;t plus ceux &#224; qui elle tient de plus pr&#232;s. Et comme un torrent qui se pr&#233;cipite dans une vall&#233;e, entra&#238;ne tout ce qui s'oppose &#224; son passage : ainsi un homme agit&#233; par une col&#232;re violente, attaque et renverse tout ce qu'il rencontre. ll ne respecte ni la vieillesse, ni la vertu, ni le sang ; il oublie les bienfaits ; rien de ce qui m&#233;rite le plus d'&#233;gards ne le touche. La col&#232;re est une courte fr&#233;n&#233;sie. Ceux qu'elle transporte n&#233;gligent leurs propres int&#233;r&#234;ts pour se venger, et se jettent eux-m&#234;mes dans un mal &#233;vident. Le souvenir des injures qu'on leur a faites est comme un aiguillon qui les pique dans les bouillonnements et les agitations d'une fureur aveugle ; ils n'ont point de repos qu'ils n'aient fait un grand mal &#224; ceux qui les ont offens&#233;s, ou qu'ils ne s'en soient fait &#224; eux-m&#234;mes. Ainsi un corps qui en choque violemment un autre qui lui r&#233;siste, re&#231;oit souvent plus de dommage qu'il n'en cause. Qui pourrait exprimer les horribles effets de la col&#232;re ? qui pourrait dire comment ceux qui s'emportent pour le moindre sujet, crient et s'agitent comme des forcen&#233;s, s'&#233;lancent avec la m&#234;me imp&#233;tuosit&#233; que des serpents, et ne cessent point que lorsque, s'&#233;tant caus&#233; quelque mal affreux, leur col&#232;re se rompt comme une bulle d'eau par un choc, et l'enflure se dissipe ? Le fer, la flamme, rien de ce qu'il y a de plus terrible, ne peut retenir, ni celui que la col&#232;re transporte, ni celui que le d&#233;mon poss&#232;de, dont l'homme irrit&#233; ne diff&#232;re, ni par la figure, ni par les dispositions int&#233;rieures. Br&#251;le-t-il de se venger, le sang lui bout autour du c&#339;ur, bouillonnant et agit&#233; comme par la violence du feu. L'effet qui s'en marque au dehors le d&#233;figure enti&#232;rement, le fait para&#238;tre tout autre qu'il n'est pour l'ordinaire, le change comme un masque de th&#233;&#226;tre. Ses yeux ne sont plus les m&#234;mes, ils brillent et &#233;tincellent. Il aiguise ses dents comme un sanglier qui se pr&#233;pare &#224; attaquer son adversaire. Son visage est obscurci par une p&#226;leur livide. Tout son corps s'enfle ; ses veines se gonflent par l'agitation du sang et des esprits. Sa voix devient rude et &#233;clatante : ses paroles sont confuses et mal articul&#233;es, sans suite et sans ordre. Mais lorsque sa col&#232;re est port&#233;e aux derniers exc&#232;s par les objets qui l'excitent, comme la flamme par les aliments qu'on lui fournit, alors il offre un spectacle qu'on ne peut ni raconter, ni supporter. Il n'&#233;pargne personne ; ses pieds, ses mains, toutes les parties de son corps deviennent les instruments de sa fureur : il s'arme de tout ce qui se pr&#233;sente. S'il rencontre un autre homme &#233;galement irritable, susceptible de la m&#234;me furie, ils se font tous deux les maux que peuvent se faire des hommes qui s'&#233;lancent l'un sur l'autre sous les auspices d'un pareil d&#233;mon. Ils se d&#233;chirent, ils se blessent, souvent m&#234;me ils se tuent ; et tels sont les prix que ces combattants furieux remportent de leur col&#232;re. L'un commence l'attaque, l'autre la repousse ; l'un presse, l'autre r&#233;siste : ils se portent les plus rudes coups, dont leur sang &#233;chauff&#233; les emp&#234;che de sentir la douleur. Ils n'ont pas le loisir de songer aux blessures qu'ils re&#231;oivent, leur &#226;me &#233;tant tout enti&#232;re attach&#233;e &#224; la vengeance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mes fr&#232;res, ne gu&#233;rissez pas un mal par un mal ; ne disputez pas ensemble &#224; qui se portera les plus grands pr&#233;judices. Dans des combats aussi bl&#226;mables, celui qui triomphe est le plus malheureux, parce qu'il se retire charg&#233; de plus de p&#233;ch&#233;s. Ne vous faites pas gloire de ce qui vous d&#233;shonore, et n'acquittez pas criminellement une dette criminelle. Un homme en courroux vous a outrag&#233; ; arr&#234;tez le mal par votre silence. Mais que faites-vous ? vous recevez sa col&#232;re dans votre c&#339;ur, et vous imitez les vents qui renvoient avec violence ce qu'ils ont re&#231;u dans leurs flancs. Devenu le miroir d'un furieux, vous repr&#233;sentez en vous-m&#234;me tous les traits de sa personne. Son visage se peint en rouge ; le v&#244;tre est-il d'une couleur moins vive ? ses yeux pleins de sang &#233;tincellent ; les v&#244;tres, dites-moi, sont-ils plus calmes et plus tranquilles ? sa voix est rude ; la v&#244;tre est-elle douce ? L'&#233;cho dans les d&#233;serts ne renvoie pas aussi fid&#232;lement les sons qu'il re&#231;oit, que les injures reviennent &#224; celui qui a injuri&#233; : ou plut&#244;t l'&#233;cho ne renvoie que les m&#234;mes sons, au lieu que l'invective revient avec des accroissements. De quelles injures ne s'accablent pas mutuellement deux hommes anim&#233;s l'un contre l'autre ? l'un dit &#224; son adversaire qu'il n'est qu'un personnage ignoble, n&#233; de gens ignobles ; l'autre, qu'il n'est qu'un vil esclave, sorti de vils esclaves : l'un le traite de pauvre, l'autre de mendiant : l'un lui reproche d'&#234;tre ignorant, l'autre d'&#234;tre stupide, jusqu'&#224; ce que les invectives leur manquent comme des fl&#232;ches dans un carquois. Quand ils se sont &#233;puis&#233;s en paroles, ils en viennent aux mains. Car la col&#232;re excite une querelle, la querelle engendre les injures, les injures les coups, les coups les blessures, lesquelles occasionnent souvent la mort.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Pour ne pas sombrer dans la col&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Arr&#234;tons le mal dans sa naissance, en cherchant tous les moyens de bannir la col&#232;re de nos &#226;mes. Par-l&#224;, nous pourrons d&#233;tourner beaucoup de maux en coupant cette passion qui en est la racine et le principe. On vous a injuri&#233; ! r&#233;pondez des choses honn&#234;tes. On vous a frapp&#233; ! endurez-le. On vous m&#233;prise, on vous regarde comme un homme de rien ! songez que vous &#234;tes sorti de la terre et que vous vous en retournerez dans la terre (&lt;i&gt;Gn&lt;/i&gt; 3, 19). Si vous vous pr&#233;munissez de ces raisons, les reproches les plus injurieux vous para&#238;tront au-dessous de la v&#233;rit&#233;. Vous r&#233;duirez votre ennemi &#224; l'impuissance de se venger en vous montrant invuln&#233;rable aux invectives, et vous vous procurerez &#224; vous-m&#234;me une grande couronne de patience, en faisant servir la folie d'autrui &#224; votre vertu. Si donc vous m'en croyez, vous rench&#233;rirez vous-m&#234;me sur les injures qu'on vous adresse. On vous reproche d'&#234;tre d'une naissance basse et obscure, d'&#234;tre un homme de rien ! dites-vous &#224; vous-m&#234;me que vous &#234;tes cendre et poussi&#232;re (&lt;i&gt;Gn&lt;/i&gt; 18, 7). Vous n'&#234;tes pas plus illustre que notre p&#232;re Abraham qui s'est trait&#233; lui-m&#234;me de la sorte. On dit que vous n'&#234;tes qu'un ignorant, un pauvre, un mis&#233;rable ! dites comme David que vous n'&#234;tes qu'un ver de terre sorti de la boue (&lt;i&gt;Ps&lt;/i&gt; 21, 7). Imitez la g&#233;n&#233;rosit&#233; de Mo&#239;se, qui, attaqu&#233; par les discours offensants d'Aaron et de Marie, loin d'implorer contre eux le Seigneur, le pria pour eux (&lt;i&gt;Nb&lt;/i&gt; 12). De qui voulez-vous &#234;tre le disciple ? est-ce des amis d'un Dieu de bont&#233; ou des esclaves d'un esprit de malice ? Lorsque vous &#234;tes expos&#233; &#224; la tentation de renvoyer des injures, croyez qu'on vous &#233;prouve, qu'on veut savoir si vous vous approcherez de Dieu par la patience, ou si vous vous rangerez du c&#244;t&#233; de son ennemi par la col&#232;re. Donnez-vous le temps de d&#233;lib&#233;rer et de choisir le bon parti. Ou vous apaiserez votre ennemi par un exemple de douceur, ou vous vous en vengerez par le m&#233;pris de ses outrages. Eh ! qu'y aurait-il pour lui de plus chagrinant que de vous voir au-dessus de ses insultes ? Ne laissez pas abattre votre courage ; rougissez d'&#234;tre dompt&#233; par un homme qui &#233;clate contre vous en invectives. Laissez-le crier en vain, et se livrer &#224; tout son d&#233;pit. Quand on frappe un homme qui ne sent rien, on se punit soi-m&#234;me, parce qu'on ne se venge pas de son ennemi et qu'on persiste dans sa col&#232;re. Ainsi, quand on injurie un homme qui est au-dessus des injures, loin de trouver &#224; satisfaire son ressentiment, on sent son d&#233;pit s'accro&#238;tre. La diff&#233;rence de conduite vous attire &#224; vous et &#224; votre adversaire des noms diff&#233;rents. Dans l'esprit de tout le monde, lui est un homme port&#233; &#224; injurier, vous, une &#226;me grande ; lui, un homme violent et emport&#233;, vous, un homme doux et paisible. Il se repentira de ses discours, vous, vous ne vous repentirez jamais de votre vertu. Qu'est-il besoin de s'&#233;tendre ? ses injures lui ferment le royaume des cieux ; car &lt;i&gt;&#171; les m&#233;disants ne participeront point au royaume du ciel &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Co&lt;/i&gt; 6, 10) : vous, votre silence vous pr&#233;pare ce m&#234;me royaume ; car &lt;i&gt;&#171; celui pers&#233;v&#232;rera jusqu'&#224; la fin sera sauv&#233; &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Mt&lt;/i&gt; 10, 21). Si vous cherchez &#224; vous venger, si vous r&#233;pondez &#224; des injures par d'autres injures, quelle excuse vous restera-t-il ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Direz-vous qu'un autre vous a irrit&#233; en commen&#231;ant ? Cette raison est-elle suffisante ? Le fornicateur qui se rejette sur la courtisane qui l'a excit&#233; au crime, n'en est pas moins condamn&#233; au jugement de Dieu. Il n'y a ni couronnes, ni d&#233;faites, sans adversaires. &#201;coutez David : &lt;i&gt;&#171; Lorsque les p&#233;cheurs &#187;&lt;/i&gt;, dit-il,&lt;i&gt; &#171; s'&#233;levaient contre moi &#187;&lt;/i&gt;, il ne dit pas, j'ai &#233;t&#233; irrit&#233;, j'ai cherch&#233; &#224; me venger ; mais, &lt;i&gt;&#171; je me suis tu, je me suis humili&#233;, je n'ai pas m&#234;me cherch&#233; &#224; me d&#233;fendre par des raisons solides &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps&lt;/i&gt; 38, 2). Vous, vous &#234;tes irrit&#233; d'une injure comme si c'&#233;tait quelque chose de mauvais, et vous l'imitez comme si c'&#233;tait quelque chose de bon. Vous tombez dans la faute que vous ne pouvez souffrir. N'avez-vous donc des yeux que pour voir les exc&#232;s des autres, tandis que vous &#234;tes indiff&#233;rent sur les v&#244;tres propres ? L'insolence est un mal ? gardez-vous de l'imiter. Dire qu'un autre a commenc&#233;, cela ne suffit pas, je le r&#233;p&#232;te, pour votre excuse. Je crois m&#234;me que vous serez plus inexcusable, parce que l'autre n'a point eu devant les yeux d'exemple qui p&#251;t le rendre sage, tandis que vous, qui voyez l'&#233;tat ridicule o&#249; la col&#232;re met un homme, au lieu d'&#233;viter de lui ressembler, vous vous f&#226;chez, vous vous indignez, vous vous irritez, vous justifiez par vos emportements celui qui s'est emport&#233; le premier. Votre conduite le d&#233;charge de toute faute et vous condamne vous-m&#234;me. Si la col&#232;re est un mal, pourquoi ne pas &#233;viter ce mal ? si elle est pardonnable, pourquoi vous f&#226;cher contre celui qui s'y livre ? Ainsi, je le r&#233;p&#232;te, dire que vous n'avez pas commenc&#233;, que vous n'avez fait que repousser, cela ne vous servira de rien. Dans les luttes des athl&#232;tes, ce n'est pas celui qui a commenc&#233; le combat, mais celui qui a vaincu son antagoniste, qui est couronn&#233;. Dans un sens contraire, ce n'est pas seulement celui qui commence le mal, mais celui encore qui suit un mauvais guide dans le p&#233;ch&#233;, qui est condamn&#233;. Si l'on vous reproche d'&#234;tre pauvre et que vous le soyez r&#233;ellement, ne vous offensez point de la v&#233;rit&#233; : si vous &#234;tes riche, le reproche ne vous regarde pas. Ne soyez ni enfl&#233; des fausses louanges qu'on vous donne, ni irrit&#233; des fausses injures qu'on vous adresse. Ne voyez-vous pas que les fl&#232;ches p&#233;n&#232;trent dans les corps fermes et qui r&#233;sistent, mais qu'elles perdent toute leur activit&#233; dans les corps mous et qui c&#232;dent ? Croyez qu'il en est de m&#234;me de l'invective. Celui qui va au-devant en re&#231;oit l'atteinte ; celui qui c&#232;de et se retire d&#233;truit toute la force de la m&#233;chancet&#233; qui l'attaque avec fureur. Pourquoi vous chagriner tant d'&#234;tre trait&#233; de pauvre ? Souvenez-vous de votre nature ; songez que vous &#234;tes entr&#233; nu dans le monde, et que vous en sortirez nu (&lt;i&gt;Jb&lt;/i&gt; 1, 21). Or, est-il rien de plus pauvre qu'un homme nu ? L'injure n'est offensante qu'autant que vous la prenez pour vous seul. Personne n'a &#233;t&#233; tra&#238;n&#233; en prison pour sa pauvret&#233;. Ce n'est pas une chose honteuse que d'&#234;tre pauvre, mais il est honteux de ne pas supporter la pauvret&#233; g&#233;n&#233;reusement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rappelez-vous votre Ma&#238;tre qui &lt;i&gt;&#171; &#233;tant riche est devenu pauvre a cause de nous &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Co&lt;/i&gt; 8, 9). Vous traite-t-on de fou et d'ignorant ? rappelez-vous les injures dont les Juifs ont accabl&#233; la Sagesse &#233;ternelle : &lt;i&gt;&#171; Vous &#234;tes un Samaritain, et vous &#234;tes poss&#233;d&#233; du d&#233;mon &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Jn&lt;/i&gt; 8, 48). Si vous vous irritez, vous confirmez le reproche, car rien de plus insens&#233; que la col&#232;re : si vous restez tranquille et paisible, vous couvrez de confusion celui qui vous insulte, par la sagesse que vous faites para&#238;tre. On vous a frapp&#233; sur la joue ; le Seigneur y a &#233;t&#233; aussi frapp&#233;. On vous a couvert de crachats ; notre Ma&#238;tre en a &#233;t&#233; aussi couvert : &lt;i&gt;&#171; Il n'a pas d&#233;tourn&#233; son visage de ceux qui le couvraient de crachats &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Is&lt;/i&gt; 50, 6). Vous avez &#233;t&#233; calomni&#233; ; le souverain Juge l'a &#233;t&#233; aussi. On a d&#233;chir&#233; votre v&#234;tement ; les Juifs ont d&#233;pouill&#233; mon Sauveur et ont partag&#233;, sa tunique. Vous n'avez pas encore &#233;t&#233; condamn&#233;, vous n'avez pas encore &#233;t&#233; crucifi&#233;. Il vous manque beaucoup de traits pour parvenir &#224; &#234;tre sa parfaite image. Que toutes ces r&#233;flexions entrent dans votre &#226;me et en gu&#233;rissent l'enflure. Ces sentiments dont vous serez p&#233;n&#233;tr&#233; d'avance, calmeront dans l'occasion les saillies de votre c&#339;ur, et le mettront dans une situation tranquille et paisible. C'est l&#224; ce que dit David par ces mots : &lt;i&gt;&#171; Je me suis pr&#233;par&#233; et je n'ai pas &#233;t&#233; troubl&#233; &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps&lt;/i&gt; 118, 60). Il faut donc vous repr&#233;senter les exemples des Saints, pour vous apprendre &#224; r&#233;primer la violence des mouvements de votre &#226;me. Avec quelle douceur le grand David supporta-t-il l'insolence de Sem&#233;&#239; ! Sans se laisser emporter &#224; la col&#232;re, il prenait cet affront comme de la main de Dieu : &lt;i&gt;&#171; C'est le Seigneur &#187;&lt;/i&gt;, dit-il, &#171; qui a command&#233; &#224; Sem&#233;&#239; de maudire David &#187; (&lt;i&gt;2 R&lt;/i&gt; 16, 10). Aussi, lorsqu'il l'appela homme de sang, homme pervers, il ne se f&#226;cha pas contre lui, mais il s'humilia lui-m&#234;me comme m&#233;ritant l'injure qu'on lui adressait. Bannissez de votre &#226;me deux sentiments ; n'ayez pas une grande id&#233;e de vous-m&#234;me, et ne croyez pas les autres fort au-dessous de vous. Par-l&#224;, votre esprit ne se r&#233;voltera jamais lorsqu'on pr&#233;tendra vous faire un affront. C'est une chose indigne, lorsqu'on a re&#231;u un service de quelqu'un et qu'on lui a les obligations les plus essentielles, de joindre l'insulte et l'outrage &#224; l'ingratitude. Oui, cela est indigne ; mais c'est un plus grand mal pour celui qui est l'auteur de l'offense que pour celui qui en est l'objet. Que votre ennemi vous insulte ; mais vous, ne soyez pas insult&#233;. Que les injures soient pour vous une excellente &#233;cole o&#249; vous appreniez la patience. Si vous ne vous piquez pas de ce qu'on vous dit, vous n'avez re&#231;u aucune blessure. Si vous en ressentez de la peine, renfermez du moins cette peine au-dedans de vous-m&#234;me. &lt;i&gt;&#171; Mon c&#339;ur a &#233;t&#233; troubl&#233; au-dedans de moi &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps 142&lt;/i&gt;), dit David. C'est-&#224;-dire, j'ai emp&#234;ch&#233; que les mouvements de mon c&#339;ur ne parussent au-dehors ; ce sont des flots que j'ai retenus, et &#224; qui je n'ai point permis de se r&#233;pandre hors du rivage. Apaisez votre esprit lorsqu'il se soul&#232;ve et s'irrite. Que vos affections violentes respectent la pr&#233;sence de votre raison, et rentrent dans l'ordre comme une troupe d'enfants &#224; la vue d'une personne respectable. Comment donc &#233;viterons-nous les suites funestes de la col&#232;re ? ce sera si nous l'emp&#234;chons de pr&#233;venir la raison ; si nous avons soin de la retenir d&#232;s que nous en sentons les premi&#232;res atteintes ; si nous nous l'assujettissons comme un cheval fougueux, en la rendant docile &#224; la raison comme &#224; un frein, en ne lui permettant pas de s'&#233;carter des bornes, de s'&#233;loigner du guide qui la conduit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Du bon usage de la col&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au reste, la vertu irascible nous est fort utile dans la pratique des bonnes &#339;uvres, lorsque, semblable &#224; un soldat qui marche sous son capitaine, elle est toujours pr&#234;te &#224; ob&#233;ir aux ordres qu'on lui donne, et &#224; secourir la raison contre le p&#233;ch&#233;. La col&#232;re est comme le ressort de l'&#226;me ; elle lui donne de la force pour entreprendre et soutenir les bonnes actions. Si elle la trouve &#233;nerv&#233;e et amollie par le plaisir, elle la fortifie comme le fer par la trempe ; elle la rend ferme et courageuse, de faible et languissante qu'elle &#233;tait. Si vous n'&#234;tes anim&#233; d'indignation contre le vice, vous n'aurez jamais pour lui la haine qu'il m&#233;rite ; car on doit le ha&#239;r avec la m&#234;me ardeur qu'on doit ch&#233;rir la vertu. La col&#232;re nous est infiniment avantageuse, lorsque, assujettie &#224; la raison et soumise &#224; sa voix comme le chien du berger, elle est douce et traitable pour ceux qui en tirent service ; elle menace, en quelque sorte, des yeux et de la voix tout &#233;tranger qui voudrait la flatter, tandis qu'elle est craintive et ob&#233;issante pour celle qu'elle conna&#238;t et qui est son amie. Tel est l'excellent secours que la partie irascible de l'&#226;me peut procurer &#224; la partie sage et prudente. Elle nous fait d&#233;clarer une guerre irr&#233;conciliable &#224; tous ceux qui veulent nous nuire, sans nous permettre de lier jamais avec eux aucun commerce. Elle bannit les plaisirs perfides, et les poursuit comme le chien poursuit le loup. Tels sont les avantages que retirent de la col&#232;re ceux qui savent en bien user. Il en est de m&#234;me des autres puissances de l'&#226;me, qui deviennent bonnes ou mauvaises selon l'usage qu'on en fait. Par exemple, si on se sert de la facult&#233; concupiscible pour se plonger dans les plaisirs des sens, on est inf&#226;me et abominable ; si on la tourne vers l'amour du Seigneur et le d&#233;sir des biens &#233;ternels, on est aussi heureux qu'admirable. La partie raisonnable elle-m&#234;me est susceptible de bien ou de mal. Si on en use l&#233;gitimement, on est prudent et sage ; si on se sert de son esprit pour nuire &#224; ses fr&#232;res, on est rus&#233; et dangereux. Prenons donc garde que les facult&#233;s qui nous ont &#233;t&#233; donn&#233;es par le Cr&#233;ateur pour notre salut, ne deviennent entre nos mains des instruments de p&#233;ch&#233;. Ainsi la col&#232;re, employ&#233;e quand il faut et comme il faut, produit la patience, la force et la constance ; elle devient fureur et folie, si elle s'&#233;loigne de la droite raison. C'est pour cela que le Psalmiste nous donne cet avertissement : &lt;i&gt;&#171; Mettez-vous en col&#232;re et ne p&#233;chez pas &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps&lt;/i&gt; 4, 5). Le Seigneur qui menace du jugement celui qui se met en col&#232;re sans raison (&lt;i&gt;Mt&lt;/i&gt; 5, 22), ne rejette pas la col&#232;re dont on use comme d'une arme. Ces paroles : &lt;i&gt;&#171; Je mettrai de l'inimiti&#233; entre vous et le serpent &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Gn&lt;/i&gt; 3, 15) ; et ces autres : &lt;i&gt;&#171; Soyez ennemis des Madianites &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Nb&lt;/i&gt; 25, 17), nous apprennent qu'on peut se servir de la col&#232;re comme d'une arme. Aussi Mo&#239;se, le plus doux des hommes (&lt;i&gt;Nb&lt;/i&gt; 12, 3), voulant punir l'idol&#226;trie, arma-t-il les mains des l&#233;vites pour le meurtre de ses fr&#232;res. &lt;i&gt;&#171; Que chacun de vous &#187;, dit-il, &#171; s'arme d'une &#233;p&#233;e, qu'il passe au travers du camp d'une porte &#224; l'autre, et qu'il tue son fr&#232;re, son parent, celui qui lui est le plus proche &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ex&lt;/i&gt; 32, 27.29). L'&#201;criture ajoute un peu plus bas : &lt;i&gt;&#171; Alors Mo&#239;se leur dit : Vous avez consacr&#233; aujourd'hui vos mains au Seigneur, en les baignant dans le sang de votre fils et de votre fr&#232;re, afin que vous receviez la b&#233;n&#233;diction &#187;&lt;/i&gt;. Qu'est-ce qui a justifi&#233; Phin&#233;es ? N'est-ce point sa juste col&#232;re contre les fornicateurs ? Doux et humain par caract&#232;re, lorsqu'il vit Zambri s'abandonner publiquement &#224; une Madianite, sans rougir de son crime inf&#226;me, sans chercher m&#234;me &#224; le cacher, il ne put souffrir cette impudence, et ob&#233;issant &#224; l'impulsion d'une col&#232;re l&#233;gitime, il per&#231;a &#224; la fois les cieux coupables (&lt;i&gt;Nb&lt;/i&gt; 25). Samuel, transport&#233; d'un juste courroux, n'a-t-il pas &#233;gorg&#233;, en pr&#233;sence de tout le monde, Agag, roi d'Amalec, que Sa&#252;l avait &#233;pargn&#233; contre les ordres de Dieu (&lt;i&gt;1 R&lt;/i&gt; 15, 33) ? Ainsi la col&#232;re est souvent un moyen pour faire de bonnes actions. Le proph&#232;te &#201;lie, anim&#233; d'un saint z&#232;le, d'une col&#232;re sage et r&#233;fl&#233;chie, a fait tuer, pour l'avantage de tout lsra&#235;l, quatre cent cinquante pr&#234;tres de Baal ; avec quatre cents hommes qui servaient aux sacrifices sur les hauts-lieux, et qui mangeaient &#224; la table de J&#233;zabel (&lt;i&gt;3 R&lt;/i&gt; 18, 19 et suiv.). Pour vous, vous vous mettez en col&#232;re sans sujet contre votre fr&#232;re. Oui, sans sujet, puisque vous vous f&#226;chez sans cesse contre lui, lorsque c'est le d&#233;mon qui agit par lui. Vous faites comme les chiens qui mordent la pierre qu'on leur jette, sans toucher &#224; celui qui l'a jet&#233;e. Celui qui est pouss&#233; par le d&#233;mon est &#224; plaindre ; le d&#233;mon qui le pousse est seul ha&#239;ssable. Tournez donc votre col&#232;re contre ce cruel assassin des hommes, ce p&#232;re du mensonge, cet auteur du p&#233;ch&#233; : mais ayez piti&#233; de votre fr&#232;re, parce que, s'il persiste dans sa faute, il sera livr&#233; avec le d&#233;mon aux flammes &#233;ternelles. Quoique la col&#232;re et l'indignation soient souvent prises l'une pour l'autre, on peut dire qu'elles diff&#232;rent de nom et d'effet. L'indignation est un mouvement de l'&#226;me vif et subit : la col&#232;re est une douleur permanente, un transport plus durable, qui nous excite &#224; la vengeance et &#224; rendre le mal qu'on nous a fait. Les hommes p&#232;chent en ces deux mani&#232;res : ou ils se laissent emporter &#224; une fureur soudaine contre ceux qui les irritent, ou ils emploient l'intrigue et l'artifice pour surprendre ceux qui les ont offens&#233;s : il faut &#233;viter l'une et l'autre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'humilit&#233;, antidote &#224; la col&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment donc emp&#234;cher que la col&#232;re ne se porte &#224; des exc&#232;s bl&#226;mables ? c'est en se pr&#233;munissant de l'humilit&#233;, que le Seigneur nous a enseign&#233;e par ses pr&#233;ceptes et par son exemple. D'une part il nous dit : &lt;i&gt;&#171; Celui qui veut &#234;tre le premier parmi vous, doit &#234;tre le dernier de tous &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Mc&lt;/i&gt; 9, 34) ; de l'autre, il a support&#233; avec un esprit doux et tranquille celui qui le frappait (&lt;i&gt;Jn&lt;/i&gt; 18, 23). Le Cr&#233;ateur et le Ma&#238;tre du Ciel et de la terre, celui qui est ador&#233; par toutes les cr&#233;atures spirituelles et visibles, qui soutient tout par la puissance de sa parole, n'a point ouvert les ab&#238;mes de la terre pour engloutir dans l'enfer, tout vivant, l'impie qui l'avait frapp&#233; ; mais il lui donne un avis et une le&#231;on : &lt;i&gt;&#171; Si j'ai mal parl&#233;, faites voir le mal que j'ai dit ; si j'ai bien parl&#233;, pourquoi me frappez-vous ? &#187;&lt;/i&gt; Si, d'apr&#232;s le commandement du Seigneur, vous vous accoutumez &#224; &#234;tre le dernier de tous, serez-vous jamais indign&#233; comme ayant &#233;t&#233; outrag&#233; sans respect pour votre m&#233;rite ? Si un petit enfant vous dit des injures, vous ne faites qu'en rire ; si un fr&#233;n&#233;tique vous fait des reproches diffamants, vous le regardez comme plus digne de compassion que de haine : ce ne sont donc pas les paroles qui nous blessent ; ce qui nous r&#233;volte, c'est le m&#233;pris que nous para&#238;t faire de nous celui qui nous invective, et la bonne opinion que nous avons de nous-m&#234;mes. Si donc nous bannissons de notre &#226;me ce double sentiment, toute injure ne sera pour nous qu'un vain son qui se perd dans l'air.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi calmez les mouvements de votre col&#232;re et de votre indignation (&lt;i&gt;Ps&lt;/i&gt; 36, 8), si vous voulez vous mettre &#224; l'abri de la col&#232;re de Dieu, qui &#233;clate du haut du ciel contre toute impi&#233;t&#233; et toute injustice des hommes (&lt;i&gt;Ro&lt;/i&gt; 1, 18). Si par votre sagesse vous venez &#224; bout d'arracher la col&#232;re, cette racine am&#232;re, vous d&#233;truirez &#224; la fois beaucoup d'affections perverses dont elle est le principe. Car les tromperies, les soup&#231;ons, les perfidies, les m&#233;chancet&#233;s, les emb&#251;ches, l'audace, et mille autres vices pareils, sont les rejetons de cette racine funeste. Prenons donc garde d'introduire en nous un si grand mal, qui alt&#232;re la bonne constitution de notre &#226;me, obscurcit les lumi&#232;res de notre raison, nous &#233;loigne de Dieu, &#233;touffe les sentiments de la nature, allume la guerre, met le comble &#224; tous les maux, ouvre l'entr&#233;e au-dedans de nous &#224; un d&#233;mon dangereux, &#224; un &#233;tranger impudent, et la ferme &#224; l'Esprit-Saint. Car l'esprit de douceur n'habite point partout o&#249; r&#232;gnent les inimiti&#233;s, les contentions, les querelles, les emportements, les divisions, qui causent des troubles &#233;ternels. D'apr&#232;s l'avis de saint Paul, bannissons d'entre nous toute col&#232;re, tout emportement, toute clameur, enfin toute malice (&lt;i&gt;&#201;ph&lt;/i&gt; 4, 31). Soyons bons et charitables les uns &#224; l'&#233;gard des autres. &lt;i&gt;&#171; Bienheureux ceux qui sont doux&lt;/i&gt;, dit l'&#201;vangile, &lt;i&gt;parce qu'ils poss&#232;deront la terre&lt;/i&gt; &#187;(&lt;i&gt;Mt&lt;/i&gt; 5, 4). Attendons la f&#233;licit&#233; promise aux &#226;mes douces, en J&#233;sus-Christ notre Seigneur, &#224; qui soient la gloire et l'empire dans les si&#232;cles des si&#232;cles. Amen.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Source :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Hom&#233;lies, discours et lettres choisis de saint Basile le Grand&lt;/i&gt;, traduits par M. l'Abb&#233; Auger, Guyot, Lyon 1927, p. 59-74.
&lt;br /&gt;Texte grec : &lt;i&gt;PG&lt;/i&gt; 31, 353-372&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>J&#233;r&#244;me : lettre XXII, &#224; Eustochium</title>
		<link>http://www.patristique.org/Jerome-lettre-XXII-a-Eustochium</link>
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		<dc:date>2009-06-08T08:11:15Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>J&#233;r&#244;me</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Vous trouverez ici la lettre 22 de saint J&#233;r&#244;me &#224; Eustochium, l'une de ses filles spirituelles qu'il accompagnait sur le chemin de la vie monastique. D'anciens manuscrits consid&#233;raient cette lettre comme un trait&#233; de la virginit&#233;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.patristique.org/-Jerome-" rel="directory"&gt;J&#233;r&#244;me&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.patristique.org/+-Jerome,21-+" rel="tag"&gt;J&#233;r&#244;me&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;&lt;span class='spip_document_538 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:234px;'&gt;
&lt;img src='http://www.patristique.org/IMG/jpg/Pietro_Perugino_Jerome.jpg' width=&quot;234&quot; height=&quot;299&quot; alt=&quot;J&#233;r&#244;me p&#233;nitent&quot; title=&quot;J&#233;r&#244;me p&#233;nitent&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;!-- htmlB --&gt; Julia Eustochium, fille cadette de Paul, menait la vie religieuse dans un appartement retir&#233; du palais de sa m&#232;re. J&#233;r&#244;me l'exhorte &#224; garder la virginit&#233;, lui en indique les moyens et r&#233;fute avec v&#233;h&#233;mence les objections qu'opposent &#224; cette m&#233;thode de vie les pa&#239;ens et les chr&#233;tiens ti&#232;des.
&lt;br /&gt;Cette lettre que J&#233;r&#244;me qualifie lui-m&#234;me de &lt;i&gt;libellus&lt;/i&gt;, avait-elle un sous-titre original ? De nombreux manuscrits anciens lui attribuent un : &lt;i&gt;de virginitate&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;de virginibus&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;de virginitate servanda&lt;/i&gt; ; ce dernier titre fait penser au texte de Rufin (Apol. II, 5 ; PL XXI, 587) : &lt;i&gt;libellum quemdam de conservanda virginitate&lt;/i&gt;.
&lt;br /&gt;En dehors de l'exorde (1-2) et de l'&#233;pilogue (41), il serait vain de chercher &#224; discerner un plan rigoureux ; l'auteur lui-m&#234;me s'excuse de digressions &#233;tendues. En r&#233;alit&#233;, les th&#232;mes trait&#233;s se succ&#232;dent sans lien bien logique, souvent en vertu d'une simple imbrication verbale. Voici les principaux : vigilance (3-5) ; garde des sens (6-8) ; sobri&#233;t&#233; et mortification (8-12) ; les Vierges l&#233;g&#232;res ou coupable (13-15) ; critique des mondaines (16) ; le recueillement de la cellule (17-18) ; mariage et virginit&#233; (19-24) ; contemplation dans la cellule (25-26) ; fuir l'orgueil et la singularit&#233; (27) ; critique des moines et clercs mondains (28) ; comment traiter les autres religieuses (29) ; le Songe de saint J&#233;r&#244;me (30) ; guerre &#224; la cupidit&#233; (31-33) ; description du monachisme &#233;gyptien (34-36) ; la pri&#232;re (37) ; la vie mortifi&#233;e des moines et des vierges (38-40) recevra sa r&#233;compense (41). &lt;br /&gt;La lettre &#224; Eustochium date probablement du printemps 384.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous trouverez ci-dessous la traduction de la lettre donn&#233;e par la collection des Belles Lettres. Vous pouvez &#233;galement t&#233;l&#233;charger l'&#233;dition bilingue de la &lt;a href='http://www.patristique.org/IMG/pdf/Jerome_Eustochium.pdf' class='spip_out'&gt;lettre &#224; Eustochium&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Lettre XXII : &#192; Eustochium&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;1.&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;&#171; &#201;coute, ma fille, regarde, pr&#234;te l'oreille, oublie ton peuple et la maison de ton p&#232;re, car le roi convoitera ta beaut&#233;. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;44, 11-12) Au psaume 44, Dieu parle de l'&#226;me humaine et l'invite, &#224; l'exemple d'Abraham qui sort de son pays et de sa parent&#233;, &#224; abandonner les Chald&#233;ens (qu'on traduit par : quasi-d&#233;mons) pour habiter dans la r&#233;gion des vivants apr&#232;s laquelle ailleurs soupire le proph&#232;te quand il dit : &lt;i&gt;&#171; Je crois voir les biens du Seigneur dans la terre des vivants. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;26, 13) Mais il ne te suffit pas de quitter ta patrie, si tu n'oublies pas ton peuple et la maison de ton p&#232;re, si, m&#233;prisant la chair, tu ne te joins aux embrassements de l'&#233;poux. &lt;i&gt;&#171; Ne regarde pas en arri&#232;re,&lt;/i&gt; dit-il, &lt;i&gt;et ne t'arr&#234;te pas dans tout le pays voisin ; sauve-toi dans la montagne, de peur d'&#234;tre prise. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Gn &lt;/i&gt;19, 17) Quand on saisi la charrue, il ne convient pas de regarder en arri&#232;re, ni de revenir du champ &#224; la maison, ni, apr&#232;s avoir rev&#234;tu la tunique du Christ, de descendre du toit pour prendre un autre v&#234;tement. Grande merveille ! un p&#232;re exhorte sa fille : 'Ne te souviens pas de ton P&#232;re !'&lt;i&gt; &#171; Vous autres, vous avez le diable pour p&#232;re et vous voulez accomplir les d&#233;sirs de votre p&#232;re &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Jn &lt;/i&gt;8, 44), est-il dit aux Juifs, et ailleurs : &lt;i&gt;&#171; Qui commet le p&#233;ch&#233; vient du diable. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Jn &lt;/i&gt;3, 8) Engendr&#233;s d'abord d'un tel p&#232;re, nous sommes noirs ; devenus p&#233;nitents, mais n'ayant pas encore gravi le fa&#238;te de la vertu, nous disons : &lt;i&gt;&#171; Je suis noire, mais belle, fille de J&#233;rusalem ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;1, 5).
&#8212; Je suis sortie de la maison de mon enfance, j'ai oubli&#233; mon p&#232;re, je renais dans le Christ ; quelle r&#233;compense vais-je recevoir ? Voici la suite : &lt;i&gt;&#171; et le roi convoitera ta beaut&#233; &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;44, 12)&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; Voil&#224; donc ce grand myst&#232;re : &lt;i&gt;&#171; Pour cela l'homme quittera son p&#232;re et sa m&#232;re, il s'attachera &#224; son &#233;pouse ; ils seront deux en une chair ? &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Gn &lt;/i&gt;2, 24) non, pas comme dans ce texte : en une chair, mais en un esprit. Ton &#233;poux n'est ni arrogant ni orgueilleux : c'est une &#201;thiopienne qu'il prend pour &#233;pouse ! D&#232;s que tu voudras &#233;couter la sagesse du v&#233;ritable Salomon et t'approcher de lui, il te racontera tout ce qu'il sait ; puis le roi t'introduira dans sa chambre et ta couleur changera comme par miracle ; alors te conviendra cette parole : &lt;i&gt;&#171; Quelle est celle-ci, qui monte, toute blanche ? &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;8, 5).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;2.&lt;/strong&gt; Tout cela, je l'ai dit, ma dame Eustochium &#8212; car c'est dame que je dois appeler l'&#233;pouse de mon Seigneur &#8212; pour que d&#232;s le d&#233;but de la lecture tu te rendes compte que, pour le moment, je ne me propose pas de chanter les louanges de la virginit&#233; ; tu connais parfaitement cet &#233;tat, puisque tu l'as embrass&#233;. Je n'&#233;num&#233;rerai donc pas les tracas du mariage : le sein se gonfle, l'enfant vagit, la domesticit&#233; agace, le souci du m&#233;nage importune ; puis, tous ces bonheurs qu'on a imagin&#233;s, la mort, enfin, les fauche. Non, car les femmes mari&#233;es ont aussi leur rang dans l'&#201;glise, quand le mariage est honorable et le lit sans tache. Mais, puisque tu quittes Sodome, comprends que tu as &#224; craindre le sort de la femme de Loth. Dans ce petit ouvrage, il n'y aura point de flatterie &#8212; le flatteur n'est qu'un ennemi doucereux &#8212; point de rh&#233;torique ni de phrases pompeuses pour te situer par avance parmi les anges, exposer les b&#233;atitudes de la virginit&#233;, enfin placer le monde entier sous tes pieds.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;3.&lt;/strong&gt; De ton dessein, ce n'est pas de l'orgueil que tu dois ressentir, mais de la crainte. Tu t'avances charg&#233;e d'or : crains le voleur ! C'est un stade que cette vie pour nous autres mortels : ici nous luttons, pour &#234;tre couronn&#233;s ailleurs. Nul ne chemine tranquille parmi les serpents et scorpions. Le Seigneur a dit : &lt;i&gt;&#171; Au ciel mon glaive s'est enivr&#233; &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Is &lt;/i&gt;34, 5), et tu croirais avoir la paix sur une terre qui engendre des ronces et des &#233;pines, de quoi se repa&#238;t le serpent ? &lt;i&gt;&#171; Notre lutte n'est pas contre la chair et le sang, mais contre les principaut&#233;s et puissances de ce monde et des t&#233;n&#232;bres pr&#233;sentent, contre les esprits mauvais dans les r&#233;gions c&#233;lestes. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;&#201;ph &lt;/i&gt;6, 12) De gros bataillons d'ennemis nous environnent ; tout est plein d'&#234;tres hostiles. Une chair pourtant fragile et qui bient&#244;t deviendra cendre doit combattre seule contre plusieurs adversaires&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='C'est-&#224;-dire : les instincts physiques suffisent, dans beaucoup de cas, &#224; (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;. Mais &#224; l'heure o&#249; elle se dissoudra, quand se pr&#233;sentera le prince de ce monde, mais sans pouvoir pour y trouver rien qui rel&#232;ve de lui, alors te rassurera la parole du proph&#232;te : &lt;i&gt;&#171; tu ne craindras pas les terreurs nocturnes, ni la fl&#232;che qui vole de jour, ni le danger qui r&#244;de dans les t&#233;n&#232;bres, ni l'attaque du d&#233;mon de midi. &#192; ton c&#244;t&#233; mille tomberont, et dix mille &#224; ta droite, mais il n'approchera pas de toi. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;90, 5-7) Si la multitude des ennemis te trouble, si tu te prends &#224; br&#251;ler de quelque excitation vicieuse, si ta conscience te sugg&#232;re : 'Qu'allons-nous pouvoir faire ?', &#201;lis&#233;e r&#233;pondra : &lt;i&gt;&#171; Ne crains pas, plus nombreux sont nos auxiliaires que les leurs. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;2 R &lt;/i&gt;6, 15-17) Il dira dans sa pri&#232;re : 'Seigneur, ouvre les yeux de ta fille, et qu'elle voie !'&lt;i&gt; &lt;/i&gt; Tes yeux s'ouvriront, tu verras un char de feu qui, &#224; l'exemple d'&#201;lie, doit t'enlever au-dessus des astres, et alors tu chanteras joyeusement : &lt;i&gt;&#171; Notre &#226;me, telle un passereau, a &#233;t&#233; arrach&#233;e au lacet des chasseurs ; le lacet a &#233;t&#233; bris&#233; et nous avons &#233;t&#233; d&#233;livr&#233;s ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;123, 7)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;4.&lt;/strong&gt; Tant que ce pauvre corps fragile nous enveloppe, tant que nous &lt;i&gt;&#171; poss&#233;dons ce tr&#233;sor dans des vases de terre &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;2 Co &lt;/i&gt;4, 7), l'esprit convoite contre la chair et la chair contre l'esprit : nulle victoire n'est certaine. Notre ennemi le diable &lt;i&gt;&#171; r&#244;de, tel un lion rugissant qui cherche une proie &#224; d&#233;vorer&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='D'apr&#232;s 1 P 5, 8.' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; &#187;.&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&#171; Tu as &#233;tabli les t&#233;n&#232;bres, &#244; Dieu ! &lt;/i&gt;dit David&lt;i&gt;, et la nuit s'est faite ; toutes les b&#234;tes sauvages la parcourent, les lionceaux rugissent ; ils cherchent une proie pour se procurer la nourriture que Dieu leur m&#233;nage. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;103, 20-21) Ceux que cherche le diable, ce ne sont pas les infid&#232;les, ceux du dehors, dont le roi d'Assyrie fait bouillir les chairs dans sa marmite&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='D'apr&#232;s Am 4, 2.' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, c'est du sein de l'&#201;glise du Christ qu'il a h&#226;te de ravir ses victimes. Selon Habacuc, ses viandes sont de choix : il souhaite renverser Job, il d&#233;vore Judas et ensuite sollicite le pouvoir de &lt;i&gt;&#171; cribler les ap&#244;tres&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='D'apr&#232;s Lc 22, 31.' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; &#187;.&lt;/i&gt; Le Sauveur n'est pas venu apporter sur la terre la paix, mais le glaive. Lucifer qui se levait d&#232;s le matin est tomb&#233; ; celui qui avait &#233;t&#233; nourri dans le jardin de d&#233;lices&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='C'est-&#224;-dire Adam.' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; m&#233;rita d'entendre : &lt;i&gt;&#171; Si tu t'envolais aussi haut que l'aigle, j'irais t'en faire tomber &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Abd &lt;/i&gt;4), dit le Seigneur, car il avait dit dans son c&#339;ur : &lt;i&gt;&#171; Au-dessus des astres du ciel, je placerai mon tr&#244;ne, et je serai semblable au Tr&#232;s-Haut. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Is &lt;/i&gt;14, 13-14) Aussi Dieu adresse-t-il chaque jour ces paroles &#224; ceux qui descendent l'&#233;chelle du songe de Jacob : &lt;i&gt;&#171; J'ai dit : vous &#234;tes tous dieux et fils du Tr&#232;s-Haut. Cependant, vous mourrez comme des hommes et vous tomberez comme l'un des princes. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;81, 6-7) En effet, le diable est tomb&#233; le premier, et, lorsque Dieu se dresse dans l'assembl&#233;e des dieux et jugement publiquement les dieux, l'ap&#244;tre &#233;crit &#224; ceux qui cessent d'&#234;tre des dieux : &lt;i&gt;&#171; Quand il y a parmi vous des dissensions et des jalousies, n'&#234;tes-vous pas de simples hommes, ne marchez-vous pas selon l'homme&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb6' class='spip_note' rel='footnote' title='Selon le &#171; vieil homme &#187; que symbolise Adam p&#233;cheur, et non selon &#171; l'homme (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; ? &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Co &lt;/i&gt;3, 3)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;5.&lt;/strong&gt; Si Paul, l'Ap&#244;tre &#8212; vase de choix pr&#233;par&#233; en vue de l'&#233;vangile du Christ, &#224; cause des aiguillons de la chair et des pouss&#233;es du vice r&#233;prime son corps et le r&#233;duit en servitude, pour &#233;viter que lui qui pr&#234;che aux autres soit, pour sa part, r&#233;prouv&#233;&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb7' class='spip_note' rel='footnote' title='Allusion 1 Co 9, 27.' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, mais, malgr&#233; ses efforts, remarque en ses membres une autre loi qui r&#233;pugne &#224; la loi de son esprit et le subjugue sous la loi du p&#233;ch&#233; &#8212; si (dis-je), apr&#232;s avoir souffert nudit&#233;, je&#251;nes, faim, prison, fouets, supplices, lorsqu'il fait retour sur lui-m&#234;me, Paul en vient &#224; s'&#233;crier : &lt;i&gt;&#171; Malheureux homme que je suis, qui me lib&#233;rera de cette mort ? &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ro &lt;/i&gt;7, 24), toi tu crois devoir &#234;tre en s&#233;curit&#233; ? Attention, je te prie ; que jamais Dieu ne dise de toi : &lt;i&gt;&#171; la vierge d'Isra&#235;l est tomb&#233;e ; il n'y a personne pour la relever ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Am &lt;/i&gt;5, 2) Je vais m'exprimer avec audace : Dieu qui peut tout ne peut pas relever une vierge apr&#232;s sa ruine. Il peut bien la d&#233;livrer de la peine due &#224; son p&#233;ch&#233;, il ne peut pas la couronner, puisqu'elle a &#233;t&#233; d&#233;flor&#233;e. Craignons que ne s'accomplisse aussi &#224; notre sujet cette proph&#233;tie : &lt;i&gt;&#171; m&#234;me les vierges vertueuses d&#233;failliront &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Am &lt;/i&gt;8, 13), car il y a aussi des vierges coupables : &lt;i&gt;&#171; Qui regarde&lt;/i&gt;, dit J&#233;sus, &lt;i&gt;une femme pour la convoiter, l'a d&#233;j&#224; viol&#233;e dans son c&#339;ur &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Mt &lt;/i&gt;5, 28) ; donc la virginit&#233; peut se perdre aussi par la simple pens&#233;e. Ce sont l&#224; des vierges coupables &#8212; vierges charnellement, non spirituellement &#8212; vierges folles qui, n'ayant pas d'huile, sont exclues par l'&#233;poux du banquet nuptial&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb8' class='spip_note' rel='footnote' title='Allusion &#224; la parabole c&#233;l&#232;bre de Mt 25, 1-12.' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;6.&lt;/strong&gt; Mais si ces vierges-l&#224; sont aussi des vierges &#8212; bien qu'&#224; cause de leurs autres fautes la virginit&#233; de leurs corps ne suffise pas &#224; les sauver &#8212;, qu'adviendra-t-il de celles qui ont prostitu&#233; les membres du Christ et chang&#233; le temple du Saint-Esprit en lupanar&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb9' class='spip_note' rel='footnote' title='Cette doctrine est tr&#232;s fr&#233;quemment expos&#233;e dans le Nouveau Testament, p. ex. (...)' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; ? Elles entendront aussit&#244;t : &lt;i&gt;&#171; Descends, assieds-toi par terre, vierge, fille de Babylone ; assieds-toi par terre ; point de tr&#244;ne pour la fille des Chald&#233;ens ! On ne t'appellera plus d&#233;sormais molle et d&#233;licate. Prends la meule, mouds la farine, &#233;carte ton voile, d&#233;nude tes jambes pour passer les torrents ; alors sera d&#233;voil&#233;e ton ignominie et appara&#238;tra ton opprobre&#8230; &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Is &lt;/i&gt;47, 1-3), et cela apr&#232;s avoir partag&#233; les noces du Fils de Dieu, apr&#232;s les baisers du cousin&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb10' class='spip_note' rel='footnote' title='Cousin a ici le sens d'amant.' id='nh10'&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; et de l'&#233;poux ! C'est pourtant celle dont jadis l'oracle proph&#233;tique chantait : &lt;i&gt;&#171; La reine est assise &#224; ta droite dans une robe dor&#233;e, entour&#233;e de broderies. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;44, 10) Elle sera d&#233;nud&#233;e et l'on verra ses parties honteuses ; elle s'assi&#233;ra pr&#232;s des eaux du d&#233;sert et, dans une posture ind&#233;cente, elle s'abandonnera &#224; tous les passants, qui la souilleront des pieds jusqu'au chef&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb11' class='spip_note' rel='footnote' title='Cette comparaison r&#233;aliste n'est pas de l'invention de saint J&#233;r&#244;me ; elle se (...)' id='nh11'&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;.&lt;br /&gt;
Il e&#251;t mieux valu subir le mariage avec un homme, cheminer dans la plaine, plut&#244;t que d'aspirer aux sommets et de choir au fond du gouffre ! Je t'en prie, qu'elle ne devienne pas une cit&#233; courtisane, la fid&#232;le Sion ; qu'apr&#232;s qu'elle aura &#233;t&#233; l'asile de la Trinit&#233;, les d&#233;mons n'y dansent pas ni les sir&#232;nes, que les h&#233;rissons n'y fassent pas leur nid ! Que sa guimpe pectorale ne se d&#233;lace pas, mais d&#232;s que l'instinct chatouille les sens, d&#232;s que le doux incendie de la volupt&#233; nous p&#233;n&#232;tre de son agr&#233;able chaleur, &#233;crions-nous aussit&#244;t : &lt;i&gt;&#171; Le Seigneur est mon auxiliaire, je ne craindrai pas ce que peut me faire la chair ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;97, 6) Que si l'homme int&#233;rieur se met &#224; vaciller un peu entre le vice et la vertu, tu diras &lt;i&gt; : &#171; Pourquoi es-tu triste, &#244; mon &#226;me, et pourquoi me troubles-tu ? Esp&#232;re dans le Seigneur ! Oui, je le glorifierai, car il est le sauveur de ma face ; il est mon Dieu. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;41, 6-7) Je ne voudrais pas que tu laisses la mauvaise pens&#233;e progresser ; que rien ne germe en toi de Babylonien, c'est-&#224;-dire de trouble ; pendant que l'ennemi est encore petit, tue-le ! Que la malice soit &#233;cras&#233;e dans le germe m&#234;me. &#201;coute parler le psalmiste : &lt;i&gt;&#171; Fille de Babylone, mis&#233;rable, heureux qui t'infligera le ch&#226;timent que tu m&#233;rites ; heureux qui saisira tes petits pour les &#233;craser contre le rocher ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;136, 8-9) Il est impossible que les sens de l'homme ne soient pas envahis de cette chaleur des moelles&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb12' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. &#201;n&#233;ide 8, 389.' id='nh12'&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; que chacun conna&#238;t. Mais celui-l&#224; est digne de louanges, celui-l&#224; est appel&#233; bienheureux qui, &#224; peine n&#233;es les mauvaises pens&#233;es, les tue et les &#233;crase contre le rocher ; or, ce rocher, c'est le Christ.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;7. &lt;/strong&gt;Oh ! Combien de fois, moi, qui &#233;tais install&#233; dans le d&#233;sert, dans cette vaste solitude torr&#233;fi&#233;e d'un soleil ardent&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb13' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Salluste, Jugurtha 19, 6.' id='nh13'&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, affreux habitat offert aux moines, je me suis cru m&#234;l&#233; aux plaisirs de Rome ! J'&#233;tais assis, solitaire, car l'amertume m'avait envahi tout entier. Mes membres d&#233;form&#233;s se h&#233;rissaient d'un sac. Malpropre, ma peau rappelait l'aspect minable de l'&#233;piderme d'un n&#232;gre. Chaque jour pleurer, chaque jour g&#233;mir ! Toutes les fois que, malgr&#233; mes r&#233;sistances, le sommeil m'accablait soudain, mes os, presque d&#233;sarticul&#233;s, se brisaient sur le sol nu. De la nourriture et de la boisson, je ne dis rien : les malades eux-m&#234;mes n'usent que d'eau froide ; accepter un plat chaud, c'est un exc&#232;s. Or, donc, moi, oui, moi-m&#234;me, qui, par crainte de la g&#233;henne, m'&#233;tais personnellement inflig&#233; une si dure prison, sans autre soci&#233;t&#233; que les scorpions et les b&#234;tes sauvages, souvent je croyais assister aux danses des jeunes filles. Les je&#251;nes avaient p&#226;li mon visage, mais les d&#233;sirs enflammaient mon esprit, le corps restant glac&#233; ; devant ce pauvre homme, d&#233;j&#224; moins chair vivante que cadavre, seuls bouillonnaient les incendies des volupt&#233;s !&lt;br /&gt;
Priv&#233; de toute aide, je gisais donc aux pieds de J&#233;sus, je les arrosais de mes larmes, je les essuyais de mes cheveux ; ma chair rebelle, je la domptais par une abstinence de plusieurs semaines. Je ne rougis pas de mon infortune ; bien plut&#244;t, je d&#233;plore de n'&#234;tre plus ce que j'&#233;tais alors&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb14' class='spip_note' rel='footnote' title='C'est-&#224;-dire : de n'&#234;tre plus aussi fervent qu'au d&#233;but de ma profession (...)' id='nh14'&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;. Il m'en souvient : fr&#233;quemment, mes cris joignaient le jour &#224; la nuit, et je ne cessais de me frapper la poitrine que quand les menaces du Ma&#238;tre avaient ramen&#233; le calme&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb15' class='spip_note' rel='footnote' title='Allusion au miracle de la temp&#234;te apais&#233;e, Lc 8, 24. Les &#171; menaces &#187; du Ma&#238;tre (...)' id='nh15'&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;. Ma cellule elle-m&#234;me, j'en venais &#224; la redouter, comme si elle &#233;tait complice de mes pens&#233;es impures. Irrit&#233; contre moi, dur &#224; moi-m&#234;me, j'allais seul plus avant dans le d&#233;sert. Une vall&#233;e profonde, une &#226;pre montagne, des rochers abrupts &#233;taient-ils en vue, j'y installais ma pri&#232;re et l'ergastule de ma mis&#233;rable chair. Le Seigneur m&#234;me m'en est t&#233;moin : apr&#232;s avoir beaucoup pleur&#233; et fix&#233; mes regards au ciel, il me semblait parfois &#234;tre m&#234;l&#233; aux cohortes des anges ; alors, plein de joie et d'all&#233;gresse, je chantais : &lt;i&gt;&#171; Apr&#232;s toi nous courons, &#224; l'odeur de tes parfums ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;1, 3)&lt;i&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;8.&lt;/strong&gt; Si telles sont les &#233;preuves que supportent ceux-l&#224; m&#234;me dont le corps est tout d&#233;charn&#233; et n'ont donc &#224; soutenir que l'assaut des pens&#233;es, que peut bien &#233;prouver une jeune fille qui vit dans les d&#233;lices ? Voici son cas, d'apr&#232;s l'Ap&#244;tre : &lt;i&gt;&#171; Vivante, elle est morte ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Tim &lt;/i&gt;5, 6) Si je suis &#224; m&#234;me de donner un conseil, si l'on fait cr&#233;dit &#224; mon exp&#233;rience, voici mon premier avis, ou plut&#244;t ma supplication : que l'&#233;pouse du Christ fuie le vin comme du poison ! Telle est, contre la jeunesse, la premi&#232;re arme des d&#233;mons. Moindre est le choc de l'avarice, l'enflure de l'orgueil, le charme de l'ambition. Nous nous passons plus ais&#233;ment d'autres vices ; dans le cas pr&#233;sent, l'adversaire est enferm&#233; &#224; l'int&#233;rieur de la place ; o&#249; que nous allions, nous portons avec nous notre ennemi. Vin et jeunesse : double fournaise de volupt&#233;. Pourquoi jeter de l'huile sur le feu ? Pourquoi &#224; ce jeune corps ardent fournir l'aliment de ses flammes ? Paul &#224; Timoth&#233;e : &lt;i&gt;&#171; Ne bois plus d&#233;sormais d'eau pure, mais use d'un peu de vin &#224; cause de ton estomac et de tes indispositions r&#233;p&#233;t&#233;es. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Tim &lt;/i&gt;5, 23) Vois de quels motifs d&#233;pend la permission de boire du vin : c'est &#224; peine si la justifient les maux d'estomac et les indispositions r&#233;p&#233;t&#233;es, et, pour nous emp&#234;cher de nous dorloter &#224; l'occasion des maladies, il ordonne de n'en prendre qu'un peu. C'est un conseil de m&#233;decin plut&#244;t que d'ap&#244;tre &#8212; bien que l'ap&#244;tre soit aussi un m&#233;decin spirituel &#8212;, dans la crainte que Timoth&#233;e, vaincu par la faiblesse physique, ne puisse pas continuer ses tourn&#233;es de pr&#233;dication &#233;vang&#233;lique&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb16' class='spip_note' rel='footnote' title='Timoth&#233;e fut l'un des compagnons habituels de saint Paul dans ses missions. (...)' id='nh16'&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;. Sinon, il se serait souvenu d'avoir dit : &lt;i&gt;&#171; Le vin, en qui r&#233;side la luxure &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;&#201;ph &lt;/i&gt;5, 18), et &lt;i&gt; : &#171; Il vaut mieux pour l'homme de ne pas boire de vin, de ne pas manger de viande ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ex &lt;/i&gt;32, 6)
&lt;br /&gt;No&#233; a bu du vin et s'est enivr&#233;, le monde &#233;tant encore fruste&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb17' class='spip_note' rel='footnote' title='C'est-&#224;-dire : peu civilis&#233;, inexp&#233;riment&#233;.' id='nh17'&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; ; car il avait &#233;t&#233; le premier &#224; planter la vigne et peut-&#234;tre ignorait-il que le vin enivr&#226;t. Et, pour que tu comprennes compl&#232;tement le myst&#232;re de l'&#201;criture &#8212; car la parole de Dieu est une perle qu'on peut percer de part en part &#8212;, apr&#232;s l'&#233;bri&#233;t&#233; survint la nudit&#233; des cuisses : volupt&#233; jointe &#224; l'exc&#232;s de bouche. D'abord le ventre, et aussit&#244;t le reste : &lt;i&gt;&#171; Le peuple mangea et but, puis ils se lev&#232;rent pour se livrer &#224; la d&#233;bauche. &#187;&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;Loth, l'ami de Dieu, sauv&#233; dans la montagne&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb18' class='spip_note' rel='footnote' title='O&#249; il s'&#233;tait &#233;tabli pour fuir le cataclysme de Sodome, Gn 19, 30-38. Les (...)' id='nh18'&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; et trouv&#233; seul juste parmi des milliers de gens, est enivr&#233; par ses filles ; elles pensaient, il est vrai, que la race humaine avait p&#233;ri, et, ce faisant, elles recherchaient plut&#244;t les enfants que la volupt&#233;. Cependant, elles savaient bien que cet homme juste ne l'aurait pas fait, s'il n'e&#251;t &#233;t&#233; ivre. Ensuite, il ne savait plus ce qu'il faisait. (Ainsi la volont&#233; ne saurait &#234;tre incrimin&#233;e, et il y a plut&#244;t erreur que faute.) Pourtant, de ce commerce naissent Moabites et Ammonites, ennemis d'Isra&#235;l, qui, jusqu'&#224; la quatorzi&#232;me g&#233;n&#233;ration, c'est-&#224;-dire &#224; jamais, ne peuvent entrer dans l'&#233;glise de Dieu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;9.&lt;/strong&gt; &#201;lie, fuyant J&#233;zabel, se couche, fatigu&#233;, sous un ch&#234;ne ; un ange vient &#224; lui, l'&#233;veille &lt;i&gt;&#171; et lui dit : 'Debout ! mange !' Il regarda, et il y avait pr&#232;s de sa t&#234;te un pain d'&#233;peautre&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb19' class='spip_note' rel='footnote' title='C&#233;r&#233;ale apparent&#233;e au bl&#233;, mais de qualit&#233; inf&#233;rieure.' id='nh19'&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; et un vase d'eau.&lt;/i&gt; &#187; (&lt;i&gt;1 R &lt;/i&gt;19, 5-6) En v&#233;rit&#233;, Dieu n'aurait-il pas pu lui envoyer du vin pur aromatis&#233;, des plats cuits &#224; l'huile et de la face de viande pil&#233;e ? &#201;lis&#233;e invite &#224; d&#233;jeuner les fils des proph&#232;tes ; c'est pendant qu'il les nourrissait de l&#233;gumes sauvages qu'il entend les convives s'&#233;crier de concert : &lt;i&gt;&#171; La mort est dans la marmite, homme de Dieu ! &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;2 R &lt;/i&gt;4, 40) &lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt; Sans s'indigner contre les cuisiniers &#8212; car il n'avait pas l'habitude d'une table soign&#233;e &#8212;, il y jeta de la farine pour en adoucir l'amertume, par la m&#234;me vertu spirituelle dont Mo&#239;se usa pour changer Merra&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb20' class='spip_note' rel='footnote' title='Le point d'eau appel&#233; Mara, dont Mo&#239;se adoucit miraculeusement les eaux (...)' id='nh20'&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; en eau douce. Une autre fois, quand il eut amen&#233;, &#224; leur insu, &#224; Samarie les soldats venus pour se saisir de lui, apr&#232;s avoir aveugl&#233; tout ensemble leurs yeux et leur esprit, quels mets commanda-t-il pour leur r&#233;fection ? &#201;coute : &lt;i&gt;&#171; Place devant eux du pain et de l'eau ! Qu'ils mangent et boivent ; puis qu'on les renvoie &#224; leur ma&#238;tre ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;2 R &lt;/i&gt;6, 22) &#192; Daniel aussi, on aurait pu dresser une table opulente avec les mets royaux ; mais c'est le repas des moissonneurs que lui porte Habacuc ; il &#233;tait, je pense, fort rustique&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb21' class='spip_note' rel='footnote' title='D'apr&#232;s Dn 14, 32. Daniel, d&#233;j&#224; dans la fosse aux liions, est nourri par (...)' id='nh21'&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; ! Et on l'a appel&#233; 'l'homme de d&#233;sirs'&lt;i&gt;,&lt;/i&gt; parce qu'il n'a ni mang&#233; le pain du d&#233;sir, ni bu le vin de la concupiscence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;10.&lt;/strong&gt; Innombrables sont les textes parsem&#233;s dans les divines &#201;critures, qui condamnent la gourmandise et mettent en lumi&#232;re la simplicit&#233; dans la nourriture ; mais mon but pr&#233;sent n'est pas de disserter du je&#251;ne. Un trait&#233; complet exigerait un titre et un volume &#224; part. Contentons-nous de ces quelques consid&#233;rations entre mille. Tu pourras du reste te composer un recueil personnel d'apr&#232;s les &#233;chantillons que voici : comment, du paradis, le premier homme lui-m&#234;me, pour avoir ob&#233;i &#224; son ventre plut&#244;t qu'&#224; Dieu, fut expuls&#233; vers cette vall&#233;e de larmes ; c'est par la faim que Satan, au d&#233;sert, a tent&#233; le Seigneur lui-m&#234;me ; l'Ap&#244;tre s'&#233;crire : &lt;i&gt;&#171; La nourriture est pour le ventre, et le ventre pour la nourriture, mais Dieu d&#233;truira l'un et l'autre &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Co &lt;/i&gt;6, 13), et au sujet des luxurieux : &lt;i&gt;&#171; Leur dieu, c'est le ventre &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Phi &lt;/i&gt;3, 19) ; chacun, en effet, adore ce qu'il aime. Il s'ensuit ce conseil pressant : ceux que la gloutonnerie a chass&#233;s du paradis, que la faim les y ram&#232;ne !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;11.&lt;/strong&gt; Que si tu veux r&#233;pondre qu'issue de noble race, toujours dans les d&#233;lices, toujours dans le duvet, tu ne peux ni te passer de vin ou de plats nourrissants, ni vivre tr&#232;s chichement d'apr&#232;s cette loi que je t'expose, je te r&#233;torquerai : &#171; Vis donc sous ta propre loi, toi qui ne peux vivre sous celle de Dieu ! &#187; Ce n'est pas que Dieu, cr&#233;ateur et ma&#238;tre de l'univers, trouve plaisir aux rugissements de nos intestins, au vide de l'estomac, &#224; la br&#251;lure des poumons. Mais c'est qu'autrement la puret&#233; ne saurait &#234;tre en s&#233;curit&#233;. Job, cher &#224; Dieu et d'apr&#232;s son propre t&#233;moignage, immacul&#233; et simple, &#233;coute de quoi il soup&#231;onne le diable : &lt;i&gt;&#171; Sa force est dans les reins et sa puissance dans le nombril. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Jb &lt;/i&gt;40, 11) C'est une mani&#232;re honn&#234;te de d&#233;signer par des euph&#233;mismes les parties g&#233;nitales de l'homme et de la femme. Exemples : on promet qu'un personnage sorti des reins de David s'asseoira sur son tr&#244;ne ; soixante-quinze &#226;mes entr&#232;rent en &#201;gypte, qui &#233;taient issues de la cuisse de Jacob ; le m&#234;me, apr&#232;s sa lutte avec Dieu&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb22' class='spip_note' rel='footnote' title='D'apr&#232;s Gn 32, 25.' id='nh22'&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, lorsque l'&#233;paisseur de sa hanche se fut dess&#233;ch&#233;es, cessa de procr&#233;er des enfants ; celui qui doit c&#233;l&#233;brer la f&#234;te de P&#226;ques a l'ordre de le faire les reins ceints et mortifi&#233;s ; Dieu dit &#224; Job : &lt;i&gt;&#171; Ceins tes reins comme un homme &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Jb &lt;/i&gt;38, 3) ; Jean est ceint d'une ceinture de peau ; les ap&#244;tres ont l'ordre de ceindre leurs reins et de tenir en leurs mains les flambeaux de l'&#201;vangile ; quant &#224; J&#233;rusalem, qui, couverte de sang, se trouve dans la plaine de l'erreur, il lui est dit, en &#201;z&#233;chiel : &lt;i&gt;&#171; Ton nombril n'a pas &#233;t&#233; r&#233;s&#233;qu&#233;. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;&#201;z &lt;/i&gt;16, 4) Oui, contre les hommes, toute la vertu du diable est dans leurs reins ; c'est dans leur nombril qu'est toute la force contre les femmes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;12.&lt;/strong&gt; Veux-tu savoir s'il en est bien ainsi ? Voici des exemples. Samson, plus fort que le lion, plus dur que le rocher, qui, seul et nu, avait poursuivi mille hommes arm&#233;s, mollit parmi les baisers de Dalila ; David, l'&#233;lu selon le c&#339;ur du Seigneur, avait souvent de sa sainte bouche chant&#233; le Christ &#224; venir ; mais, apr&#232;s que, se promenant sur le toit de sa maison, il eut &#233;t&#233; s&#233;duit par la nudit&#233; de Bethsab&#233;e, &#224; l'adult&#232;re il joignit l'homicide (&#224; ce propos, une br&#232;ve remarque : aucun regard n'est absolument s&#251;r, m&#234;me quand on est chez soi). Aussi s'adresse-t-il &#224; Dieu comme p&#233;nitent, en ces termes : &lt;i&gt;&#171; Contre toi seul j'ai p&#233;ch&#233;, et j'ai fait le mal devant toi &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;50, 6) ; (comme roi, en effet, il n'avait personne d'autre &#224; craindre). Salomon, par qui la Sagesse elle-m&#234;me s'est chang&#233;e, Salomon, qui &lt;i&gt;&#171; a trait&#233; &#187;&lt;/i&gt; de tout, &lt;i&gt;&#171; depuis le c&#232;dre du Liban jusqu'&#224; l'hysope qui sort de la muraille &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 R &lt;/i&gt;4, 33), s'est &#233;loign&#233; du Seigneur pour avoir trop aim&#233; les femmes. Que nul ne se rassure sur la consanguinit&#233; la plus proche : Amnon, son fr&#232;re, br&#251;la d'une flamme ill&#233;gitime pour Thamar, sa s&#339;ur !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;13.&lt;/strong&gt; On a regret de le dire : que de vierges tombent tous les jours, combien l'&#201;glise notre m&#232;re en perd-elle, &#233;chapp&#233;es de son giron ! Sur combien d'astres l'orgueilleux ennemi n'asseoit-il pas son tr&#244;ne ! Que de rochers il parvient &#224; miner, aux failles desquelles habitera le Serpent ! On peut en voir beaucoup, veuves avant que mari&#233;es, dont la mis&#233;rable conscience n'est prot&#233;g&#233;e que par le mensonge du v&#234;tement : &#224; moins que ne les trahisse le gonflement du sein ou le vagissement des enfants, elles marchent la t&#234;te haute et les pieds fr&#233;tillants. D'autres d&#233;gustent d'avance les commodit&#233;s de la st&#233;rilit&#233; ; elles tuent un &#234;tre humain avant qu'il ne soit procr&#233;&#233;. Plusieurs, quand elle s'aper&#231;oivent qu'elles ont con&#231;u dans le crime, songent aux poisons qui font avorter. Souvent elles en meurent aussi de m&#234;me coup. Alors, coupables d'un triple crime, elles sont tra&#238;n&#233;es aux enfers : suicid&#233;es, adult&#232;res du Christ, parricides d'un enfant non encore n&#233;.
&lt;br /&gt;Ce sont celles-l&#224; qui ont coutume de dire : &#171; tout est pur pour les purs ! &#187; (&lt;i&gt;Tit &lt;/i&gt;1, 1) ma conscience me suffit. C'est un c&#339;ur pur que d&#233;sire Dieu, pourquoi me priver de nourritures que Dieu a cr&#233;&#233;es pour qu'on en use ?' Si elles se mettent en frais de charme et de gaiet&#233;, elles se gorgent de vin pur, puis joignant &#224; l'&#233;bri&#233;t&#233; le sacril&#232;ge, elles s'exclament : 'Bien s&#251;r que non, je ne m'abstiendrai pas du sang du Christ&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb23' class='spip_note' rel='footnote' title='C'est-&#224;-dire : je ne me priverai pas pour cela de communier ; l'usage romain (...)' id='nh23'&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; !' Voient-elles une compagne s&#233;rieuse et un peu p&#226;lie, elles la traitent de malheureuse, de moinesse, de manich&#233;enne et le reste. Dans une telle m&#233;thode de vie, le je&#251;ne devient une h&#233;r&#233;sie ! Les m&#234;mes circulent dans la foule en se faisant remarquer. Par leurs furtives oeillades, elles entra&#238;nent derri&#232;re elles un troupeau de jeunes gens. &#192; elles s'adresse toujours l'anath&#232;me du proph&#232;te :&lt;i&gt; &#171; Tu t'es compos&#233; un visage de courtisane, tu es une impudique ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Jr &lt;/i&gt;3, 3) La pourpre n'appara&#238;t que sur ta robe, et en touche l&#233;g&#232;re ; mais, trop l&#226;che, leur bandeau de t&#234;te laisse retomber les cheveux ; le brodequin est assez grossier, mais sur leurs &#233;paules voltige l'&#233;charpe ; &#233;troites sont les manches et moul&#233;es aux bras, mais le rythme incertain des genoux rend langoureuse la d&#233;marche. Voil&#224;, estiment-elles, le tout de la virginit&#233;. Que ces p&#233;cores trouvent qui les louent ! Que leur profession de vierges leur soit une plus lucrative perdition ! C'est volontiers qu'&#224; de telles femmes nous renon&#231;ons &#224; plaire !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;14. &lt;/strong&gt;On a honte d'en parler, car c'est chose triste, h&#233;las ! mais v&#233;ritable. D'o&#249; s'est introduit dans les &#233;glises le fl&#233;au des &#171; agap&#232;tes &#187; ? N'est-ce pas, sans le mariage, un synonyme d'&#233;pouses ? Ou plut&#244;t : d'o&#249; vient cette nouvelle esp&#232;ce de concubines ? J'irai plus loin : d'o&#249; viennent ces courtisanes monogames ? Une seule maison, une seule chambre, souvent un seul lit les rassemble, et l'on nous qualifie de soup&#231;onneux si nous songeons &#224; certaines choses ? Un fr&#232;re quitte sa soeur vierge, une vierge d&#233;laisse son fr&#232;re qui garde le c&#233;libat ; l'un et l'autre, feignant de partager la m&#234;me profession religieuse, cherchent avec des &#233;trangers une consolation soi-disant spirituelle pour se procurer &#224; domicile le commerce charnel ! Ces gens-l&#224;, Dieu les r&#233;prouve dans les &lt;i&gt;Proverbes de Salomon&lt;/i&gt;, quand il dit : &lt;i&gt;&#171; Quelqu'un attache &#224; son sein un charbon allum&#233; et ses v&#234;tements ne seraient pas br&#251;l&#233;s ? Il marcherait sur des charbons ardents et ses pieds ne grilleraient pas ? &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;P&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;r&lt;/sup&gt; &lt;/i&gt;6, 27-28)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;15. &lt;/strong&gt; Maintenant que nous avons siffl&#233; et mis au ban de la soci&#233;t&#233; chr&#233;tienne ces jeunes filles qui veulent non pas &#234;tre des vierges, mais le para&#238;tre, tout mon discours ne s'adressera plus d&#233;sormais qu'&#224; toi. C'est toi qui, la premi&#232;re dans la ville de Rome, as, parmi les nobles, inaugur&#233; la classe des Vierges.Raison de plus pour faire davantage d'efforts, de peur qu'apr&#232;s t'&#234;tre priv&#233;e des biens pr&#233;sents, tu ne sois priv&#233;e aussi des biens &#224; venir. Les tracas du mariage et les incertitudes d'un m&#233;nage, un exemple domestique t'en a instruite. Ta soeur Bl&#233;silla, ton a&#238;n&#233;e par l'&#226;ge, mais ta cadette dans la profession religieuse, au bout de sept mois de mariage est devenue veuve. O condition humaine vou&#233;e au malheur et ignorante de l'avenir ! Elle a donc perdu et la couronne de la virginit&#233; et la volupt&#233; du mariage. Elle observe, bien entendu, le second degr&#233; de la chastet&#233;. Mais n'imagines-tu pas quelles croix elle supporte par moments, alors que chaque jour elle admire en sa soeur ce qu'elle a perdu, alors que, si difficile qu'il soit de se passer de la volupt&#233; jadis go&#251;t&#233;e, elle ne saurait attendre de sa continence qu'une r&#233;compense moindre ? Qu'elle soit pourtant confiante ! Qu'elle soit joyeuse ! Le fruit cent fois multipli&#233; ou celui qui l'est soixante fois seulement proviennent d'une m&#234;me semence : la chastet&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;16.&lt;/strong&gt; Ne va pas dans les r&#233;unions de matrones, ne visite pas les demeures des nobles ; je n'aimerais pas que tu fr&#233;quentes beaucoup un milieu que tu as m&#233;pris&#233; pour te faire Vierge. Ces braves dames ont coutume de se vanter de ce que leurs maris sont juges ou titulaires de quelque dignit&#233; ; l'affluence des visiteuses se bouscule chez la femme de l'empereur, pourquoi ferais-tu, toi, injure &#224; ton &#201;poux ? Pourquoi te pr&#233;cipiter chez la femme d'un homme, toi qui est l'&#233;pouse de Dieu ? Sur ce chapitre, apprends un saint orgueil, sache-toi meilleure qu'elles toutes. Je souhaiterais que tu n'&#233;vites pas seulement de rencontrer celles qui sont toutes gonfl&#233;es des honneurs de leur mari, qu'entourent des troupeaux d'eunuques ou qui sont v&#234;tues d'&#233;toffes tiss&#233;es d'or ou d'argent ; fuis &#233;galement celles qui ne sont veuves que par contrainte. Bien s&#251;r, elles n'avaient pas &#224; souhaiter la mort de leur mari, mais elles auraient d&#251; saisir avec joie l'occasion qui leur &#233;tait offerte d'observer la continence. Au contraire, si leur v&#234;tement a chang&#233;, leur faste d'autrefois n'a pas chang&#233;. Un bataillon d'eunuques pr&#233;c&#232;de leur liti&#232;re profonde, leurs joues sont carmin&#233;es, leur peau est tendue par l'appr&#234;t ; on dirait non pas qu'elles ont perdu leur mari, mais qu'elles en cherchent un. Leur maison est pleine d'adulateurs, pleine de convives. Des clercs m&#234;mes, &#224; qui devrait revenir le r&#244;le d'un magist&#232;re redout&#233;, viennent, baisent le front de leurs patronnes. Ils &#233;tendent la main pour b&#233;nir, croirait-on, si l'on ne savait pas que c'est pour recevoir le salaire de leur visite. Cependant, ces femmes, qui s'aper&#231;oivent que les pr&#234;tres ont besoin de leur aide, en sont bouffies d'orgueil. Et parce qu'&#224; la domination d'un mari qu'elles ont nagu&#232;re exp&#233;riment&#233;e, elles pr&#233;f&#232;rent la libert&#233; du veuvage, on les appelle &#171; chastes &#187; et &#171; nonnes &#187; ; or, au sortir d'un repas copieux, elles voient en r&#234;ve, leurs ap&#244;tres !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;17.&lt;/strong&gt; Tes compagnes, ce seront celles que tu vois amaigries par le je&#251;ne et le visage p&#226;le ; celle que leur &#226;ge et leur vie a &#233;prouv&#233;es, celles qui, chaque jour, chantent dans leur c&#339;ur : &lt;i&gt;&#171; O&#249; conduis-tu ton troupeau ? ou reposes-tu &#224; midi ? &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;1, 6) et qui disent amoureusement : &lt;i&gt;&#171; Je d&#233;sire mourir pour &#234;tre avec le Christ. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Phil &lt;/i&gt;1, 23) Sois soumise &#224; tes parents, imite ton &#233;poux&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb24' class='spip_note' rel='footnote' title='Comme J&#233;sus &#224; Nazareth (voir Lc 2, 59).' id='nh24'&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;. Sors rarement en public. Les martyrs, va les chercher dans ta chambre&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb25' class='spip_note' rel='footnote' title='Au lieu d'aller visiter les diverses catacombes o&#249; ils sont v&#233;n&#233;r&#233;s. Cette (...)' id='nh25'&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;. tu ne manquerais jamais de pr&#233;texte pour sortir, si tu devais sortir chaque fois que c'est n&#233;cessaire. Nourriture mod&#233;r&#233;e, estomac jamais rempli. Plusieurs s'abstiennent de vin, qui s'enivrent d'une nourriture trop copieuse. Quand tu te l&#232;ves la nuit pour prier, que ce ne soit pas l'indigestion qui te fasse rote, mais l'inanition.
&lt;br /&gt;Lis assez souvent et &#233;tudie le plus possible. Que le sommeil te surprenne un livre &#224; la main ; qu'en tombant, ton visage rencontre l'accueil d'une page sainte. Je&#251;ne quotidien, repas qui &#233;vitera la pl&#233;nitude. Inutile d'avoir l'estomac vide, apr&#232;s une abstinence de deux ou trois jours, s'il est d'un seul coup surcharg&#233;, si la sati&#233;t&#233; compense le je&#251;ne. Aussit&#244;t l'esprit serait engourdi par cette pl&#233;nitude ; une terre trop arros&#233;e voit germer les &#233;pines des passions. Tu sentiras parfois &#171; l'homme ext&#233;rieur &#187; soupirer apr&#232;s le parfum de l'adolescence en fleur ; apr&#232;s le repas, dans le calme du lit, le doux cort&#232;ge des d&#233;sirs cherchera peut-&#234;tre &#224; t'&#233;mouvoir : saisis le bouclier de la foi o&#249; s'&#233;teindront les fl&#232;ches enflamm&#233;es du diable : &lt;i&gt;&#171; Tous sont adult&#232;res, leur c&#339;ur est comme une fournaise. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Os &lt;/i&gt;7, 4) Pour toi, cheminant en compagnie du Christ et attentive &#224; ses paroles, dis : &lt;i&gt;&#171; Notre c&#339;ur n'&#233;tait-il pas ardent sur la route, tandis que J&#233;sus nous expliquait les &#201;critures ? &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Lc &lt;/i&gt;24, 32) Et encore : &lt;i&gt;&#171; Ta conversation est enflamm&#233;e, et ton serviteur s'y compla&#238;t. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;118, 140) Il est difficile &#224; l'&#226;me humaine de ne pas aimer, et il faut bien que notre esprit soit attir&#233; par certaines affections. L'amour charnel est vaincu par l'amour spirituel ; un d&#233;sir est &#233;teint par l'autre d&#233;sir ; si l'un diminue, l'autre s'accro&#238;t d'autant. Bien plut&#244;t, r&#233;p&#232;te sans cesse : &lt;i&gt;&#171; Sur mon lit, pendant la nuit, j'ai cherch&#233; celui qu'a aim&#233; mon &#226;me ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;3, 1) &lt;i&gt;&#171; Mortifiez, dit l'Ap&#244;tre, vos membres sur la terre. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Col &lt;/i&gt;3, 5) Aussi ajoutait-il lui-m&#234;me avec confiance : &lt;i&gt;&#171; Je vis, mais ce n'est plus moi qui vis ; celui qui vit en moi, c'est le Christ. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ga &lt;/i&gt;2, 20) Un homme qui avait mortifi&#233; ses membres et dont la conduite &#233;tait symbolique n'a pas craint de dire : &lt;i&gt;&#171; Je suis devenu comme une outre gel&#233;e &lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;118, 83) &lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;, car toutes les humeurs de mon corps ont &#233;t&#233; comme dess&#233;ch&#233;es par la cuisson. Et encore : &lt;i&gt;&#171; A force de je&#251;ner, mes genoux ont perdu leur fermet&#233;. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;108, 24) Ou bien : &lt;i&gt;&#171; J'ai n&#233;glig&#233; de manger mon pain ; ma voix a tant g&#233;mi que mes os collent &#224; ma chair ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;101, 5-6)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;18. &lt;/strong&gt;Sois la cigale des nuits&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb26' class='spip_note' rel='footnote' title='La cigale est un insecte tr&#232;s r&#233;pandu dans les pays chauds. Le m&#226;le &#233;met de (...)' id='nh26'&gt;26&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; ! Chaque nuit lave ton lit de tes pleurs ; que tes larmes arrosent ta couche&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb27' class='spip_note' rel='footnote' title='D'apr&#232;s Ps 6, 7.' id='nh27'&gt;27&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; ! Veille et sois comme le passereau au d&#233;sert&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb28' class='spip_note' rel='footnote' title='D'apr&#232;s Ps 101, 8.' id='nh28'&gt;28&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;. Chante par l'Esprit, chante aussi par l'entendement : &lt;i&gt;&#171; B&#233;nis, &#244; mon &#226;me, le Seigneur, et n'oublie pas tous ses bienfaits ; il pardonne toutes tes iniquit&#233;s, il gu&#233;rit toutes tes infirmit&#233;s, il rach&#232;te ta vie de la corruption. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;102, 2-4) Qui de nous peut dire de tout c&#339;ur : &lt;i&gt;&#171; J'ai mang&#233; de la cendre comme du pain, je m&#234;lais mon breuvage de mes larmes ? &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;101, 10) Ne faut-il pas pleurer, ne faut-il pas g&#233;mir quand de nouveau le serpent m'invite &#224; une nourriture illicite ? quand, apr&#232;s m'avoir chass&#233; du paradis de la virginit&#233; il pr&#233;tend me v&#234;tir de ces tuniques de poil de b&#234;tes qu'&#201;lie, pendant son retour au paradis, jeta sur la terre ? Quoi de commun entre moi et la volupt&#233;, qui p&#233;rit si vite ? Qu'ai-je &#224; faire avec ce chant des sir&#232;nes, charmant mais mortel ? Je ne veux pas &#234;tre soumis &#224; cette sentence de condamnation qui fut port&#233;e contre l'humanit&#233; : &lt;i&gt;&#171; C'est dans les souffrances et les angoisses que tu enfanteras, &#244; femme (cette loi n'est pas mienne), et tu te tourneras vers l'homme. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Gn &lt;/i&gt;3, 16) Qu'elle se tourne vers un mari, celle qui a &#233;pous&#233; le Christ, mais &#224; la fin &lt;i&gt;&#171; tu mourras de mort &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Gn &lt;/i&gt;2, 17) terminera ce mariage : ma r&#232;gle de vie ne consid&#232;re pas le sexe. Que le mariage ait son opportunit&#233; et sa dignit&#233;, j'y consens ; pour moi, la virginit&#233; est consacr&#233;e, dans la personne de Marie et dans celle du Christ !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;19. &lt;/strong&gt;Mais, dira-t-on, 'tu oses d&#233;nigrer le mariage, qui a &#233;t&#233; b&#233;ni par le Seigneur' ? Ce n'est pas d&#233;nigrer le mariage que de lui pr&#233;f&#233;rer la virginit&#233; ; nul ne saurait comparer un mal avec un bien. Que les femmes mari&#233;es soient fi&#232;res de prendre rang aussit&#244;t apr&#232;s les vierges. &lt;i&gt;&#171; Croissez, a dit Dieu, multipliez-vous, remplissez la terre ! &#187;&lt;/i&gt; Qu'il croisse et se multiplie, celui qui doit remplir la terre : ton arm&#233;e &#224; toi est aux cieux. &lt;i&gt;&#171; Croissez et multipliez-vous &#187;&lt;/i&gt; ; par le mariage trouve son accomplissement la loi port&#233;e apr&#232;s l'expulsion du Paradis, apr&#232;s la nudit&#233; et les feuilles de figuier qui pr&#233;lud&#232;rent &#224; la lascivit&#233; des noces. Qu'il &#233;pouse et soit &#233;pous&#233; celui qui mange son pain &#224; la sueur de son visage, pour qui la terre engendre ronces et buissons et dont l'herbe est &#233;touff&#233;e par les &#233;pines. Ma graine &#224; moi porte fruit au centuple ; telle est sa f&#233;condit&#233;. &lt;i&gt;&#171; Tous ne comprennent pas la parole de Dieu, mais ceux &#224; qui en est donn&#233;e la gr&#226;ce. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Mt &lt;/i&gt;19, 11) Cet autre, c'est la contrainte qui le fera eunuque, moi c'est ma volont&#233;. &lt;i&gt;&#171; Il y a un temps pour embrasser et un temps pour que les mains s'abstiennent d'embrasser, un temps pour lancer les pierres, un temps pour les ramasser. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Eccl &lt;/i&gt;3, 5) Apr&#232;s que, tir&#233;s de la duret&#233; des gentils, ont &#233;t&#233; engendr&#233;s des fils d'Abraham, on a commenc&#233; &#224; voir rouler des pierres saintes sur cette terre ; en effet, ils traversent les tourbillons de ce monde et roulent dans le char de Dieu de toute la vitesse de ses roues. Qu'ils se cousent des tuniques, ceux qui ont perdu cette tunique sans couture qui venait d'en-haut, ceux qui trouvent du charme au vagissement des enfants : &#224; peine ceux-ci ont-ils vu le jour qu'ils pleurent comme pour d&#233;plorer d'&#234;tre n&#233;s ! &#200;ve au Paradis &#233;tait vierge : apr&#232;s les tuniques de peau commen&#231;a le mariage. Ton pays, c'est le Paradis. Garde-toi telle que tu es n&#233;e et dit &lt;i&gt;&#171; retourne, &#244; mon &#226;me, &#224; ton repos &#187;.&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;114, 7) Sache que la virginit&#233;, c'est l'&#233;tat de nature, le mariage n'est venu qu'apr&#232;s le p&#233;ch&#233; ; &#224; la naissance, elle est vierge, cette chair qui proc&#232;de du mariage ; elle recouvre dans son fruit ce qu'elle avait perdu dans sa racine. &lt;i&gt;&#171; Une branche sortira de la racine de Jess&#233; et une fleur montera de cette racine. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Is &lt;/i&gt;11, 1) La branche, c'est la M&#232;re du Seigneur, simple, pure ; aucun germe venu du dehors n'adh&#233;ra &#224; son corps intact ; &#224; l'image de Dieu&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb29' class='spip_note' rel='footnote' title='C'est-&#224;-dire qu'elle fut f&#233;cond&#233;e sans le concours d'un homme, de m&#234;me que Dieu (...)' id='nh29'&gt;29&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, unique fut sa f&#233;condit&#233;. La fleur de cette branche, c'est le Christ qui dit : &lt;i&gt;&#171; Je suis la fleur des champs et le lis des vall&#233;es. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;2, 1) En un autre endroit, on le compare &#224; une pierre qui se d&#233;tache de la montagne sans qu'on y ait mis les mains ; c'est une proph&#233;tie qui signifie que vierge il na&#238;tra d'une vierge. Les mains, en effet, signifient parfois l'&#339;uvre de chair, comme dans ce passage : &lt;i&gt;&#171; Sa main gauche est sous ma t&#234;te et sa droite m'&#233;treindra. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;2, 6) &#192; la d&#233;termination de ce sens concourent les remarques suivantes : les animaux que No&#233; introduit par paires dans l'arche sont impurs (le nombre impair est pur) ; Mo&#239;se et Josu&#233;, fils de Nav&#233;, re&#231;oivent l'ordre de fouler pieds nus la terre sainte ; les disciples sont d&#233;p&#234;ch&#233;s pour pr&#234;cher l'&#201;vangile sans surcharge de chaussures ou de tuniques de cuir ; les soldats, apr&#232;s s'&#234;tre partag&#233; au sort les v&#234;tements de J&#233;sus, n'ont pas eu de souliers &#224; emporter, car le Seigneur ne poss&#233;dait pas ce qu'il avait interdit &#224; ses serviteurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;20.&lt;/strong&gt; Je loue les noces, je loue le mariage, mais parce qu'ils m'engendrent des vierges. Des &#233;pines je cueille les roses, de la terre son or, de la coquille sa perle. Celui qui laboure, labourera-t-il otut le jour ? Ne jouira-t-il pas aussi du fruit de son travail ? Le mariage est plus honor&#233; quand l'&#234;tre qui en na&#238;t est plus aim&#233;. M&#232;re, pourquoi en voudrais-tu &#224; ta fille ? Nourrie de ton lait, sortie de tes entrailles, elle a grandi dans ton sein, c'est toi qui l'as gard&#233;e avec une pieuse sollicitude. Et tu t'irrites parce qu'elle veut &#234;tre l'&#233;pouse non d'un soldat, mais du roi m&#234;me ? Elle t'a apport&#233; un grand avantage : tu es devenue la belle-m&#232;re de Dieu&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb30' class='spip_note' rel='footnote' title='Cette expression a &#233;t&#233; fort critiqu&#233;e par Rufin. Toxotius, fr&#232;re d'Eustochie, (...)' id='nh30'&gt;30&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; !
&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&#171; &#192; propos des vierges,&lt;/i&gt; dit l'Ap&#244;tre, &lt;i&gt;je n'ai pas de commandement du Seigneur. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Co &lt;/i&gt;7, 25) Pourquoi ? Parce que, si lui-m&#234;me a &#233;t&#233; vierge, ce n'est pas par ordre, mais par libre choix. Ne pr&#234;tons pas l'oreille &#224; ceux qui pr&#233;tendent qu'il avait pris femme, puisque, lorsqu'il disserte de la continence et conseille la chastet&#233; perp&#233;tuelle, il all&#232;gue son propre cas : &lt;i&gt;&#171; Je voudrais que tous fussent comme moi-m&#234;me &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Co &lt;/i&gt;7, 7), et plus bas : &lt;i&gt;&#171; Je dis aux c&#233;libataires et aux veufs : il est meilleur de rester ainsi, comme moi-m&#234;me &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Co &lt;/i&gt;7, 8), et dans un autre endroit : &lt;i&gt;&#171; N'avons-nous pas la facult&#233; de promener avec nous des &#233;pouses comme les autres ap&#244;tres ? &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Co &lt;/i&gt;9, 5) Pourquoi n'a-t-il pas de commandement du Seigneur au sujet de la virginit&#233; ? Parce que l'offrande a plus de prix si elle est faite sans contrainte ; parce que, si la virginit&#233; e&#251;t &#233;t&#233; command&#233;e, le mariage e&#251;t sembl&#233; &#233;limin&#233;. Or, c'e&#251;t &#233;t&#233; une contrainte tr&#232;s dure et contre nature que d'imposer par violence aux hommes la vie des anges, et de condamner en quelque sorte le plan m&#234;me de la cr&#233;ation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;21. &lt;/strong&gt;Autre &#233;tait, dans l'ancienne Loi, la conception du bonheur. &lt;i&gt;&#171; Heureux qui poss&#232;de semence en Sion et famille en J&#233;rusalem &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Is &lt;/i&gt;31, 9) ; maudite &#233;tait la st&#233;rile qui n'enfantait pas ; &lt;i&gt;&#171; tes fils sont comme un surgeon d'olivier autour de la table &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;127, 3) ; promesse de richesses ; enfin : &lt;i&gt;&#171; Il n'y aura pas d'infirme dans tes tribus. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;104, 36) &#192; pr&#233;sent, il nous est dit : 'Ne t'imagine pas &#234;tre du bois sec ; tu as une demeure &#233;ternelle au ciel au lieu de fils et de filles.' &#192; pr&#233;sent les pauvres sont b&#233;nis, Lazare est pr&#233;f&#233;r&#233; au riche dans sa pourpre ; &#224; pr&#233;sent, qui est infirme est plus robuste. Jadis, l'univers &#233;tait vide et, pour ne rien dire des sens typiques, il n'y avait qu'une seule b&#233;n&#233;diction : les enfants. Aussi Abraham, quoique d&#233;j&#224; vieux, s'unit-il &#224; C&#233;tura ; Jacob se rach&#232;te pour des mandragores ; la belle Rachel, figure de l'&#201;glise, se plaint que sa matrice est ferm&#233;e. Mais, peu &#224; peu, la moisson grandissant, est envoy&#233; le moissonneur. &#201;lie est vierge, &#201;lis&#233;e est vierge ; sont vierges aussi beaucoup de fils des proph&#232;tes. Il est dit &#224; J&#233;r&#233;mie : &lt;i&gt;&#171; Mais toi, ne prends pas femme &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Jr &lt;/i&gt;16, 2) : sanctifi&#233; dans le sein de sa m&#232;re, et la captivit&#233; &#233;tant d'ailleurs proche, il lui est d&#233;fendu de prendre femme. En d'autres termes, l'Ap&#244;tre dit la m&#234;me chose : &lt;i&gt;&#171; Je pense donc que voici ce qui est bon, &#224; cause de l'imminence de la d&#233;tresse : il est bon &#224; l'homme d'&#234;tre ainsi. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Co &lt;/i&gt;7, 26) Quelle est cette d&#233;tresse qui annulera les joies du mariage ? &lt;i&gt;&#171; Le temps est abr&#233;g&#233;, il reste que ceux qui ont des &#233;pouses soient comme ceux qui n'en ont pas. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Co &lt;/i&gt;7, 29) Nabuchodonosor est tout pr&#232;s, &lt;i&gt;&#171; le lion s'est &#233;lanc&#233; de sa couche &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Jr &lt;/i&gt;4, 7), &#224; quoi bon me marier pour le service du plus orgueilleux des rois ? Pourquoi des enfants, que devra pleurer le proph&#232;te : &lt;i&gt;&#171; La langue du nourrisson s'attache &#224; sa gorge, tant il a soif ; les petits ont demand&#233; du pain et il n'y avait personne pour leur en rompre ? &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Lam &lt;/i&gt;4, 4) &lt;br /&gt;
Nous l'avons dit tout &#224; l'heure : ce privil&#232;ge de la continence ne se trouvait que parmi les hommes ; &#200;ve enfantait continuellement dans la douleur. Mais depuis qu'une vierge a con&#231;u dans son sein et nous a enfant&#233; un fils, &lt;i&gt;&#171; dont le principat est marqu&#233; sur l'&#233;paule &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Is &lt;/i&gt;9, 6)&lt;i&gt;,&lt;/i&gt; Dieu fort, p&#232;re du si&#232;cle &#224; venir, cette mal&#233;diction a &#233;t&#233; annul&#233;e. La mort vint par &#200;ve, la vie par Marie. Aussi le don de la virginit&#233; s'est-il plus lib&#233;ralement r&#233;pandu sur les femmes, parce qu'il a commenc&#233; par une femme. D&#232;s que le Fils de Dieu est venu sur la terre, il se constitua une nouvelle famille, en sorte que Celui que des anges adoraient au ciel e&#251;t aussi des anges sur la terre.
&lt;br /&gt;Alors, Judith la chaste coupa la t&#234;te d'Holopherne&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb31' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Judith 13, 14-21.' id='nh31'&gt;31&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; ; alors, Aman, dont le nom veut dire &lt;i&gt;&#171; iniquit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, fut br&#251;l&#233; par le feu qu'il avait allum&#233;&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb32' class='spip_note' rel='footnote' title='Il s'agit d'un feu m&#233;taphorique. En r&#233;alit&#233;, Assu&#233;rus condamna Aman &#224; la (...)' id='nh32'&gt;32&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; ; alors, Jacques et Jean, abandonnant p&#232;re, filets et barque, suivirent le Sauveur, abandonnant du m&#234;me coup l'amour de la famille, les liens du si&#232;cle et les soucis domestiques. Alors, on entendit pour la premi&#232;re fois : &lt;i&gt;&#171; Qui veut venir apr&#232;s moi, se renie soi-m&#234;me, porte sa croix et me suive &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Mt &lt;/i&gt;16, 24) ; or, nul soldat ne marche au combat avec son &#233;pouse ; au disciple qui veut assister aux fun&#233;railles de son p&#232;re, la permission est refus&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Les renards ont leurs tani&#232;res, les oiseaux du ciel leurs nids ; mais le Fils de l'Homme n'a pas o&#249; reposer sa t&#234;te &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Mt &lt;/i&gt;8, 20) &#8212; ceci pour que tu ne t'attristes pas si ta cellule est trop exigu&#235;. &lt;i&gt;&#171; Qui est sans &#233;pouse n'est soucieux que des affaires du Seigneur et de la mani&#232;re de plaire &#224; Dieu ; mais qui a une &#233;pouse est soucieux des affaires de ce monde et de la mani&#232;re de plaire &#224; son &#233;pouse. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Co &lt;/i&gt;7, 32-33) Divers sont les destins de la femme mari&#233;e et de la vierge ; celle qui n'est pas mari&#233;e pense aux choses du Seigneur : &#234;tre sainte de corps et d'esprit ; au contraire, celle qui est mari&#233;e pense aux choses du monde : comment plaire &#224; son mari&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb33' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. 1 Co 7, 34.' id='nh33'&gt;33&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;22.&lt;/strong&gt; Les graves incommodit&#233;s du mariage, les nombreux soucis dont il est entrav&#233;, je les ai d&#233;crits, me semble-t-il, sommairement dans le livre que je viens de faire para&#238;tre contre Helvidius sur la perp&#233;tuelle virginit&#233; de la bienheureuse Marie. Il serait trop long de me r&#233;p&#233;ter ici ; on pourra, si l'on veut, puiser &#224; cette modeste source&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb34' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Horace, Sat. I, 1, 56.' id='nh34'&gt;34&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;. Je dirai seulement ceci, pour &#233;viter l'apparence d'une omission totale : l'Ap&#244;tre nous ordonne de prier sans cesse, d'autre part celui qui accomplit le devoir conjugal ne peut pas prier pendant ce temps ; d&#232;s lors, ou nous prions toujours, mais nous restons vierges, ou nous cessons de prier pour ob&#233;ir aux lois du mariage. &lt;i&gt;&#171; Que si, dit-il, une vierge se marie, elle ne p&#232;che pas ; mais les gens mari&#233;s &#233;prouveront la tribulation de la chair. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Co &lt;/i&gt;7, 28) Dans la pr&#233;face de ce petit livre, j'ai pr&#233;venu le lecteur que je parlerais tr&#232;s peu ou m&#234;me pas du tout des souffrances du mariage ; je renouvelle ici cet avis. Mais si tu veux savoir de combien de tracas la vierge est lib&#233;r&#233;e, tandis que l'&#233;pouse y est astreinte, lis le livre de Tertullien &#224; un ami philosophe et ses autres trait&#233;s sur la virginit&#233;, ou encore le remarquable volume du bienheureux Cyprien, les compositions en vers et en prose du pape Damase sur ce sujet et les r&#233;cents opuscules de notre Ambroise&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb35' class='spip_note' rel='footnote' title='L'&#233;v&#234;que de Milan est ici qualifi&#233; de 'notre', soit parce qu'il a &#233;crit en latin (...)' id='nh35'&gt;35&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; d&#233;di&#233;s &#224; sa soeur. Il s'y &#233;panche en une langue magnifique ; cet &#233;loge de la virginit&#233; est parfait : invention, disposition, expression.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;23.&lt;/strong&gt; Pour nous, nous suivons une autre route. Il ne s'agit pas de louer la virginit&#233;, mais de l'observer. Il ne suffit pas de savoir ce qui est le bien, mais de garder plus soigneusement ce bien que nous avons d&#233;j&#224; choisi. Cela est affaire de jugement, et ceci d'effort ; cela est le partage d'un grand nombre, cedi de tr&#232;s peu. &lt;i&gt;&#171; Qui pers&#233;v&#233;rera&lt;/i&gt;, dit le Seigneur&lt;i&gt;, jusqu'&#224; la fin, celui-l&#224; sera sauv&#233; &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Mt &lt;/i&gt;10, 22), et encore : &lt;i&gt;&#171; beaucoup d'appel&#233;s, mais peu d'&#233;lus &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Mt &lt;/i&gt;20, 16). Je t'en supplie donc, devant Dieu, le Christ J&#233;sus et ses anges &#233;lus : ces vases du temple, que seuls les pr&#234;tres pouvaient regarder licitement, ne les produis pas facilement en public, que nul profane ne porte ses regards sur le sanctuaire de Dieu. Ozias toucha l'Arche ; il n'en avait pas le droit, aussi fut-il frapp&#233; de mort subite. Mais nul vase d'or et d'argent n'est aussi cher &#224; Dieu que le temps d'un corps virginal. Autrefois, ce n'&#233;tait qu'une ombre ; maintenant, c'est la r&#233;alit&#233;.Pour ta part, il est vrai, tu parles avec simplicit&#233;, et ta gentillesse ne sait pas regarder hautainement les inconnus eux-m&#234;mes ; mais des yeux impudiques ont une autre fa&#231;on de regarder ; ils ne savent pas consid&#233;rer la beaut&#233; de l'&#226;me, mais bien celle des corps. C'est le tr&#233;sor de Dieu qu'&#201;z&#233;chias montre aux Assyriens, mais chez les Assyriens cette vue excita la convoitise. Apr&#232;s des guerres r&#233;p&#233;t&#233;es et la ruine de la Jud&#233;e, ce qu'on captura, en premier lieu, ce furent les vases du Seigneur ; on les emporta &#224; l'&#233;tranger. Finalement, parmi les ripailles et les troupeaux de concubines (car le vice triomphe &#224; souiller ce qui est noble), Balthasar boit dans les coupes sacr&#233;es !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;24.&lt;/strong&gt; Ne pr&#234;te pas l'oreille aux mauvaises conversations. Souvent ceux qui tiennent des propos inconvenants cherchent &#224; &#233;prouver la fermet&#233; d'une conscience. Si, toi qui es une vierge, tu &#233;coutes volontiers ce qu'on dit, si tu te d&#233;tends &#224; n'importe quelle plaisanterie, ils loueront chacune de tes affirmations et souscriront &#224; toutes tes n&#233;gations. Ils t'appelleront spirituelle, sainte, sans malice. 'Voil&#224; une vraie servante du Christ', diront-ils ; 'elle est toute simple. Ce n'est pas comme cette m&#233;g&#232;re affreuse, vulgaire, r&#233;barbative, et qui, pour ces motifs, peut-&#234;tre, n'a pas &#233;t&#233; capable de trouver un mari' ! Un f&#226;cheux instinct naturel nous y porte : trop volontiers, nous sympathisons avec nos flatteurs. Nous avons beau protester que nous ne m&#233;ritons pas ces louanges, une chaude rougeur a beau colorer nos joues, malgr&#233; tout, au fond de nous-m&#234;me, notre &#226;me est heureuse d'&#234;tre lou&#233;e. L'&#233;pouse du Christ est comme l'arche du Testament ; toi, de m&#234;me, n'accueille aucune pens&#233;e venue du dehors. Au-dessus de ce propitiatoire, comme au-dessus des ch&#233;rubins, veut tr&#244;ner le Seigneur (Cf. &lt;i&gt;He &lt;/i&gt;9, 5). Il envoie ses disciples, comme il fit &#224; propos de l'&#226;non, pour te d&#233;lier des soucis du si&#232;cle, pour que, d&#233;laissant pailles et briques d'&#201;gypte, tu suives Mo&#239;se dans le d&#233;sert et entres dans la Terre promise. Qu'il ne se trouve personne pour t'emp&#234;cher, ni ta m&#232;re, ni ta soeur, ni une parente ou un fr&#232;re ; le Seigneur te tient pour son amie. S'ils veulent t'emp&#234;cher, qu'ils craignent les fl&#233;aux de Pharaon, qui, ayant refus&#233; de laisser partir le peuple de Dieu pour l'adorer, a souffert ce que relate l'&#201;criture.
&lt;br /&gt;J&#233;sus, entr&#233; dans le temple, expulsa tout ce qui n'&#233;tait pas du temple. Dieu, en effet, est jaloux, il n'admet pas que, de la maison de son P&#232;re, on fasse une caverne de brigands. Du reste, l&#224; o&#249; l'on compte l'argent, l&#224; o&#249; sont les cages des colombes, l&#224; aussi est mise &#224; mort la simplicit&#233; ; quand, dans un c&#339;ur virginal, bouillonne le souci des affaires du si&#232;cle, aussit&#244;t le voile du temple se d&#233;chire ; l'&#233;poux se l&#232;ve irrit&#233; et s'&#233;crie : &lt;i&gt;&#171; On vous laissera votre maison d&#233;serte ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Mt &lt;/i&gt;23, 38) Lis l'&#201;vangile, vois comme Marie, assise aux pieds du Seigneur, est pr&#233;f&#233;r&#233;e &#224; Marthe l'empress&#233;e &#8212; et pourtant Marthe remplissait avec soin le devoir de l'hospitalit&#233; en pr&#233;parant un repas au Seigneur et &#224; ses disciples. &lt;i&gt;&#171; Marthe,&lt;/i&gt; dit-il&lt;i&gt;, Marthe, tu es soucieuse et troubl&#233;e &#224; l'exc&#232;s ! on n'a pas besoin de grand'chose, peut-&#234;tre d'une seule. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlev&#233;e. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Lc &lt;/i&gt;10, 41-42) Sois Marie, toi aussi ; au repas pr&#233;f&#232;re la doctrine. Que tes soeurs s'affairent pour chercher comme recevoir le Christ, toi, rejette une fois pour toutes le fardeau du si&#232;cle, reste assise aux pieds du Seigneur et dis : 'J'ai trouv&#233; celui que cherchait mon &#226;me, je le tiens et ne le l&#226;cherai pas.' Et puisse-t-il r&#233;pondre : &lt;i&gt;&#171; unique est ma colombe, ma parfaite, elle est l'unique de sa m&#232;re, l'&#233;lue de sa g&#233;nitrice &#187; &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;6, 8), c'est-&#224;-dire de la J&#233;rusalem c&#233;leste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;25.&lt;/strong&gt; Que toujours te garde le secret de ta chambre, que toujours &#224; l'int&#233;rieur l'&#201;poux y joue avec toi. Tu pries, c'est parler &#224; l'&#201;poux ; tu lis, c'est lui qui te parle. Puis, quand le sommeil t'aura accabl&#233;e, il viendra derri&#232;re la cloison, passera sa main par le guichet et touchera ton corps. Alors tu te l&#232;veras, frissonnante, et tu diras : &lt;i&gt;&#171; Je suis bless&#233;e d'amour &#187; &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;5, 8) ; puis tu l'entendras encore : &lt;i&gt;&#171; C'est un jardin clos, ma soeur et mon &#233;pouse, un jardin clos, une source scell&#233;e. &#187; &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;4, 12)&lt;br /&gt;
Garde-toi de sortir pour aller dans la maison&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb36' class='spip_note' rel='footnote' title='Le palais de Paula, o&#249; Eustochie habitait une chambre retir&#233;e. La vigilance (...)' id='nh36'&gt;36&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, ne cherche pas &#224; voir les filles d'un pays &#233;tranger&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb37' class='spip_note' rel='footnote' title='Gn 34.' id='nh37'&gt;37&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, puisque les patriarches sont tes fr&#232;res et que tu as la joie qu'Isra&#235;l soit ton p&#232;re. Dina sort, elle est viol&#233;e ! Je ne veux pas que tu cherches ton &#233;poux &#224; travers les places&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb38' class='spip_note' rel='footnote' title='En sortant de sa chambre, m&#234;me pour se rendre dans le palais de sa m&#232;re, (...)' id='nh38'&gt;38&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, ni que tu fasses le tour des coins de la cit&#233;. Tu auras beau dire : &lt;i&gt;&#171; Je me l&#232;verai, je circulerai dans la cit&#233;, au forum et sur les places ; j'y chercherai celui qu'aime mon &#226;me &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;3, 2)&lt;i&gt;,&lt;/i&gt; et questionner : &lt;i&gt;&#171; Celui qu'aime mon &#226;me, ne l'avez-vous pas vu ? &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;3, 3) Nul ne daignera te r&#233;pondre. Ce n'est pas sur les places qu'on peut trouver l'&#201;poux (&lt;i&gt;&#171; il est, au contraire, &#233;troit et resserr&#233; le chemin qui conduit &#224; la Vie &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Mt &lt;/i&gt;7, 14), et voici la suite : &lt;i&gt;&#171; Je l'ai cherch&#233; sans le trouver, je l'ai appel&#233; et il ne m'a pas r&#233;pondu. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;5, 6) Plaise au ciel qu'il n'y ait rien de pire que de ne pas l'avoir trouv&#233; ! Bless&#233;e, d&#233;nud&#233;e, g&#233;missante, tu feras ce r&#233;cit : &lt;i&gt;&#171; Ils m'ont trouv&#233;e, les gardes qui circulent en ville, ils m'ont frapp&#233;e, ils m'ont bless&#233;e, ils m'ont enlev&#233; ma robe l&#233;g&#232;re d'&#233;t&#233; ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;5, 7)
&lt;br /&gt;Si tels sont les traitements qu'endure, parce qu'elle est sortie, celle qui avait dit : &lt;i&gt;&#171; Je dors, mais mon c&#339;ur veille &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;5, 2) et &lt;i&gt;&#171; mon cousin est pour moi comme un bouquet de myrrhe, il demeurera au milieu de mes seins &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;1, 13), qu'adviendra-t-il de nous, qui ne sommes encore que des adolescentes, et qui, lorsque l'&#233;pouse entre avec l'&#233;poux, demeurons dehors&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb39' class='spip_note' rel='footnote' title='Allusion aux vierges folles, d'apr&#232;s Mt 25, 12.' id='nh39'&gt;39&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; ? Il est jaloux, J&#233;sus, il ne veut pas que d'autres voient son visage. Tu all&#233;gueras excuses et pr&#233;textes : 'J'ai baiss&#233; mon voile pour cacher mon visage, je t'ai cherch&#233;, je t'ai dit : &lt;i&gt;&#171; Enseigne-moi, &#244; l'aim&#233; de mon &#226;me, o&#249; tu fais pa&#238;tre, o&#249; tu te reposes &#224; midi, afin que je n'erre pas comme si j'&#233;tais couverte&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb40' class='spip_note' rel='footnote' title='C'est-&#224;-dire : comme une courtisane.' id='nh40'&gt;40&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, parmi les troupeaux de tes amis &#187;&lt;/i&gt;' (&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;1, 7) ; il s'indignera, s'emportera et dira : &lt;i&gt;&#171; Si tu ne te connais pas, &#244; belle entre les femmes, sors sur les traces des troupeaux, et fais pa&#238;tre tes boucs parmi les tentes des bergers ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;1,8) c'est-&#224;-dire : 'sois belle, qu'entre toutes les femmes ta beaut&#233; soit aim&#233;e de l'&#233;poux ; si tu ne te connais pas, si tu ne gardes pas&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb41' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Pr 4, 23.' id='nh41'&gt;41&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; tr&#232;s strictement ton c&#339;ur, si tu ne fuis pas les yeux des jeunes gens, tu sortiras de ma couche et tu feras pa&#238;tre les boucs, qui prendront place &#224; ma gauche&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb42' class='spip_note' rel='footnote' title='C'est-&#224;-dire : seront r&#233;prouv&#233;s ; d'apr&#232;s Mt 25, 33.' id='nh42'&gt;42&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; !'&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;26.&lt;/strong&gt; C'est pourquoi, &#244; mon Eustochie, ma fille, ma ma&#238;tresse, ma coservante, ma soeur &#8212; divers sont les titres que valent l'&#226;ge, la vertu, la religion, l'affection &#8212; &#233;coute les paroles d'Isa&#239;e : &lt;i&gt;&#171; &#212; mon peuple, entre dans tes chambres ; ferme ta porte, cache-toi un petit instant, jusqu'&#224; ce qu'ait pass&#233; la col&#232;re du Seigneur ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Is &lt;/i&gt;26, 20) Que vaquent dehors les vierges folles&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb43' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Mt 25, 10-12.' id='nh43'&gt;43&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; ! Toi, sois &#224; l'int&#233;rieur avec l'&#201;poux. Si, en effet, tu fermes ta porte, si, selon le pr&#233;cepte de l'&#201;vangile, tu pries ton p&#232;re dans le secret&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb44' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Mt 6, 6.' id='nh44'&gt;44&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, il viendra frapper et dira : &lt;i&gt;&#171; Voici que je me tiens devant la porte et que je frappe ; si quelqu'un m'ouvre, j'entrerai, je d&#238;nerai avec lui et lui avec moi &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ap &lt;/i&gt;3, 20) ; aussit&#244;t tu r&#233;pondras avec empressement : &lt;i&gt;&#171; C'est la voix de mon cousin qui frappe : ouvre-moi, ma soeur, ma proche, ma colombe, ma parfaite. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;5, 2) Et tu n'auras pas &#224; dire : &lt;i&gt;&#171; J'ai d&#233;pouill&#233; ma tunique, comment la remettre ? J'ai lav&#233; mes pieds, comment les salir ? &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;5, 3) L&#232;ve-toi tout de suite et ouvre, de peur que, si tu tardais, il ne passe son chemin. Apr&#232;s quoi tu te plaindrais par ces mots : &lt;i&gt;&#171; J'ai ouvert &#224; mon cousin, mais mon cousin &#233;tait pass&#233;. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;5, 6) Qu'est-il besoin que les portes de ton c&#339;ur soient ferm&#233;es &#224; l'&#233;poux ? Ouvertes au Christ, qu'elles soient ferm&#233;es au diable, selon ce texte : &lt;i&gt;&#171; Si l'esprit de celui qui d&#233;tient le pouvoir monte sur toi, ne lui fais pas de place ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ecc &lt;/i&gt;10, 4) Daniel&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb45' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Dn 6, 10.' id='nh45'&gt;45&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, dans son c&#233;nacle &#8212; car il ne pouvait pas rester en bas &#8212; tint ses fen&#234;tres ouvertes dans la direction de J&#233;rusalem : toi aussi tiens tes fen&#234;tres ouvertes, mais du c&#244;t&#233; o&#249; la lumi&#232;re peut entrer, o&#249; tu peux voir la cit&#233; de Dieu. N'ouvre pas ces fen&#234;tres, dont il est dit : &lt;i&gt;&#171; La mort est entr&#233;e par vos fen&#234;tres ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Jr &lt;/i&gt;9, 21)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;27.&lt;/strong&gt; &#201;vite aussi avec beaucoup de soin ce travers : ne te laisse pas prendre &#224; l'ardeur de la vaine gloire. &lt;i&gt;&#171; Comment, dit J&#233;sus, pouvez-vous croire, si vous recevez la gloire de la part des hommes ? &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Jn &lt;/i&gt;5, 44) Vois donc quel d&#233;faut ce peut &#234;tre, puisque celui qui y succombe ne peut avoir la foi ! Disons, au contraire, nous autres &lt;i&gt; : &#171; Oui, tu es ma gloire &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;3, 4), et &lt;i&gt;&#171; qui se glorifie, qu'il se glorifie dans le Seigneur &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Co &lt;/i&gt;1, 31), &lt;i&gt;et &#171; si je cherchais encore &#224; plaire aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ga &lt;/i&gt;1, 10) ; &lt;i&gt;&#171; je n'ai garde de me glorifier, sinon dans la croix de mon Seigneur J&#233;sus-Christ, par qui le monde est crucifi&#233; pour moi, et moi pour le monde &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ga &lt;/i&gt;6, 14) ; et encore : &lt;i&gt;&#171; en toi nous serons lou&#233;s toute la journ&#233;e &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;93, 9)&lt;i&gt; ; &#171; dans le Seigneur sera lou&#233;e mon &#226;me &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;33, 3).
&lt;br /&gt;Quand tu fais l'aum&#244;ne&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb46' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Mt 6, 2-4.' id='nh46'&gt;46&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, que Dieu soit seul &#224; le voir. Quand tu je&#251;nes, que soit gai ton visage&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb47' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Mt 6, 16-18.' id='nh47'&gt;47&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;. Ton v&#234;tement : ni trop net, ni trop malpropre ; qu'aucune originalit&#233; ne le fasse remarquer, en sorte que les passants que tu croises ne s'arr&#234;tent pas pour te montrer au doigt&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb48' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Horace, Carmina, l. IV, iii, 22.' id='nh48'&gt;48&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;. Un fr&#232;re est mort&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb49' class='spip_note' rel='footnote' title='Il s'agit ici d'un chr&#233;tien, d'une chr&#233;tienne quelconque, non pas d'un membre de (...)' id='nh49'&gt;49&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, tu auras &#224; accompagner le cadavre d'une soeur, attention ! ne le fais pas trop souvent, tu finirais par mourir toi-m&#234;me. Ne cherche pas &#224; para&#238;tre trop pieuse, ni plus effac&#233;e qu'il n'est n&#233;cessaire. Ne cherche pas la gloire en ayant l'air de la fuir. Plusieurs &#233;vitent qu'il y ait des t&#233;moins de leur pauvret&#233;, de leur bienfaisance ou de leur je&#251;ne, mais ils d&#233;sirent plaire, justement parce qu'ils m&#233;prisent de plaire. O merveille ! on pr&#233;tend &#233;viter la louange, pendant qu'on la recherche. Aux autres troubles de l'&#226;me humaine : la joie, le chagrin, l'espoir, la crainte, je trouve pas mal d'hommes qui savent &#233;chapper. Mais, de ce d&#233;faut-l&#224;, tr&#232;s peu sont exempts&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb50' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Horace, Sat., l. I, vi, 65-67.' id='nh50'&gt;50&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; ; or, celui-l&#224; est parfait qui, tel un beau corps, n'est entach&#233; que de peu de verrues.
&lt;br /&gt;Je n'ai pas &#224; t'avertir de ne pas te glorifier de ta fortune, ou de ne pas te vanter de ta noblesse, ou de ne pas te pr&#233;f&#233;rer &#224; autrui ; je sais ton humilit&#233;, je sais que tu peux dire de tout c&#339;ur : &lt;i&gt;&#171; Seigneur, mon c&#339;ur ne s'est pas exalt&#233; et mes yeux ne se sont pas orgueilleusement lev&#233;s &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;130, 1) ; je sais que, chez toi et chez ta m&#232;re, l'orgueil, qui causa la chute du diable, n'existe absolument pas. Aussi me suis-je dispens&#233; d'&#233;crire l&#224;-dessus. Il est tout &#224; fait idiot d'enseigner &#224; quelqu'un ce que sait parfaitement le pr&#233;tendu disciple. Mais il ne faudrait pas que ce dev&#238;nt pour toi un sujet de jactance d'avoir m&#233;pris&#233; la jactance du si&#232;cle, ou qu'une pens&#233;e inexprim&#233;e et subreptice ne te porte, toi qui as renonc&#233; &#224; plaire en robes tiss&#233;es d'or, &#224; chercher &#224; plaire en haillons, soit, quand tu te joins &#224; un groupe de fr&#232;res ou de soeurs en t'asseyant sur un escabeau bas, en te proclamant indigne, en baissant &#224; dessein la voix comme une femme &#233;puis&#233;e par les je&#251;nes, ou, pour feindre la d&#233;marche d'une personne qui va d&#233;faillir, en t'appuyant sur l'&#233;paule d'une voisine. Il y a en certaines qui &lt;i&gt;&#171; d&#233;figurent leur visage&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb51' class='spip_note' rel='footnote' title='Mt 6, 16.' id='nh51'&gt;51&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; &lt;/i&gt; pour bien faire voir aux autres qu'elles pratiquent le je&#251;ne. &lt;br /&gt;Aper&#231;oivent-elles quelqu'un ? Aussit&#244;t elles g&#233;missent, abaissent les paupi&#232;res, se couvrent la figure ; c'est tout juste si elles lib&#232;rent un &#339;il pour regarder. La robe est grossi&#232;re, la ceinture de vil tissu, les mains et les pieds sales ; mais l'estomac, lui, parce qu'on ne peut le voir, &#233;touffe de mangeaille ; c'est pour elles que l'on chante tous les jours ce psaume : &lt;i&gt;&#171; Dieu a dissip&#233; les os des hommes qui se complaisent en eux-m&#234;mes &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;52, 6). D'autres adoptent une tenue masculine, changent leur v&#234;tement, honteuses d'&#234;tre des femmes, ce qu'elles sont de naissance, coupent leur chevelure et, sans pudeur, dressent un visage d'eunuque. Il en est qui, v&#234;tues de cilices et de capuchons truqu&#233;s, comme si elles retombaient en enfance, imitent les hiboux et les chouettes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;28.&lt;/strong&gt; Je ne voudrais pas avoir l'air de ne discourir que des femmes. Aussi bien, fuis ces hommes que l'on peut voir natt&#233;s : chevelure de femme, en d&#233;pit de l'Ap&#244;tre&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb52' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. 1 Co 9, 14.' id='nh52'&gt;52&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, barbe de bouc, manteau noir, pieds nus comme pour souffrir du froid : tout cela, c'est manifestations du d&#233;mon. Tel autrefois Antimus, tel nagu&#232;re Sofronius : Rome s'en lamentait ! Ils p&#233;n&#232;trent dans les demeures des nobles, ils s&#233;duisent des femmelettes &lt;i&gt;&#171; charg&#233;es de p&#233;ch&#233;s, ils feignent d'&#233;tudier toujours sans jamais parvenir &#224; la science de la v&#233;rit&#233; &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;2 Tim &lt;/i&gt;3, 6-7) ; ils simulent l'aust&#233;rit&#233; ; leurs je&#251;nes semblent longs, ils les prolongent en s'alimentant la nuit, en cachette. J'ai honte de dire le reste, de peur de para&#238;tre invectiver plut&#244;t qu'avertir. Il y en a d'autres &#8212; je parle des hommes de mon ordre&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb53' class='spip_note' rel='footnote' title='C'est-&#224;-dire : moines comme moi-m&#234;me.' id='nh53'&gt;53&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; &#8212; qui ambitionnent le sacerdoce et le diaconat pour voir plus librement les femmes. Ils n'ont souci que de leurs v&#234;tements, de leurs parfums ; que leur pied ne dans pas dans un soulier avachi ; leurs cheveux boucl&#233;s portent l'empreinte du fer &#224; friser, leurs doigts scintillent de bagues et, de peur que la chauss&#233;e trop humide ne leur mouille la plante des pieds, ils y impriment juste le bout des orteils ! Tu croirais voir des fianc&#233;s plut&#244;t que des clercs.&lt;br /&gt;
Il en est qui consacrent tous leurs soins, et leur vie tout enti&#232;re, &#224; conna&#238;tre le nom des matrones, leur adresse et leurs habitudes. Je n'en d&#233;crirai qu'un, le premier en cet art, bri&#232;vement et sommairement, afin que, connaissant le ma&#238;tre, tu reconnaisses plus ais&#233;ment les disciples. En m&#234;me temps que le soleil, en toute h&#226;te, il se l&#232;ve. Ses visites ? Il en a r&#233;gl&#233; l'ordre. Il a &#233;tudi&#233; les trajets les plus courts. C'est tout juste s'il ne p&#233;n&#232;tre pas dans leur chambre m&#234;me, tandis qu'elles dorment encore, ce vieillard importun. Remarque-t-il un coussin, une &#233;toffe &#233;l&#233;gante, ou n'importe quel meuble de l'appartement, il le loue, l'admire, le palpe ; il se plaint de n'en point poss&#233;der de pareil et obtient l'objet moins qu'il ne l'extorque, car chacune redoute d'offenser le courrier de la Ville. Il n'aime pas la chastet&#233;, il d&#233;teste les je&#251;nes. Il expertise les mets en les flairant, aussi le surnomme-t-on vulgairement le chapon gras, ou &#947;&#941;&#961;&#969;&#957; &#960;&#959;&#960;&#960;&#973;&#950;&#969;&#957;&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb54' class='spip_note' rel='footnote' title='Expression que l'on peut traduire par : vieux soiffard.' id='nh54'&gt;54&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;. Sa bouche est grossi&#232;re, impudente, toujours arm&#233;e pour l'insulte. Tourne-toi o&#249; tu voudras, il est le premier en face de toi. Entend-on quelque nouvelle, c'est lui qui l'a invent&#233;e, ou qui l'amplifie et la diffuse. Ses chevaux qu'il change selon les heures sont si brillants et si fougueux qu'on le croirait fr&#232;re du roi de Thrace&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb55' class='spip_note' rel='footnote' title='Diom&#232;de, roi des Bistoniens, qui passait pour nourrir ses chevaux avec la (...)' id='nh55'&gt;55&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;29.&lt;/strong&gt; Bien divers sont les pi&#232;ges par quoi nous combat un ennemi rus&#233;. Le serpent &#233;tait le plus intelligent de tous les animaux qu'avait cr&#233;&#233;s le Seigneur Dieu sur la terre. D'o&#249; ce mot de l'Ap&#244;tre : &lt;i&gt;&#171; nous n'ignorons pas ses astuces &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;2 Co &lt;/i&gt;2, 11)&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; Ni la malpropret&#233; affich&#233;e, ni les recherches de la coquetterie ne conviennent aux chr&#233;tiens. Si tu ne comprends pas ou si tu h&#233;sites sur un passage des &#201;critures, interroge quelqu'un que recommande sa vie, que son &#226;ge met &#224; l'abri du reproche, que ne disqualifie pas la r&#233;putation, enfin qui puisse dire : &lt;i&gt;&#171; je vous ai fianc&#233;e &#224; un seul homme, vierge chaste &#224; pr&#233;senter au Christ &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;2 Co &lt;/i&gt;11, 2). S'il n'y a personne qui soit capable d'expliquer, mieux vaut ignorer, pour rester en s&#251;ret&#233;, que risquer pour apprendre. Souviens-t-en ! c'est au milieu des pi&#232;ges que tu marches ; pour beaucoup de v&#233;t&#233;ranes de la virginit&#233;, cette couronne de la chastet&#233; que nul ne mettait en doute leur a &#233;chapp&#233; des mains au seuil m&#234;me de la mort !
&lt;br /&gt;Si quelques servantes sont associ&#233;es &#224; ton asc&#232;se, ne sois pas hautaine &#224; leur &#233;gard, ni orgueilleuse parce que tu es leur ma&#238;tresse. Vous appartenez au m&#234;me &#201;poux, ensemble vous chantez le Christ, ensemble vous recevez son Corps, pourquoi votre table serait-elle diff&#233;rente ? Qu'on am&#232;ne de nouvelles compagnes ! Que les vierges mettent leur honneur &#224; en attirer d'autres ! Si tu en sens une faiblir dans sa foi, prends-la en charge, console-la, caresse-la, que sa pers&#233;v&#233;rance dans la chastet&#233; soit ton gain personnel. Si quelqu'une dissimule, mais cherche &#224; fuir la servitude de la continence, lis-lui carr&#233;ment les mots de l'Ap&#244;tre : &lt;i&gt;&#171; Mieux vaut se marier que d'&#234;tre consum&#233;e de d&#233;sirs &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Co &lt;/i&gt;7, 9). Mais ces vierges ou veuves oisives, curieuses, qui font le tour des palais des matrones, dont le front ne sait plus rougir et qui d&#233;passent en impudence les parasites des com&#233;dies, chasse-les comme des pestes : &lt;i&gt;&#171; Les moeurs vertueuses sont corrompues par les conversations coupables &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Co &lt;/i&gt;15, 33)&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; Elles n'ont qu'un souci : le ventre et ses environs ! Ces femmes-l&#224; ont coutume de prodiguer les conseils : 'ma petite chienne, jouis de ta fortune, et vis tant que tu es en vie', ou bien : 'C'est pour tes enfants que tu la gardes ?' Ivrognes, lascives, par leurs insinuations malfaisantes de toute nature, elles amolliraient m&#234;me des &#226;mes de fer pour les porter au plaisir et, &lt;i&gt;&#171; quand elles ont p&#233;ch&#233; par luxure bien que chr&#233;tiennes, elles veulent se marier et encourent la damnation parce qu'elles ont viol&#233; leur premier engagement &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Tim &lt;/i&gt;5, 11-12).
&lt;br /&gt;Ne te complais pas &#224; &#234;tre r&#233;put&#233;e tr&#232;s diserte ou &#224; savoir tourner agr&#233;ablement les vers d'amusants madrigaux. N'imite pas la prononciation mignarde et invert&#233;br&#233;e des dames ; tant&#244;t parce qu'elle serrent les dents, tant&#244;t parce que leurs l&#232;vres sont trop peu fermes, elles gouvernent leur langue balbutiante de fa&#231;on &#224; n'&#233;mettre que la moiti&#233; des mots ; elles estiment grossier tout ce qui vient &#224; terme&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb56' class='spip_note' rel='footnote' title='Ou bien : tout ce qui est naturel.' id='nh56'&gt;56&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; ; tant leur pla&#238;t l'adult&#232;re, m&#234;me s'il ne s'agit que de la langue ! &lt;i&gt;&#171; Oui, quelle communaut&#233; y a-t-il entre la lumi&#232;re et les t&#233;n&#232;bres, quel accord entre le Christ et B&#233;lial ? &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;2 Co &lt;/i&gt;6, 14-15) Que fait Horace avec le psautier ? et Virgile avec l'&#201;vangile, et Cic&#233;ron avec l'Ap&#244;tre ? N'est-il pas scandalis&#233;, le fr&#232;re, s'il te voit prendre un repas dans un temple d'idoles ? Sans doute &lt;i&gt;&#171; tout est pur aux purs &lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Tt &lt;/i&gt;1, 15) &lt;i&gt; &#187;,&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&#171; il ne faut rien repousser de ce que l'on peut recevoir en rendant gr&#226;ces &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Tt &lt;/i&gt;4, 4), cependant nous ne devons pas boire en m&#234;me temps la coupe du Christ et la coupe des d&#233;mons. Je vais te raconter ma malheureuse histoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;30.&lt;/strong&gt; Il y a bien longtemps ! maison, p&#232;re et m&#232;re, soeur, parent&#233; et, ce qui est plus difficile, habitude de la bonne ch&#232;re, pour le Royaume des cieux je m'&#233;tais sevr&#233;&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb57' class='spip_note' rel='footnote' title='Litt&#233;ralement : 'ch&#226;tr&#233;' ; allusion &#224; Mt 19, 12.' id='nh57'&gt;57&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; de tout cela ; j'allais &#224; J&#233;rusalem militer pour le Christ. Mais de la biblioth&#232;que qu'&#224; Rome je m'&#233;tais compos&#233;e avec beaucoup de soin et de peine, je n'avais pas pu me passer. Malheureux que j'&#233;tais ! avant de lire Cic&#233;ron, je me livrais au je&#251;ne. Je veillais souvent des nuits enti&#232;res, je versais des larmes, que le souvenir de mes p&#233;ch&#233;s d'autrefois arrachait du fond de mes entrailles. Apr&#232;s quoi, je prenais en mains mon Plaute ! Si, rentrant en moi-m&#234;me, je me mettais &#224; lire un proph&#232;te, ce langage inculte me faisait horreur. Mes yeux aveugl&#233;s m'emp&#234;chaient de voir la lumi&#232;re. Or, ce n'&#233;taient pas mes yeux que j'incriminais, mais le soleil ! Le Serpent ancien se jouait ainsi de moi.&lt;br /&gt;
Vers le milieu du car&#234;me, jusqu'au plus profond de mon &#234;tre s'insinue la fi&#232;vre. Elle envahit mon corps &#233;puis&#233;, ne lui laisse aucun repos et &#8212; d&#233;tail &#224; peine croyable &#8212;, mes pauvres membres en sont tellement d&#233;vor&#233;s, que je ne tenais plus gu&#232;re que par mes os. Cependant, on pr&#233;parait mes obs&#232;ques, car la vie, le souffle, la chaleur &#8212; tout mon corps &#233;tant d&#233;j&#224; refroidi &#8212; ne palpitaient plus que dans un coin encore ti&#232;de de ma poitrine. Tout d'un coup, j'ai un ravissement spirituel. Voici le tribunal du Juge ; on m'y tra&#238;ne ! La lumi&#232;re ambiante &#233;tait si &#233;blouissante que, du sol o&#249; je gisais, je n'osais pas lever les yeux en haut. On me demande ma condition : &#171; Je suis chr&#233;tien &#187;, ai-je r&#233;pondu. Mais celui qui si&#233;geait : 'Tu mens', dit-il ; 'c'est cic&#233;ronien que tu es, non pas chr&#233;tien' ; &lt;i&gt;&#171; o&#249; est ton tr&#233;sor, l&#224; est ton c&#339;ur &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Mt &lt;/i&gt;6, 21)&lt;i&gt;.&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;Aussit&#244;t je deviens muet. Parmi les coups &#8212; car il avait ordonn&#233; qu'on me flagell&#226;t &#8212; ma conscience me torturait davantage encore de sa br&#251;lure ; je me redisais ce verset : &lt;i&gt;&#171; Mais, dans l'enfer, qui te louera ? &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;6, 6) Je me suis mis cependant &#224; crier et &#224; me lamenter en r&#233;p&#233;tant : &lt;i&gt;&#171; Piti&#233; pour moi, Seigneur, piti&#233; pour moi ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;16, 2) Cet appel retentissait parmi les coups de fouet. Enfin, prostern&#233;s aux genoux du pr&#233;sident, les assistants suppliaient de faire gr&#226;ce &#224; ma jeunesse, de permettre &#224; mes erreurs de faire p&#233;nitence ; je subirais par la suite le supplice m&#233;rit&#233;, si jamais je revenais &#224; la lecture des lettres pa&#239;ennes. Quant &#224; moi, coinc&#233; dans une situation aussi critique, j'&#233;tais dispos&#233; &#224; promettre encore davantage. Aussi me suis-je mis &#224; jurer, &#224; prendre son nom &#224; t&#233;moin : 'Seigneur, disais-je, si jamais je poss&#232;de des ouvrages profanes, ou si j'en lis, c'est comme si je te reniais&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb58' class='spip_note' rel='footnote' title='Rufin, devenu son ennemi, reprochera &#224; J&#233;r&#244;me d'avoir cependant enfreint ce (...)' id='nh58'&gt;58&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; !' Apr&#232;s que j'eus prononc&#233; ce serment, on me rel&#226;cha ; me voici revenu sur terre. &#192; la surprise g&#233;n&#233;rale, j'ouvre les yeux. Ils &#233;taient tellement tremp&#233;s de larmes qu'ils attestaient ma douleur aux plus sceptiques. Ce n'&#233;tait pas du sommeil, ni de ces songes vains qui nous illusionnent souvent. T&#233;moin le tribunal devant lequel je gisais ; t&#233;moin le jugement, si redoutable ! &#8212; puiss&#233;-je ne jamais subir pareille question ! &#8212; j'avais les &#233;paules tum&#233;fi&#233;es, et j'ai senti les plaies au r&#233;veil. Depuis, j'ai lu les livres divins avec plus de soin que je n'avais lu jadis les ouvrages des mortels&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb59' class='spip_note' rel='footnote' title='Sur la r&#233;alit&#233; de ce songe fameux, voir de Labriolle, Miscellanea (...)' id='nh59'&gt;59&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;31.&lt;/strong&gt; La cupidit&#233; aussi, c'est un d&#233;faut que tu dois &#233;viter. Bien s&#251;r tu ne d&#233;sireras pas ce qui n'est pas &#224; toi ; cela, les lois de l'&#201;tat elles-m&#234;mes le punissent. Mais ce qui est tien &#8212; qui, en r&#233;alit&#233;, est &#224; autrui &#8212; tu ne dois pas le garder. &lt;i&gt;&#171; Si vous n'avez pas &#233;t&#233; fid&#232;les&lt;/i&gt;, dit Dieu,&lt;i&gt; pour ce qui ne vous appartient pas, ce qui est &#224; vous qui vous le donnera ? &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Lc &lt;/i&gt;16, 12) Ne sont pas &#224; nous les lingots d'argent et d'or. Notre bien est spirituel ; il en est dit ailleurs : &lt;i&gt;&#171; rachat de l'homme, sa propre richesse. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;P&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;r&lt;/sup&gt; &lt;/i&gt;13, 8) &lt;i&gt;&#171; Nul ne peut servir deux ma&#238;tres, ou il ha&#239;ra l'un et aimera l'autre, ou il supportera l'un et m&#233;prisera l'autre. Vous ne pouvez pas servir Dieu et Mammon, c'est-&#224;-dire la richesse &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Mt &lt;/i&gt;6, 24). Dans la langue pa&#239;enne des Syriens, la richesse s'appelle, en effet, Mammona. Penser &#224; la subsistance ? &#233;pines de la foi, racine d'avarice, souci des pa&#239;ens. Mais, diras-tu, je suis une jeune fille d'&#233;ducation raffin&#233;e qui ne peut travailler de ses mains. Si j'arrive &#224; la vieillesse, si je tombe malade, qui aura compassion de moi ? &#201;coute J&#233;sus qui s'adresse aux ap&#244;tres : &lt;i&gt;&#171; Ne r&#233;fl&#233;chissez pas dans votre c&#339;ur sur ce que vous aurez &#224; manger, ou pour votre corps de quoi vous serez habill&#233;s. L'&#226;me n'est-elle pas plus que la nourriture et le corps plus que le v&#234;tement ? Regardez les oiseaux du ciel, ils ne s&#232;ment ni ne moissonnent ni n'engrangent ; or, votre p&#232;re c&#233;leste les nourrit &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Mt &lt;/i&gt;6, 25-26). Si le v&#234;tement vient &#224; te manquer, on te proposera l'exemple des lis ; si tu as faim, tu entendras proclamer bienheureux les pauvres et les affam&#233;s. Si quelque souffrance t'afflige, lis donc : &lt;i&gt;&#171; c'est pourquoi je me complais dans mes infirmit&#233;s &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;2 Co &lt;/i&gt;12, 10), et encore : &lt;i&gt;&#171; on m'a donn&#233; l'aiguillon de ma chair, l'ange de Satan, pour me souffleter &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;2 Co &lt;/i&gt;12, 7), afin que j'&#233;vite l'orgueil. R&#233;jouis-toi dans tous les jugements de Dieu, car &lt;i&gt;&#171; les filles de Juda ont exult&#233; dans tous tes jugements, Seigneur &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;96, 8). Que ta bouche ne cesse de prof&#233;rer ce mot : &lt;i&gt;&#171; Nu je suis sorti du sein de ma m&#232;re, nu j'y reviendrai &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Jb &lt;/i&gt;1, 21), et : &lt;i&gt;&#171; Nous n'avons rien apport&#233; en ce monde, nous n'en pouvons pas davantage rien emporter &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Tim &lt;/i&gt;6, 7).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;32.&lt;/strong&gt; Mais on voit actuellement beaucoup de femmes dont les armoires sont bourr&#233;es de v&#234;tements, qui change de tunique tous les jours et pourtant ne peuvent vaincre les mites. Or, celle qui est plus pieuse n'use qu'un seul v&#234;tement &#224; la fois et, les coffres pleins&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb60' class='spip_note' rel='footnote' title='Mais qu'elle s'appr&#234;te &#224; vider pour v&#234;tir les pauvres.' id='nh60'&gt;60&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, elle fait durer ses loques. On teint le parchemin de couleur pourpre, on trace les lettres avec de l'or liquide, on rev&#234;t de gemmes les livres&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb61' class='spip_note' rel='footnote' title='Sans doute les &#233;vang&#233;liaires et autres livres liturgiques.' id='nh61'&gt;61&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, mais tout nu, devant leurs portes&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb62' class='spip_note' rel='footnote' title='Allusion &#224; la parabole du mauvais riche, Lc 10, 20.' id='nh62'&gt;62&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, le Christ est en train de mourir ! Tendent-elles la main pour faire l'aum&#244;ne, la trompette sonne ; convoquent-elles &#224; l'agape, on loue un crieur. J'ai vu r&#233;cemment &#8212; je tais les noms, pour que l'on ne croie pas &#224; une satire &#8212; une tr&#232;s noble parmi les matrones romaines, dans la basilique saint Pierre, pr&#233;c&#233;d&#233;e d'eunuques, distribuant une pi&#232;ce &#224; chaque pauvre, de sa propre main, pour para&#238;tre plus pieuse. Cependant &#8212; facile man&#339;uvre pour les habitu&#233;s &#8212; une vieille charg&#233;e d'ans et de haillons&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb63' class='spip_note' rel='footnote' title='D'apr&#232;s T&#233;rence, Eun. 236.' id='nh63'&gt;63&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; court se replacer plus haut dans la file, afin de recevoir une seconde pi&#232;ce. Arriv&#233;e &#224; sa hauteur, c'est un coup de poing que la dame lui donne au lieu d'un denier, et la coupable d'un si grand forfait est tout en sang !
&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&#171; La racine de tous les maux, c'est l'avarice &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Tim &lt;/i&gt;6, 10), aussi l'ap&#244;tre l'appelle-t-il : &lt;i&gt;&#171; service des idoles. &#187; &#171; Cherche d'abord le royaume de Dieu et tout cela te sera apport&#233;&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb64' class='spip_note' rel='footnote' title='D'apr&#232;s Mt 6, 33.' id='nh64'&gt;64&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;. &#187;&lt;/i&gt; Le Seigneur ne fera pas mourir de faim la vie du juste : &lt;i&gt;&#171; j'ai &#233;t&#233; plus jeune, me voici vieux ; je n'ai pas vu le juste abandonn&#233; ni sa prog&#233;niture chercher son pain &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;36, 25). &#201;lie est nourri par le minist&#232;re des corbeaux ; la veuve de Sarepta, qui se pr&#233;parait &#224; mourir la nuit m&#234;me avec ses enfants, nourrit le proph&#232;te, bien qu'elle e&#251;t faim ; la cruche est miraculeusement remplie, celui qui venait pour &#234;tre nourri nourrit lui-m&#234;me son h&#244;tesse. L'ap&#244;tre Pierre dit&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb65' class='spip_note' rel='footnote' title='Au paralytique qui mendiait &#224; la porte du Temple (Ac 3, 6).' id='nh65'&gt;65&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; : &lt;i&gt;&#171; De l'argent et de l'or, je n'en ai point. Mais ce que j'ai, je te le donne : au nom du Seigneur J&#233;sus-Christ, l&#232;ve-toi et marche ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ac &lt;/i&gt;3, 6) Mais &#224; pr&#233;sent beaucoup disent aux pauvres, non par des mots qu'ils taisent, mais par leurs actes : 'la foi et la mis&#233;ricorde, je n'en ai pas ; mais ce que j'ai, or et argent, je ne t'en donne pas.' Donc, quand nous avons le vivre et le v&#234;tement&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb66' class='spip_note' rel='footnote' title='D'apr&#232;s 1 Tim 6, 8.' id='nh66'&gt;66&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, nous devons nous en contenter. &#201;coute ce que Jacob demande en son oraison : &lt;i&gt;&#171; Si le Seigneur est avec moi et me garde dans ce chemin par lequel je fais route, et s'il me donne du pain &#224; manger et un v&#234;tement pour me couvrir &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Gn &lt;/i&gt;28, 20). Il ne demandait que le n&#233;cessaire. Vingt ans apr&#232;s, riche propri&#233;taire, plus riche encore comme p&#232;re&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb67' class='spip_note' rel='footnote' title='C'est-&#224;-dire : p&#232;re de nombreux enfants.' id='nh67'&gt;67&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, il retourne &#224; la terre de Chanaan. Les &#201;critures nous fournissent une infinit&#233; d'exemples pour nous enseigner qu'il faut fuir l'avarice.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;33.&lt;/strong&gt; Je n'en fais pour le moment qu'une digression ; si le Christ y consent, je r&#233;serve ce sujet pour un ouvrage &#224; part ; pourtant je vais rapporter un fait qui a eu lieu voici peu d'ann&#233;es en Nitrie&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb68' class='spip_note' rel='footnote' title='L'un des plus fameux d&#233;serts d'&#201;gypte, au sud-ouest d'Alexandrie.' id='nh68'&gt;68&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;. Un fr&#232;re, plut&#244;t &#233;conome qu'avare, mais qui oubliait que le Ma&#238;tre avait &#233;t&#233; vendu trente deniers, laissa en mourant cent sous d'or qu'il avait gagn&#233;s &#224; tisser du lin. Les moines r&#233;unissent un conseil (sache qu'en ce m&#234;me endroit il en vit &#224; peu pr&#232;s cinq mille en cellules s&#233;par&#233;es) : que fallait-il faire de ces pi&#232;ces ? Les uns disaient : qu'on les distribue aux pauvres, d'autres : qu'on les donne &#224; l'&#233;glise ; plusieurs : qu'on les rende &#224; sa famille. Mais Macaire, Pambo, Isidore et les autres, qu'on appelle P&#232;res &#8212; l'Esprit Saint parlant en eux &#8212; d&#233;cid&#232;rent qu'on les enfou&#238;t avec leur propri&#233;taire : &lt;i&gt;&#171; Que ton argent, disaient-ils, t'accompagne pour la perdition ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ac &lt;/i&gt;8, 20) Qu'on ne croie pas &#224; un acte de cruaut&#233; : une si grande terreur envahit tous les moines par toute l'&#201;gypte, que laisser &#224; sa mort un seul sou y passe pour criminel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;34.&lt;/strong&gt; Nous venons de mentionner les moines ; comme je sais que tu te plais &#224; entendre parler des choses saintes, pr&#234;te-moi un peu l'oreille. Il y a en &#201;gypte trois sortes de moines. Les c&#233;nobites, ils les nomment dans la langue du pays 'sauhes&quot;, nous pourrions les appeler 'ceux qui vivent en commun', les anachor&#232;tes, qui habitent seuls, parmi les d&#233;serts ; ils tirent leur nom de ce qu'ils se sont &#233;cart&#233;s loin des hommes ; une troisi&#232;me sorte qu'ils appellent 'remnuoth', cette esp&#232;ce est d&#233;testable et l'on n'en fait pas cas ; mais, dans notre province, elle est seule ou du moins pr&#233;pond&#233;rante. Ils habitent ensemble &#224; deux ou trois ou gu&#232;re davantage, vivent &#224; leur guise et ind&#233;pendants ; du fruit de leur travail ils mettent en commun une partie, afin d'avoir une table commune. Le plus souvent, c'est dans les villes ou les bourgs qu'ils habitent ; comme si c'&#233;tait leur m&#233;tier qui f&#251;t saint, et non leur vie, de tout ce qu'ils vendent, ils majorent le prix. Entre eux les disputes sont fr&#233;quentes, car, gagnant eux-m&#234;mes la nourriture dont ils vivent, ils n'acceptent aucune subordination. &#192; la v&#233;rit&#233;, ils ont coutume de rivaliser de je&#251;nes : de la mati&#232;re d'un secret ils font un bulletin de victoire&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb69' class='spip_note' rel='footnote' title='Selon l'&#201;vangile (Mt 6, 16-18), le je&#251;ne devrait &#234;tre tenu secret par ceux qui (...)' id='nh69'&gt;69&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;. Chez ces gens-l&#224;, tout est affect&#233; : manches larges, chaussures mal ajust&#233;es, v&#234;tement trop grossier, fr&#233;quents soupirs &#8212; mais visite des vierges, d&#233;nigrement du clerg&#233; ; puis, quand vient un jour de f&#234;te, ils s'empiffrent jusqu'au vomissement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;35.&lt;/strong&gt; Puisque nous avons extermin&#233; ceux-l&#224; comme des pestes, venons-en &#224; ceux qui forment des communaut&#233;s assez nombreuses ; on les appelle c&#233;nobites, avons-nous dit. Leur pacte primordial, c'est d'ob&#233;ir aux Anciens et d'ex&#233;cuter tous leurs ordres. Ils sont r&#233;partis en d&#233;curies et centuries, de fa&#231;on que neuf hommes soient pr&#233;sid&#233;s par un dixi&#232;me, et que, d'autre part, un centi&#232;me ait sous lui dix chefs. Ils demeurent s&#233;par&#233;s, mais les cellules sont contigu&#235;s. Jusqu'&#224; la neuvi&#232;me heure, c'est comme un jour f&#233;ri&#233; : nul ne va chez un autre, sauf ces dizeniers dont nous avons parl&#233;, afin de consoler par leurs entretiens ceux dont les id&#233;es seraient troubl&#233;es.
&lt;br /&gt;Mais, apr&#232;s l'heure de none, c'est le mouvement de la vie commune. Les psaumes r&#233;sonnent. On lit les &#201;critures selon la tradition. Les oraisons achev&#233;es, tous s'assoient ; au milieu d'eux, celui qu'ils nomment le P&#232;re commence une conf&#233;rence. Tandis qu'il parle, il se fait un tel silence que nul n'ose en regarder un autre, nul n'ose m&#234;me cracher. Pas d'autre louange &#224; l'orateur que les larmes des auditeurs. Silencieux sont les pleurs qui roulent sur le visage ; la douleur ne s'&#233;chappe jamais en sanglots. Mais quand le P&#232;re entame des pr&#233;dications sur le r&#232;gne du Christ, le bonheur futur ou la gloire &#224; venir, on peut les voir tous, contenant leurs soupirs et les yeux lev&#233;s au ciel, dire en eux-m&#234;mes : &lt;i&gt;&#171; Qui me donnera les plumes de la colombe, pour que je puisse voler et m'y reposer ? &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;54, 7)
&lt;br /&gt;Ensuite, l'assembl&#233;e se disperse. Chaque d&#233;curie avec son p&#232;re particulier se dirige vers les tables, o&#249; chacun &#224; son tour sert une semaine. Aucun bruit pendant le repas ; nul ne parle en mangeant. On vit de pain, de l&#233;gumes et d'herbes potag&#232;res assaisonn&#233;es de sel et d'huile. Pour le vin, on n'en donne qu'aux vieillards. &#192; ceux-ci, ainsi qu'aux tout jeunes gens, on sert souvent un d&#233;jeuner ; pour les uns, c'est afin de sustenter leur vie fatigu&#233;e, pour les autres, afin qu'elle ne soit pas bris&#233;e d&#232;s son d&#233;but. Ensuite, ils se l&#232;vent tous ensemble, r&#233;citent l'hymne et retournent &#224; leurs enclos. L&#224; chacun peut converser avec ses amis jusqu'au soir : 'Avez-vous, dit-on, un tel et un tel, quelle gr&#226;ce en sa personne, quel silence, quelle retenue dans la d&#233;marche ?' Aper&#231;oivent-ils un malade, ils le consolent, un fervent dans l'amour de Dieu, ils s'exhortent ensemble au z&#232;le. La nuit, comme, en dehors des oraisons publiques, chacun veille sur son lit, ils font le tour des cellules, collent leur oreille &#224; la paroi et enqu&#234;tent avec soin sur ce qui se fait. S'ils d&#233;pistent un paresseux, ils ne le bl&#226;ment pas sur le champ, mais dissimulant ce qu'ils savent, ils vont le visiter plus souvent et, s'y mettant les premiers, ils le provoquent &#224; la pri&#232;re plut&#244;t qu'ils ne l'y contraignent.
&lt;br /&gt;L'ouvrage de la journ&#233;e est d&#233;termin&#233;. On le rend au doyen qui le porte &#224; l'&#233;conome ; celui-ci, tous les mois, rend compte au P&#232;re g&#233;n&#233;ral, non sans une grande crainte. C'est lui aussi qui go&#251;te les mets quand ils sont pr&#233;par&#233;s.Et, comme nul n'a permission de dire : &#171; je n'ai pas de tunique, de manteau ou de paillasse de sparterie &#187;, c'est lui encore qui arrange toutes choses pour que nul n'ait &#224; demander, nul n'ait &#224; manquer. Si l'un d'eux tombe malade, on le transf&#232;re dans une salle fort spacieuse. L&#224; les vieillards s'emploient si bien &#224; le dorloter qu'il n'a lieu de souhaiter ni les agr&#233;ments des villes, ni m&#234;me l'affection d'une m&#232;re. Tous les dimanches, ils ne s'emploient qu'aux pri&#232;res et aux lectures ; c'est ce qu'ils font d'ailleurs en tout temps quand ils ont achev&#233; leurs modestes travaux. Chaque jour on &#233;tudie un passage de l'&#201;criture. Le je&#251;ne est le m&#234;me toute l'ann&#233;e, sauf en car&#234;me qui le seul temps o&#249; l'on permette une vie encore plus aust&#232;re. &#192; la Pentec&#244;te, le d&#238;ner se change en d&#233;jeuner ; on satisfait ainsi la tradition eccl&#233;siastique&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb70' class='spip_note' rel='footnote' title='Qui d&#233;fend de je&#251;ner pendant le temps pascal.' id='nh70'&gt;70&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; et l'on &#233;vite de charger l'estomac d'un double repas. C'est ainsi que Philon, l'imitateur du langage de Platon, et Jos&#232;phe&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb71' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. de Bello Iudaico II, 8, 2-13, cit&#233; par J&#233;r&#244;me lui-m&#234;me dans Adu. Iouin. II, (...)' id='nh71'&gt;71&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, le Tite-Live des Grecs, dans sa deuxi&#232;me histoire de la captivit&#233; des Juifs, d&#233;crivent les Ess&#233;niens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;36.&lt;/strong&gt; Je m'aper&#231;ois que, dans un &#233;crit sur les Vierges, j'ai bavard&#233; sur les moines de fa&#231;on presque superflue. Aussi en viens-je &#224; la troisi&#232;me sorte qu'on appelle les anachor&#232;tes, et qui, sortant des communaut&#233;s, vont au d&#233;sert sans rien emporter que du pain et du sel. L'initiation de ce genre de vie, c'est Paul ; Antoine l'a illustr&#233; ; pour remonter plus haut, le chef de file fut Jean-Baptiste. C'est aussi un homme de cette sorte qu'a d&#233;crit le proph&#232;te J&#233;r&#233;mie par ces mots : &lt;i&gt;&#171; Il est bon &#224; l'homme de porter le joug d&#232;s la jeunesse ; il s'assi&#233;ra tout seul et se taira, car il a pris sur lui le joug ; il offrira sa joue &#224; qui le frappe, il sera rassasi&#233; d'opprobres, aussi le Seigneur ne rejettera-t-il pas pour l'&#233;ternit&#233; &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Lm &lt;/i&gt;3, 27-30). Le travail de ces h&#233;ros, leur mani&#232;re de vivre dans la chair, non selon la chair, je te l'expliquerai, si tu veux, &#224; un autre moment. &#192; pr&#233;sent, je vais revenir &#224; mon propos, car c'est en dissertant sur l'avarice que j'en &#233;tais venu aux moines. En te proposant leurs exemples, ce n'est pas seulement, te dirai-je, l'or, l'argent et les autres richesses, mais la terre et le ciel m&#234;me que tu devras m&#233;priser ; alors, unie au Christ, tu chanteras : &lt;i&gt;&#171; Ma part, c'est le Seigneur ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;72, 26)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;37.&lt;/strong&gt; Autres remarques. L'Ap&#244;tre, il est vrai, nous ordonne de prier toujours ; pour les saints, d'ailleurs, le sommeil m&#234;me est aussi une pri&#232;re. Pourtant, nous devons avoir des heures de pri&#232;re bien distinctes. De la sorte, si nous &#233;tions absorb&#233;s par quelque travail, l'horaire lui-m&#234;me nous avertirait d'accomplir le devoir : l'heure de tierce, de sexte, de none, l'aube aussi et le soir ; nul n'ignore cette pratique. Et tu ne prendras de repas qui ne soit pr&#233;c&#233;d&#233; d'une pri&#232;re, tu ne quitteras pas la table sans avoir rendu gr&#226;ces au Cr&#233;ateur. Chaque nuit, tu te l&#232;veras deux ou trois fois pour ruminer les textes de l'&#201;criture que nous savons par c&#339;ur. Si nous sortons de notre demeure, armons-nous de pri&#232;re ; revenons-nous de la place publique : pri&#232;re d'abord, avant de nous asseoir ; que notre pauvre corps ne prenne pas son repos, avant que notre &#226;me n'ait go&#251;t&#233; sa nourriture. En toute action, en toute d&#233;marche, que notre main trace le signe de la croix. Ne dis du mal de personne, ne suscite pas de scandale devant le fils de ta m&#232;re. &lt;i&gt;&#171; Toi, qui es-tu donc pour juger le serviteur d'un autre ? Cela concerne son ma&#238;tre, qu'il se tienne debout ou qu'il tombe. Mais il se tiendra debout, car Dieu est assez puissant pour le soutenir &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ro &lt;/i&gt;14, 4). Si tu je&#251;nes deux jours, ne t'estime pas meilleure que celui qui ne je&#251;ne pas.Tu je&#251;nes, mais tu te f&#226;ches ; lui mange, mais peut-&#234;tre pratique la douceur. La fatigue de ton esprit et la fringale de ton estomac, c'est en querellant que tu les dig&#232;res ; lui se nourrit avec mod&#233;ration, mais rend gr&#226;ces &#224; Dieu. Aussi Isa&#239;e s'exclame-t-il tous les jours : &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas un tel je&#251;ne que j'ai choisi, dit le Seigneur &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Is &lt;/i&gt;58, 5). Et encore : &lt;i&gt;&#171; &#192; l'&#233;poque de vos je&#251;nes se rencontrent vos exigences ; tous ceux qui d&#233;pendent de vous, vous les piquez de votre aiguillon ; c'est au milieu des proc&#232;s et des litiges que vous je&#251;nez ; de vos poings vous frappez le petit ; &#224; quoi bon je&#251;ner en mon honneur ? &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Is &lt;/i&gt;68, 3-4) De quelle qualit&#233; peut bien &#234;tre le je&#251;ne de cet homme, si sa col&#232;re, je ne dis pas seulement dure jusqu'&#224; la nuit, mais persiste apr&#232;s une lunaison tout enti&#232;re ? Quand tu m&#233;dites sur toi-m&#234;me, ne fonde pas ta gloire sur la chute d'autrui, mais sur la valeur m&#234;me de ton acte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;38.&lt;/strong&gt; Ne te propose pas comme exemples celles qui, adonn&#233;es aux soucis charnels, calculent les revenus de leurs propri&#233;t&#233;s et les d&#233;penses quotidiennes de leur maison. Les onze ap&#244;tres, en effet, n'ont pas &#233;t&#233; abattus par la trahison de Judas ; quand Phyg&#232;le et Alexandre ont fait naufrage, les autres n'ont pas arr&#234;t&#233; la course de leur foi. Ne dis pas : 'Telle ou telle jouit de sa fortune ; tous l'honorent ; les fr&#232;res et les soeurs se r&#233;unissent chez elle ; aurait-elle pour autant cess&#233; d'&#234;tre vierge ? Car &lt;i&gt;&#171; ce n'est pas comme voit l'homme, que Dieu verra, l'homme voit le visage, Dieu voit le c&#339;ur &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 S &lt;/i&gt;16, 7)&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; Ensuite : si elle est vierge de corps, est-elle vierge en esprit ? Je l'ignore. Or, voici comment l'Ap&#244;tre d&#233;fini la vierge : &lt;i&gt;&#171; Qu'elle soit sainte et de corps et d'esprit. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Co &lt;/i&gt;7, 34). Et, apr&#232;s tout, qu'elle garde pour soi sa propre gloire ; qu'elle l'emporte sur la d&#233;cision de Paul, qu'elle m&#232;ne, s'il lui pla&#238;t, une vie de jouissance et de plaisirs ! Pour nous, suivons les exemples des meilleurs. Propose-toi celui de la bienheureuse Marie, dont la puret&#233; fut telle qu'elle m&#233;rita d'&#234;tre la m&#232;re du Seigneur. Comme l'ange Gabriel &#233;tait descendu jusqu'&#224; elle sous l'aspect d'un homme disant : &lt;i&gt;&#171; Salut, pleine de gr&#226;ce, le Seigneur est avec toi &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Lc &lt;/i&gt;1, 28), dans son effroi elle ne put lui r&#233;pondre ; jamais, en effet, un homme ne l'avait salu&#233;e. Ensuite, elle &#233;coute le message et prend la parole ; elle avait eu peur d'un homme, elle converse sans crainte avec un ange.
&lt;br /&gt;Toi aussi, tu peux &#234;tre la m&#232;re du Seigneur ! &lt;i&gt;&#171; Prends-toi une grande tablette, neuve, traces-y des caract&#232;res avec un style d'homme qui rapidement emporterait un butin &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Is &lt;/i&gt;8, 1), et quand tu te seras approch&#233;e de la proph&#233;tesse, que tu auras con&#231;u dans tes entrailles et enfant&#233; un fils, dis : &lt;i&gt;&#171; De par ta crainte, Seigneur, nous avons con&#231;u, souffert, enfant&#233; ; l'esprit de ton salut, nous l'avons accompli sur terre &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Is &lt;/i&gt;26, 18). Alors ton fils te r&#233;pondra : &lt;i&gt;&#171; Voici ma m&#232;re et mes fr&#232;res. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Mt &lt;/i&gt;12, 49) Chose admirable ! Celui que tout &#224; l'heure tu d&#233;crivais, dans la g&#233;n&#233;rosit&#233; de tes sentiments, celui que d'un c&#339;ur nouveau et d'un style ail&#233; tu avais dessin&#233;, apr&#232;s avoir pris du butin aux ennemis, mis &#224; nu Principaut&#233;s et Puissances et les avoir clou&#233;s &#224; la croix, une fois con&#231;u il grandit ; devenu adulte il te re&#231;oit pour &#233;pouse des mains de sa m&#232;re. Grand labeur, certes, mais grande r&#233;compense d'&#234;tre ce que sont les martyrs, ce que sont les ap&#244;tres, ce qu'est le Christ. Tout cela n'est utile au salut qui c'est fait dans l'&#201;glise, si dans cette unique maison nous c&#233;l&#233;brons la P&#226;que, si nous entrons dans l'arche avec No&#233;&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb72' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Gn 6, 8.' id='nh72'&gt;72&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, si, tandis qu'on d&#233;truit J&#233;richo, Raab la justifi&#233;e&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb73' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Jos 6, 17.25.' id='nh73'&gt;73&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; nous abrite. Mais les vierges que l'on dit exister dans diverses sectes h&#233;r&#233;tiques ou chez le tr&#232;s impur Man&#232;s, il faut les r&#233;puter courtisanes, et non pas vierges. Si, en effet, c'est le diable qui est l'auteur de leur corps&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb74' class='spip_note' rel='footnote' title='Selon les Manich&#233;ens, le corps est mauvais et principe de tout (...)' id='nh74'&gt;74&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, comment pourraient-elles honorer la figurine model&#233;e par leur ennemi ? Mais, sachant que le nom de vierge est glorieux, sous leur toison de brebis ce sont des loups qui se cachent. C'est le Christ que caricature l'Ant&#233;christ ; leur vie honteuse, elles la travestissent sous l'honneur d'un nom usurp&#233;. R&#233;jouis-toi, ma soeur ; r&#233;jouis-toi, ma fille ; r&#233;jouis-toi, ma vierge ; ce que d'autres simulent, toi, c'est en toute v&#233;rit&#233; que tu as commenc&#233; de l'&#234;tre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;39.&lt;/strong&gt; Toutes ces consid&#233;rations para&#238;tront s&#233;v&#232;res &#224; qui n'aime pas le Christ. Mais celui qui tient pour excr&#233;ments toute la pompe du si&#232;cle, qui estime vain tout ce qui est sous le soleil, afin de gagner le Christ&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb75' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Phi 3, 8 ; 2 Tim 2, 11 ; Col 3, 1.' id='nh75'&gt;75&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, celui qui est mort avec son Seigneur, ressuscit&#233; avec lui, qui a crucifi&#233; sa chair avec ses vices et convoitises&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb76' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Ga 5, 24.' id='nh76'&gt;76&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, celui-l&#224; s'&#233;criera en toute libert&#233; : &lt;i&gt;&#171; Qui nous s&#233;parera de la charit&#233; du Christ ? la tribulation ? l'angoisse ? la pers&#233;cution ? la faim ? la nudit&#233; ? le p&#233;ril ? le glaive ? &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ro &lt;/i&gt;8, 35) Et encore : &lt;i&gt;&#171; Mais je suis s&#251;r que ni mort, ni vie, ni ange, ni principaut&#233;, ni pr&#233;sent, ni futur, ni force, ni sommet, ni ab&#238;me, ni aucune autre cr&#233;ature ne pourra nous sevrer de la charit&#233; de Dieu, qui est dans le Christ J&#233;sus Notre-Seigneur &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ro &lt;/i&gt;8, 38-39).
&lt;br /&gt;Fils de Dieu, pour notre salut il est devenu fils d'homme. Dix mois, dans un sein, il attend de na&#238;tre, il supporte les ennuis&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb77' class='spip_note' rel='footnote' title='De la parturition.' id='nh77'&gt;77&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, est &#233;ject&#233; tout sanglant ; envelopp&#233; de langes, il sourit aux caresses, et lui, dont la main pourrait contenir le monde, il est emprisonn&#233; dans l'&#233;troitesse d'une cr&#232;che. Et j'en passe ! Jusqu'&#224; sa trenti&#232;me ann&#233;e, obscur, il se contente de la pauvret&#233; de ses parents ; on le frappe, et il se tait ; on le crucifie, et il prie pour ceux qui le crucifient. &lt;i&gt;&#171; Que rendrai-je d&#232;s lors au Seigneur, pour tous les bienfaits dont il m'a combl&#233; ? Je prendrai le calice du salut et j'invoquerai le nom du Seigneur &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;115, 3-4)&lt;i&gt; ; &#171; pr&#233;cieuse en pr&#233;sence du Seigneur est la mort de ses saints&lt;/i&gt; &#187; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;115, 6). Il n'y a d'autre r&#233;tribution m&#233;ritoire que de compenser le sang par le sang ; r&#233;dim&#233;s par le sang du Christ, nous succombons volontiers pour notre R&#233;dempteur. Quel saint a jamais &#233;t&#233; couronn&#233; sans combat ? Abel le juste est tu&#233;&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb78' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Gn 4, 8.' id='nh78'&gt;78&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;. Abraham risque de perdre sa femme&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb79' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Gn 12, 1-20, et 20, 2-18.' id='nh79'&gt;79&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;&#8230; ; mais je ne veux pas d&#233;velopper ce th&#232;me en un volume d&#233;mesur&#233; ; cherche toi-m&#234;me ; tu le trouveras sans peine : chacun a souffert &#224; sa mani&#232;re. Seul Salomon a v&#233;cu dans les d&#233;lices&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb80' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. 1 R 11, 1-10.' id='nh80'&gt;80&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; ; de l&#224; probablement sa chute. &lt;i&gt;&#171; Car celui qu'aime le Seigneur, il le r&#233;primande ; il ch&#226;tie tous les enfants qu'il agr&#233;e &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;He &lt;/i&gt;12, 6). N'est-il pas pr&#233;f&#233;rable de combattre pendant une courte p&#233;riode, de porter le pieu, les armes, les provisions, de se fatiguer sous la cuirasse pour, ensuite, se r&#233;jouir comme vainqueur, plut&#244;t que, pour n'avoir pas su p&#226;tir une heure, de subir une &#233;ternelle servitude ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;40.&lt;/strong&gt; Rien n'est dur &#224; qui aime ; &#224; qui d&#233;sire, nul effort n'est difficile. Vois tout ce que supporte Jacob pour Rachel, &#224; lui promise pour &#233;pouse. &lt;i&gt;&#171; Jacob servit, dit l'&#201;criture, sept ann&#233;es pour Rachel. Elles lui parurent comme peu de jours, parce qu'il l'aimait &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Gn &lt;/i&gt;29, 20). Aussi lui-m&#234;me &#233;voque-t-il plus tard ses souvenirs : &lt;i&gt;&#171; le jour me br&#251;lait la chaleur, et la nuit la gel&#233;e &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Gn &lt;/i&gt;31, 40)&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; Aimons nous aussi le Christ, recherchons toujours ses embrassements, et tout le difficile nous semblera facile. Nous estimerons court tout ce qui est long ; bless&#233;s par son javelot d'amour&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb81' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; Bless&#233;s par son javelot d'amour. &#187; Cette expression est la r&#233;plique des mots (...)' id='nh81'&gt;81&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, nous dirons au fil des heures : &lt;i&gt;&#171; H&#233;las ! comme mon exil se prolonge ! Les souffrances de ce monde sont sans proportion avec la gloire future qui se r&#233;v&#233;lera en nous, car la tribulation cr&#233;e la patience, la patience cr&#233;e la probation, et la probation l'esp&#233;rance ; or l'esp&#233;rance ne d&#233;&#231;oit pas &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps &lt;/i&gt;119, 5). Quand ce que tu supportes te semble pesant, lis la &lt;i&gt;Deuxi&#232;me aux Corinthiens&lt;/i&gt; de Paul : &lt;i&gt;&#171; &#192; travers mille souffrances, en prison tr&#232;s souvent, battu sans mesure, fr&#233;quemment expos&#233; &#224; la mort &#8212; des Juifs, j'ai re&#231;u cinq fois quarante coup moins un, trois fois j'ai &#233;t&#233; battu de verges, une fois lapid&#233;, trois fois j'ai fait naufrage, nuit et jour j'ai &#233;t&#233; au fond de la mer ; j'ai tr&#232;s souvent voyag&#233; : p&#233;rils des cours d'eau, p&#233;rils des voleurs, p&#233;rils du fait de ma race, p&#233;rils du fait des pa&#239;ens, p&#233;rils en ville, p&#233;rils au d&#233;sert, p&#233;rils en mer, p&#233;rils de par les faux fr&#232;res ; parmi les souffrances, les mis&#232;res, les veilles nombreuses, la faim et la soif, les je&#251;nes fr&#233;quents, le froid et la nudit&#233;. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;2 Co &lt;/i&gt;11, 23-27) Qui de nous peut revendiquer pour soi une part, m&#234;me minime, du catalogue de ces hauts faits ? Aussi pouvait-il dire plus tard en toute confiance : &lt;i&gt;&#171; J'ai achev&#233; ma course, j'ai gard&#233; ma foi. Il me reste &#224; attendre la couronne de justice, que me d&#233;cernera le Seigneur &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;2 Tim &lt;/i&gt;4, 7-8). La nourriture est-elle trop fade, nous voil&#224; tristes et nous croyons rendre service &#224; Dieu&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb82' class='spip_note' rel='footnote' title='En la mangeant tout de m&#234;me ; comme si ce sacrifice &#233;tait avantageux &#224; (...)' id='nh82'&gt;82&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; ; si notre vin est un peu trop mouill&#233; d'eau, on brise la coupe, on renverse la table, les coups retentissent ; une eau trop ti&#232;de est punie par le sang&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb83' class='spip_note' rel='footnote' title='C'est-&#224;-dire : qu'on fouette jusqu'au sang l'esclave maladroite ou qu'on la (...)' id='nh83'&gt;83&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;. &lt;i&gt;&#171; Le royaume des cieux souffre violence et les violents le ravissent &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Mt &lt;/i&gt;11, 12) Si tu ne te fais pas violence, tu n'emporteras pas le royaume des cieux ; si tu ne heurtes la porte jusqu'&#224; l'importunit&#233;, tu ne recevras pas le pain myst&#233;rieux. Et n'est-ce pas un &#233;tat de violence, quand la chair ambitionne d'&#234;tre ce qu'est Dieu, et de monter au sommet d'o&#249; furent pr&#233;cipit&#233;s les anges, pour juger elle-m&#234;me les anges ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;41.&lt;/strong&gt; Quitte un instant, je te prie, le monde corporel ; offre &#224; tes yeux le tableau de la r&#233;compense que m&#233;ritera la souffrance d'aujourd'hui, cette r&#233;compense que &lt;i&gt;&#171; ni l'oeil de l'homme n'a vue, ni l'oreille entendue, et qui n'est pas mont&#233;e jusqu'au c&#339;ur de l'homme &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;1 Co &lt;/i&gt;2, 9)&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; Quel beau jour ce sera, quand Marie, la m&#232;re du Seigneur, s'avancera vers toi escort&#233;e des choeurs virginaux, quand [un autre Marie&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb84' class='spip_note' rel='footnote' title='La soeur de Mo&#239;se, assimil&#233;e ici par homonymie &#224; la m&#232;re de Notre (...)' id='nh84'&gt;84&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;], apr&#232;s le passage de la mer Rouge et la submersion de Pharaon avec son arm&#233;e, s'accompagnant du tympanon, pr&#233;ludera aux r&#233;pons de la foule : &lt;i&gt;&#171; Chantons le Seigneur ; il est glorieux et magnifique ; le cheval et le cavalier, il les a jet&#233;s dans la mer ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ex &lt;/i&gt;15, 1) Alors, Th&#232;cle&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb85' class='spip_note' rel='footnote' title='C&#233;l&#232;bre vierge martyre du premier si&#232;cle.' id='nh85'&gt;85&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, joyeuse, volera pour t'embrasser. Alors l'&#201;poux lui-m&#234;me s'avancera et dira : &lt;i&gt;&#171; L&#232;ve-toi, viens, mon amie, ma toute belle, ma colombe, car l'hiver a pass&#233;, la pluie s'en est all&#233;e ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;2, 10-11) Alors, les anges &#233;merveill&#233;s s'&#233;crieront : &lt;i&gt;&#171; Qui est celle-ci, qui a l'aspect de l'aurore, belle comme la lune, &#233;lue comme le soleil ? &#192; ta vue, les filles du roi te loueront ; reines et concubines t'exalteront&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb86' class='spip_note' rel='footnote' title='D'apr&#232;s Cant 6, 8.' id='nh86'&gt;86&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt; &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;6, 9).&lt;br /&gt;
Puis s'avancera aussi un autre choeur de chastet&#233; : Sara viendra avec les femmes mari&#233;es, Anne, fille de Phanuel&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb87' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Lc 2, 36.' id='nh87'&gt;87&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, avec les veuves. Comme en des troupeaux diff&#233;rents, celui de la chair et celui de l'esprit, elles te serviront de m&#232;res. Celle-l&#224; se r&#233;jouira, parce qu'elle a enfant&#233;, celle-ci exultera, parce qu'elle a enseign&#233;. Alors vraiment le Seigneur montera sur l'&#226;nesse et fera son entr&#233;e dans la c&#233;leste J&#233;rusalem ; alors les enfants dont parle le Sauveur en Isa&#239;e : &lt;i&gt;&#171; Me voici, avec les enfants que m'a donn&#233;s le Seigneur &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Is &lt;/i&gt;8, 18), brandissant les palmes de la victoire, chanteront &#224; l'unisson : &lt;i&gt;&#171; Hosanna dans les hauteurs, b&#233;ni celui qui vient au nom du Seigneur ; hosanna dans les hauteurs ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Mt &lt;/i&gt;21, 9) Alors les cent quarante-quatre mille &#233;lus&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb88' class='spip_note' rel='footnote' title='D'apr&#232;s Ap 14, 1-3.' id='nh88'&gt;88&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;, en pr&#233;sence du tr&#244;ne et des vieillards, tiendront leurs cithares ; ils chanteront le cantique nouveau &#8212; or, nul ne peut savoir ce cantique, si ce n'est le nombre pr&#233;destin&#233; : &lt;i&gt;&#171; Les voici, ceux qui ne se sont pas souill&#233;s avec les femmes, car ils sont rest&#233;s vierges &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ap &lt;/i&gt;14, 4) ; les voici ceux qui suivent l'Agneau partout o&#249; il va !
&lt;br /&gt;Chaque fois que t'all&#233;chera la vaine pompe du si&#232;cle, chaque fois que dans le monde tu remarqueras quelque objet fastueux, &#233;migre en esprit au Paradis. Comme d'&#234;tre ici-bas ce que tu seras l&#224;-haut. Alors tu entendras la voix de ton &#201;poux : &lt;i&gt;&#171; Place-moi comme un sceau sur ton c&#339;ur, comme un sceau sur ton bras &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;8, 6). Pareillement fortifi&#233;e par tes actes et par tes pens&#233;es, tu t'&#233;crieras : &lt;i&gt;&#171; Les grandes eaux ne sauraient &#233;teindre l'amour, ni les torrents les submerger ! &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Cant &lt;/i&gt;8, 7).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;C'est-&#224;-dire : les instincts physiques suffisent, dans beaucoup de cas, &#224; faire succomber les asc&#232;tes, sans m&#234;me l'intervention du d&#233;mon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;D'apr&#232;s &lt;i&gt;1 P&lt;/i&gt; 5, 8.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;D'apr&#232;s &lt;i&gt;Am&lt;/i&gt; 4, 2.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;D'apr&#232;s &lt;i&gt;Lc&lt;/i&gt; 22, 31.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh5' id='nb5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;C'est-&#224;-dire Adam.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh6' id='nb6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Selon le &#171; vieil homme &#187; que symbolise Adam p&#233;cheur, et non selon &#171; l'homme nouveau &#187; qui est le Christ.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh7' id='nb7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='footnote'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Allusion &lt;i&gt;1 Co&lt;/i&gt; 9, 27.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh8' id='nb8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='footnote'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Allusion &#224; la parabole c&#233;l&#232;bre de &lt;i&gt;Mt&lt;/i&gt; 25, 1-12.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh9' id='nb9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='footnote'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cette doctrine est tr&#232;s fr&#233;quemment expos&#233;e dans le Nouveau Testament, p. ex. &lt;i&gt;1 Co&lt;/i&gt; 6, 15.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh10' id='nb10' class='spip_note' title='Notes 10' rev='footnote'&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cousin a ici le sens d'amant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh11' id='nb11' class='spip_note' title='Notes 11' rev='footnote'&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cette comparaison r&#233;aliste n'est pas de l'invention de saint J&#233;r&#244;me ; elle se rencontre fr&#233;quemment dans les &#233;crits des proph&#232;tes (par exemple &lt;i&gt;&#201;z&lt;/i&gt; 16).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh12' id='nb12' class='spip_note' title='Notes 12' rev='footnote'&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;i&gt;&#201;n&#233;ide&lt;/i&gt; 8, 389.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh13' id='nb13' class='spip_note' title='Notes 13' rev='footnote'&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Salluste&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Jugurtha&lt;/i&gt; 19, 6.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh14' id='nb14' class='spip_note' title='Notes 14' rev='footnote'&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;C'est-&#224;-dire : de n'&#234;tre plus aussi fervent qu'au d&#233;but de ma profession monacale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh15' id='nb15' class='spip_note' title='Notes 15' rev='footnote'&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Allusion au miracle de la temp&#234;te apais&#233;e, &lt;i&gt;Lc&lt;/i&gt; 8, 24. Les &#171; menaces &#187; du Ma&#238;tre ne s'adressaient pas au saint moine, mais aux &#233;l&#233;ments d&#233;cha&#238;n&#233;s et aux d&#233;mons qu'ils repr&#233;sentent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh16' id='nb16' class='spip_note' title='Notes 16' rev='footnote'&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Timoth&#233;e fut l'un des compagnons habituels de saint Paul dans ses missions. Il &#233;tait ch&#233;tif et timide, malgr&#233; son &#233;nergie. Cf. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Spicq&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Les &#233;p&#238;tres pastorales&lt;/i&gt;, 1947, p. xxxv.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh17' id='nb17' class='spip_note' title='Notes 17' rev='footnote'&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;C'est-&#224;-dire : peu civilis&#233;, inexp&#233;riment&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh18' id='nb18' class='spip_note' title='Notes 18' rev='footnote'&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;O&#249; il s'&#233;tait &#233;tabli pour fuir le cataclysme de Sodome, &lt;i&gt;Gn&lt;/i&gt; 19, 30-38. Les descendants des filles de Loth &#233;taient r&#233;prouv&#233;s en raison de leur origine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh19' id='nb19' class='spip_note' title='Notes 19' rev='footnote'&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;C&#233;r&#233;ale apparent&#233;e au bl&#233;, mais de qualit&#233; inf&#233;rieure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh20' id='nb20' class='spip_note' title='Notes 20' rev='footnote'&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Le point d'eau appel&#233; Mara, dont Mo&#239;se adoucit miraculeusement les eaux saum&#226;tres (d'apr&#232;s &lt;i&gt;Ex&lt;/i&gt; 15, 25).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh21' id='nb21' class='spip_note' title='Notes 21' rev='footnote'&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;D'apr&#232;s &lt;i&gt;Dn&lt;/i&gt; 14, 32. Daniel, d&#233;j&#224; dans la fosse aux liions, est nourri par Habacuc, qui lui apporte le frugal repas de ses ouvriers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh22' id='nb22' class='spip_note' title='Notes 22' rev='footnote'&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;D'apr&#232;s &lt;i&gt;Gn&lt;/i&gt; 32, 25.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh23' id='nb23' class='spip_note' title='Notes 23' rev='footnote'&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;C'est-&#224;-dire : je ne me priverai pas pour cela de communier ; l'usage romain de cette &#233;poque &#233;tait que les fid&#232;les pussent communier chez eux tous les jours, s'ils le d&#233;siraient.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh24' id='nb24' class='spip_note' title='Notes 24' rev='footnote'&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Comme J&#233;sus &#224; Nazareth (voir &lt;i&gt;Lc&lt;/i&gt; 2, 59).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh25' id='nb25' class='spip_note' title='Notes 25' rev='footnote'&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Au lieu d'aller visiter les diverses catacombes o&#249; ils sont v&#233;n&#233;r&#233;s. Cette &#233;poque est pr&#233;cis&#233;ment celle o&#249; s'&#233;panouit davantage &#224; Rome le culte des martyrs. Le pape Damase am&#233;nage leurs cryptes et les orne d'inscriptions versifi&#233;es, plus remarquables, &#224; vrai dire, par la beaut&#233; des caract&#232;res que par celle du style.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh26' id='nb26' class='spip_note' title='Notes 26' rev='footnote'&gt;26&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;La cigale est un insecte tr&#232;s r&#233;pandu dans les pays chauds. Le m&#226;le &#233;met de jour sans arr&#234;t des sons stridents et monotones, que les anciens &#8212; surtout les Grecs &#8212; jugeaient exquis et m&#233;lodieux. En qualifiant Eustochium de 'cigale des nuits', J&#233;r&#244;me entend lui signifier, non seulement que son oraison doit &#234;tre continuelle, mais qu'elle se poursuivra avec efficacit&#233; pendant le recueillement et le silence de la nuit. On sait que l'&#201;glise catholique a conserv&#233; cette tradition, et que les Nocturnes du br&#233;viaire doivent, en principe, &#234;tre chant&#233;s ou r&#233;cit&#233;s la nuit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh27' id='nb27' class='spip_note' title='Notes 27' rev='footnote'&gt;27&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;D'apr&#232;s &lt;i&gt;Ps&lt;/i&gt; 6, 7.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh28' id='nb28' class='spip_note' title='Notes 28' rev='footnote'&gt;28&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;D'apr&#232;s &lt;i&gt;Ps&lt;/i&gt; 101, 8.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh29' id='nb29' class='spip_note' title='Notes 29' rev='footnote'&gt;29&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;C'est-&#224;-dire qu'elle fut f&#233;cond&#233;e sans le concours d'un homme, de m&#234;me que Dieu engendra son Fils sans le concours d'une m&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh30' id='nb30' class='spip_note' title='Notes 30' rev='footnote'&gt;30&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cette expression a &#233;t&#233; fort critiqu&#233;e par Rufin. Toxotius, fr&#232;re d'Eustochie, et sa femme Laeta, vou&#232;rent &#224; la virginit&#233;, d&#232;s sa naissance, leur fille Paula.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh31' id='nb31' class='spip_note' title='Notes 31' rev='footnote'&gt;31&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;i&gt;Judith&lt;/i&gt; 13, 14-21.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh32' id='nb32' class='spip_note' title='Notes 32' rev='footnote'&gt;32&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Il s'agit d'un feu m&#233;taphorique. En r&#233;alit&#233;, Assu&#233;rus condamna Aman &#224; la pendaison pour avoir excit&#233; le roi contre les Juifs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh33' id='nb33' class='spip_note' title='Notes 33' rev='footnote'&gt;33&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;i&gt;1 Co&lt;/i&gt; 7, 34.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh34' id='nb34' class='spip_note' title='Notes 34' rev='footnote'&gt;34&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Horace&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Sat&lt;/i&gt;. I, 1, 56.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh35' id='nb35' class='spip_note' title='Notes 35' rev='footnote'&gt;35&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;L'&#233;v&#234;que de Milan est ici qualifi&#233; de 'notre', soit parce qu'il a &#233;crit en latin et non en grec, soit parce qu'il fr&#233;quentait le cercle des amis de Paula et de J&#233;r&#244;me (&#224; supposer que Marcellina de la lettre 45, 7, soit bien la propre soeur d'Ambroise &#224; qui il d&#233;die son trait&#233; sur la virginit&#233;). Saint Ambroise avait particip&#233;, aux c&#244;t&#233;s du pape Damase, au concile romain de 382. Plus tard, J&#233;r&#244;me formulera &#224; son endroit des r&#233;serves s&#233;v&#232;res, au moment de la controverse orig&#233;niste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh36' id='nb36' class='spip_note' title='Notes 36' rev='footnote'&gt;36&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Le palais de Paula, o&#249; Eustochie habitait une chambre retir&#233;e. La vigilance n'&#233;tait pas superflue. Pouss&#233;e par son mari Hymatius, la propre tante d'Eustochie, Pr&#233;textata, s'empara un jour par force de sa personne, accommoda sa chevelure et ses v&#234;tements au go&#251;t de la mode et pr&#233;tendit faire rentrer dans le circuit mondain cette jeune fille de dix-sept &#224; dix-huit ans. Pour les vertus monacales, le palais de Paul &#233;tait un abri moins s&#251;r que ne fut plus tard le couvent de Bethl&#233;em.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh37' id='nb37' class='spip_note' title='Notes 37' rev='footnote'&gt;37&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;&lt;i&gt;Gn&lt;/i&gt; 34.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh38' id='nb38' class='spip_note' title='Notes 38' rev='footnote'&gt;38&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;En sortant de sa chambre, m&#234;me pour se rendre dans le palais de sa m&#232;re, Eustochie rencontrerait des femmes ou des jeunes filles de l'aristocratie, les unes encore pa&#239;ennes, les autres purement mondaines, d'une religion moins &#233;lev&#233;e et moins exigeante, &#233;trang&#232;re &#224; son unique pr&#233;occupation, qui est de chercher Dieu. D'autre part, Dieu est 'jaloux', comme en t&#233;moignent maints passages des &#201;critures. De m&#234;me qu'il abhorrait toute trace de polyth&#233;isme, de m&#234;me J&#233;sus ne veut pas d'un c&#339;ur partag&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh39' id='nb39' class='spip_note' title='Notes 39' rev='footnote'&gt;39&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Allusion aux vierges folles, d'apr&#232;s &lt;i&gt;Mt&lt;/i&gt; 25, 12.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh40' id='nb40' class='spip_note' title='Notes 40' rev='footnote'&gt;40&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;C'est-&#224;-dire : comme une courtisane.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh41' id='nb41' class='spip_note' title='Notes 41' rev='footnote'&gt;41&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;i&gt;Pr&lt;/i&gt; 4, 23.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh42' id='nb42' class='spip_note' title='Notes 42' rev='footnote'&gt;42&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;C'est-&#224;-dire : seront r&#233;prouv&#233;s ; d'apr&#232;s &lt;i&gt;Mt&lt;/i&gt; 25, 33.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh43' id='nb43' class='spip_note' title='Notes 43' rev='footnote'&gt;43&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;i&gt;Mt&lt;/i&gt; 25, 10-12.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh44' id='nb44' class='spip_note' title='Notes 44' rev='footnote'&gt;44&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;i&gt;Mt&lt;/i&gt; 6, 6.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh45' id='nb45' class='spip_note' title='Notes 45' rev='footnote'&gt;45&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;i&gt;Dn&lt;/i&gt; 6, 10.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh46' id='nb46' class='spip_note' title='Notes 46' rev='footnote'&gt;46&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;i&gt;Mt&lt;/i&gt; 6, 2-4.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh47' id='nb47' class='spip_note' title='Notes 47' rev='footnote'&gt;47&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;i&gt;Mt&lt;/i&gt; 6, 16-18.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh48' id='nb48' class='spip_note' title='Notes 48' rev='footnote'&gt;48&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Horace&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Carmina&lt;/i&gt;, l. IV, &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;iii&lt;/span&gt;, 22.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh49' id='nb49' class='spip_note' title='Notes 49' rev='footnote'&gt;49&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Il s'agit ici d'un chr&#233;tien, d'une chr&#233;tienne quelconque, non pas d'un membre de la famille d'Eustochie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh50' id='nb50' class='spip_note' title='Notes 50' rev='footnote'&gt;50&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Horace&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Sat&lt;/i&gt;., l. I, &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;vi&lt;/span&gt;, 65-67.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh51' id='nb51' class='spip_note' title='Notes 51' rev='footnote'&gt;51&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;&lt;i&gt;Mt&lt;/i&gt; 6, 16.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh52' id='nb52' class='spip_note' title='Notes 52' rev='footnote'&gt;52&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;i&gt;1 Co&lt;/i&gt; 9, 14.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh53' id='nb53' class='spip_note' title='Notes 53' rev='footnote'&gt;53&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;C'est-&#224;-dire : moines comme moi-m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh54' id='nb54' class='spip_note' title='Notes 54' rev='footnote'&gt;54&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Expression que l'on peut traduire par : vieux soiffard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh55' id='nb55' class='spip_note' title='Notes 55' rev='footnote'&gt;55&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Diom&#232;de, roi des Bistoniens, qui passait pour nourrir ses chevaux avec la chair des prisonniers, et fut vaincu par Hercule. Claudien emploie aussi cette m&#233;taphore.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh56' id='nb56' class='spip_note' title='Notes 56' rev='footnote'&gt;56&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Ou bien : tout ce qui est naturel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh57' id='nb57' class='spip_note' title='Notes 57' rev='footnote'&gt;57&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Litt&#233;ralement : 'ch&#226;tr&#233;' ; allusion &#224; &lt;i&gt;Mt&lt;/i&gt; 19, 12.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh58' id='nb58' class='spip_note' title='Notes 58' rev='footnote'&gt;58&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Rufin, devenu son ennemi, reprochera &#224; J&#233;r&#244;me d'avoir cependant enfreint ce serment en faveur des &#233;coliers qu'il instruisait &#224; Bethl&#233;em. Il r&#233;pondra : le fait est ancien, &#171; les proph&#232;tes interdisent de croire aux r&#234;ves &#187;, enfin il est souvent victime d'affreux cauchemars ! &#171; veut-on le tuer pour cela ? &#187; Voir aussi : &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Virgile&lt;/span&gt;. &lt;i&gt;&#201;n&#233;ide&lt;/i&gt;. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;vi&lt;/span&gt;, 568.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh59' id='nb59' class='spip_note' title='Notes 59' rev='footnote'&gt;59&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Sur la r&#233;alit&#233; de ce songe fameux, voir de Labriolle, Miscellanea Geronimiana, 217-239 ; &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Collombet&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Histoire de saint J&#233;r&#244;me&lt;/i&gt;, t. 1, p. 122-143, et surtout &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Cavallera&lt;/span&gt;, t. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;ii&lt;/span&gt;, p. 76-78. Ces deux derniers auteurs soulignent avec raison le curieux parall&#232;le que pr&#233;sente le songe de Tutuslymeni, rapport&#233; par saint Augustin au sermon 308.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh60' id='nb60' class='spip_note' title='Notes 60' rev='footnote'&gt;60&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Mais qu'elle s'appr&#234;te &#224; vider pour v&#234;tir les pauvres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh61' id='nb61' class='spip_note' title='Notes 61' rev='footnote'&gt;61&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Sans doute les &#233;vang&#233;liaires et autres livres liturgiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh62' id='nb62' class='spip_note' title='Notes 62' rev='footnote'&gt;62&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Allusion &#224; la parabole du mauvais riche, &lt;i&gt;Lc&lt;/i&gt; 10, 20.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh63' id='nb63' class='spip_note' title='Notes 63' rev='footnote'&gt;63&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;D'apr&#232;s &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;T&#233;rence&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Eun&lt;/i&gt;. 236.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh64' id='nb64' class='spip_note' title='Notes 64' rev='footnote'&gt;64&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;D'apr&#232;s &lt;i&gt;Mt&lt;/i&gt; 6, 33.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh65' id='nb65' class='spip_note' title='Notes 65' rev='footnote'&gt;65&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Au paralytique qui mendiait &#224; la porte du Temple (&lt;i&gt;Ac&lt;/i&gt; 3, 6).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh66' id='nb66' class='spip_note' title='Notes 66' rev='footnote'&gt;66&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;D'apr&#232;s &lt;i&gt;1 Tim&lt;/i&gt; 6, 8.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh67' id='nb67' class='spip_note' title='Notes 67' rev='footnote'&gt;67&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;C'est-&#224;-dire : p&#232;re de nombreux enfants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh68' id='nb68' class='spip_note' title='Notes 68' rev='footnote'&gt;68&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;L'un des plus fameux d&#233;serts d'&#201;gypte, au sud-ouest d'Alexandrie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh69' id='nb69' class='spip_note' title='Notes 69' rev='footnote'&gt;69&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Selon l'&#201;vangile (&lt;i&gt;Mt&lt;/i&gt; 6, 16-18), le je&#251;ne devrait &#234;tre tenu secret par ceux qui le pratiquent ; ces moines en font un match dont ils publient les r&#233;sultats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh70' id='nb70' class='spip_note' title='Notes 70' rev='footnote'&gt;70&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Qui d&#233;fend de je&#251;ner pendant le temps pascal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh71' id='nb71' class='spip_note' title='Notes 71' rev='footnote'&gt;71&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;i&gt;de Bello Iudaico&lt;/i&gt; II, 8, 2-13, cit&#233; par J&#233;r&#244;me lui-m&#234;me dans &lt;i&gt;Adu. Iouin.&lt;/i&gt; II, 14. Mais, remarque Courcelle (&lt;i&gt;Les lettres grecques,&lt;/i&gt; p. 73), Jos&#232;phe ne dit rien de semblable dans le passage all&#233;gu&#233;. J&#233;r&#244;me plagierait un passage de Porphyre qu'il a lu trop rapidement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh72' id='nb72' class='spip_note' title='Notes 72' rev='footnote'&gt;72&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;i&gt;Gn&lt;/i&gt; 6, 8.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh73' id='nb73' class='spip_note' title='Notes 73' rev='footnote'&gt;73&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;i&gt;Jos&lt;/i&gt; 6, 17.25.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh74' id='nb74' class='spip_note' title='Notes 74' rev='footnote'&gt;74&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Selon les Manich&#233;ens, le corps est mauvais et principe de tout mal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh75' id='nb75' class='spip_note' title='Notes 75' rev='footnote'&gt;75&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;i&gt;Phi&lt;/i&gt; 3, 8 ; &lt;i&gt;2 Tim&lt;/i&gt; 2, 11 ; &lt;i&gt;Col&lt;/i&gt; 3, 1.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh76' id='nb76' class='spip_note' title='Notes 76' rev='footnote'&gt;76&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;i&gt;Ga&lt;/i&gt; 5, 24.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh77' id='nb77' class='spip_note' title='Notes 77' rev='footnote'&gt;77&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;De la parturition.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh78' id='nb78' class='spip_note' title='Notes 78' rev='footnote'&gt;78&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;i&gt;Gn&lt;/i&gt; 4, 8.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh79' id='nb79' class='spip_note' title='Notes 79' rev='footnote'&gt;79&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;i&gt;Gn&lt;/i&gt; 12, 1-20, et 20, 2-18.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh80' id='nb80' class='spip_note' title='Notes 80' rev='footnote'&gt;80&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;i&gt;1 R&lt;/i&gt; 11, 1-10.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh81' id='nb81' class='spip_note' title='Notes 81' rev='footnote'&gt;81&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;&#171; Bless&#233;s par son javelot d'amour. &#187; Cette expression est la r&#233;plique des mots du &lt;i&gt;Cant&lt;/i&gt; 4, 9.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh82' id='nb82' class='spip_note' title='Notes 82' rev='footnote'&gt;82&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;En la mangeant tout de m&#234;me ; comme si ce sacrifice &#233;tait avantageux &#224; Dieu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh83' id='nb83' class='spip_note' title='Notes 83' rev='footnote'&gt;83&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;C'est-&#224;-dire : qu'on fouette jusqu'au sang l'esclave maladroite ou qu'on la pique cruellement avec une aiguille, comme faisaient les matrones irrit&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh84' id='nb84' class='spip_note' title='Notes 84' rev='footnote'&gt;84&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;La soeur de Mo&#239;se, assimil&#233;e ici par homonymie &#224; la m&#232;re de Notre Seigneur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh85' id='nb85' class='spip_note' title='Notes 85' rev='footnote'&gt;85&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;C&#233;l&#232;bre vierge martyre du premier si&#232;cle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh86' id='nb86' class='spip_note' title='Notes 86' rev='footnote'&gt;86&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;D'apr&#232;s &lt;i&gt;Cant&lt;/i&gt; 6, 8.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh87' id='nb87' class='spip_note' title='Notes 87' rev='footnote'&gt;87&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;i&gt;Lc&lt;/i&gt; 2, 36.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh88' id='nb88' class='spip_note' title='Notes 88' rev='footnote'&gt;88&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;D'apr&#232;s &lt;i&gt;Ap&lt;/i&gt; 14, 1-3.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Source :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Saint J&#233;r&#244;me&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Lettres&lt;/i&gt;, t. 1, Les Belles Lettres, Paris 1949, p. 110-160, avec l'aimable autorisation de publication pour un an de M&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;me&lt;/sup&gt; Laure de Chantal, responsable d'&#233;dition.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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<item xml:lang="fr">
		<title>Autres p&#232;res de l'&#201;glise d'Orient (I) : &#201;phrem le Syrien (vers 306-373)</title>
		<link>http://www.patristique.org/Autres-peres-de-l-Eglise-d-Orient,328</link>
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		<dc:date>2009-06-05T11:27:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Fritz</dc:creator>


		<dc:subject>Ephrem le Syrien</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Vous trouverez ici le chapitre sur saint &#201;phrem de Nisibe publi&#233; dans le manuel de patrologie de S&#339;ur Gabriel Peters.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.patristique.org/-Lire-les-Peres-de-l-Eglise-soeur-" rel="directory"&gt;Lire les P&#232;res de l'&#201;glise, soeur Gabriel Peters&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.patristique.org/+-Ephrem-le-Syrien-+" rel="tag"&gt;Ephrem le Syrien&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;span class='_foosommaire'&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class=&quot;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&quot; id=&quot;outil_sommaire&quot;&gt; &lt;div class=&quot;cs_sommaire_inner&quot;&gt; &lt;div class=&quot;cs_sommaire_titre_avec_fond&quot;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&quot;I. Vie&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/spip.php?page=backend#outil_sommaire_0&quot;&gt;I. Vie&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a title=&quot;II. Oeuvres&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/spip.php?page=backend#outil_sommaire_1&quot;&gt;II. Oeuvres&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a title=&quot;Conclusion&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/spip.php?page=backend#outil_sommaire_2&quot;&gt;Conclusion&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;&lt;span class='_foosommaire'&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;q&gt;Toi seul, J&#233;sus, et ta M&#232;re, vous &#234;tes beaucoup plus beaux que tout ! Pas de souillure en toi, Seigneur, et pas de tache en ta M&#232;re !&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align:right;&quot;&gt;&lt;i&gt;Carm. Nisib.&lt;/i&gt;, 27,44&lt;/div&gt;
&lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;Ch&#339;ur de harpes,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Demeures de cithares,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;O clameurs d'hosannas,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;O &#201;glise des hymnes !&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La cl&#244;ture qui l'entoure,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;C'est la paix qui vient tout pacifier !&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;div class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align:right;&quot;&gt;&lt;i&gt;Hymne sur le Paradis&lt;/i&gt;, 11, 3&lt;/div&gt;
&lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;Donne-nous gratitude,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;O Bon,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;de ta Bont&#233;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;div class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align:right;&quot;&gt;&lt;i&gt;Hymne sur le Paradis&lt;/i&gt;, 13, 2&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;h2 class=&quot;spip&quot; id=&quot;outil_sommaire_0&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Sommaire&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/spip.php?page=backend#outil_sommaire&quot; class=&quot;sommaire_ancre&quot;&gt; &lt;/a&gt;I. Vie&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;La c&#233;l&#233;brit&#233; de saint &#201;phrem fut si grande en Orient que les l&#233;gendes se multipli&#232;rent &#224; son sujet et que bien des &#339;uvres emprunt&#232;rent son nom. Il n'est pas facile aujourd'hui de reconstituer les donn&#233;es authentiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici le peu qui doit &#234;tre retenu : &#201;phrem est n&#233; en M&#233;sopotamie &#224; Nisibe ou dans les environs vers 306. Sa famille &#233;tait sans doute chr&#233;tienne : &#171; Je suis n&#233; dans le chemin de la v&#233;rit&#233; &#187; &#233;crit-il&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Contra haereses 26, 10.' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Diacre et moine&lt;/h3&gt;
&lt;h4 class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; Nisibe&lt;/h4&gt; &lt;p&gt;Il fut ordonn&#233; diacre et le demeura toute sa vie. Il fut moine aussi, sans que l'on puisse bien d&#233;terminer quelle fut sa forme de vie monastique : il professe une grande admiration pour l'&#233;r&#233;mitisme mais il est s&#251;r qu'il en fit le sacrifice.&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;Le d&#233;sert est bien meilleur que les lieux habit&#233;s pour celui qui cherche l'honneur de Dieu&#8230; si l'aigle fait son nid dans une maison, la fum&#233;e le prend aux yeux&#8230; le fauve qui s'approche des murailles y perd sa peau&#8230; Regardez les animaux et fuyez les maisons, o homme des montagnes !&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;div class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align:right;&quot;&gt;&lt;i&gt;Lettre aux moines&lt;/i&gt;, 3&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sans doute vivait-il en compagnie de quelques asc&#232;tes, il est certain qu'il fut tr&#232;s aust&#232;re : tout son id&#233;al en t&#233;moigne.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;h4 class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; &#201;desse&lt;/h4&gt; &lt;p&gt;En 363, il dut quitter Nisibe tomb&#233;e aux mains des Perses. Il s'&#233;tablit alors &#224; &#201;desse o&#249; il demeura jusqu'&#224; sa mort.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le diacre &#201;phrem eut une intense activit&#233; pastorale tant &#224; &#201;desse qu'&#224; Nisibe. Il pr&#234;chait et enseignait par la parole et l'&#233;crit. Sans doute fut-il ma&#238;tre de ch&#339;ur &#224; &#201;desse, il est selon toute probabilit&#233; le fondateur de l'&#233;cole cat&#233;ch&#233;tique d'&#201;desse apr&#232;s avoir &#233;t&#233; le principal animateur de celle de Nisibe. C'est pr&#233;cis&#233;ment la certitude de son activit&#233; pastorale incessante qui am&#232;ne &#224; penser que sa formule de vie monastique fut souple. Il v&#233;cut dans la pauvret&#233; et la virginit&#233; au service de L'&#201;glise Il fut dans l'&#201;glise de Syrie le d&#233;fenseur de l'orthodoxie contre l'h&#233;r&#233;sie arienne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il mourut le 9 juin 373.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot; id=&quot;outil_sommaire_1&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Sommaire&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/spip.php?page=backend#outil_sommaire&quot; class=&quot;sommaire_ancre&quot;&gt; &lt;/a&gt;II. Oeuvres&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;&#201;phrem est po&#232;te toujours, ce po&#232;te est aussi un ex&#233;g&#232;te et un th&#233;ologien. Des po&#233;sies et hymnes innombrables lui sont attribu&#233;es car il fit &#233;cole en Orient. On commence seulement &#224; &#233;tudier syst&#233;matiquement et de mani&#232;re critique son &#339;uvre. Nous retiendrons l'essentiel :&lt;/p&gt; &lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Un &lt;i&gt;Commentaire du Diatesseron de Tatien&lt;/i&gt;, c'est-&#224;-dire de l'&#233;vangile concordant.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; De nombreux &lt;i&gt;Trait&#233;s, Discours&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Hymnes&lt;/i&gt;, la plupart en vers.&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Contre les h&#233;r&#233;sies&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 87 &lt;i&gt;Hymnes&lt;/i&gt; sur la foi (contre les ariens)
&lt;br /&gt;Quand le navire &#233;tend ses rames en forme de croix, et forme de ses deux vergues un sein o&#249; le vent s'engouffre - quand il d&#233;ploie la croix - alors la voie est ouverte pour sa course.
&lt;br /&gt;O pur sein des voiles, image du Corps de notre R&#233;dempteur qui &#233;tait rempli de l'Esprit sans lui avoir impos&#233; ni limites ni fermeture, de l'Esprit qui r&#233;side dans les voiles de lin. Les &#226;mes habit&#233;es par l'&#194;me re&#231;oivent la vie !
&lt;div class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align:right;&quot;&gt;&lt;i&gt;De fide&lt;/i&gt;, 18, 8-10&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 15 &lt;i&gt;Hymnes&lt;/i&gt; sur le paradis.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;Adam nu &#233;tait beau,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;sa femme diligente&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;peina &#224; lui tisser&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;un habit de souillures !&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le Jardin le voyant&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;et le trouvant hideux&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;dehors le repoussa !&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Mais pour lui par Marie&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;fut faite tunique neuve&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Marie tisse la tunique neuve : la chair de son Fils. Le Larron se rev&#234;t du (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;V&#234;tu de cette parure,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;et selon la promesse&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;le Larron resplendit :&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Revoyant en son image Adam,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;le Jardin l'embrassa !&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;div class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align:right;&quot;&gt;&lt;i&gt;Hymne&lt;/i&gt; 4,4-5&lt;/div&gt;
&lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;Dedans le Paradis&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;dansent les estropi&#233;s&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;qui ne pouvaient marcher !&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les paralytiques qui ne pouvaient m&#234;me ramper&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;s'envolent dans les airs !&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;D&#232;s le sein maternel,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;les aveugles et les sourds&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;souffraient de leur mis&#232;re !&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Affam&#233;s de lumi&#232;re,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Ils ne pouvaient voir ni entendre !&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Beaut&#233; du Paradis&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&#233;panouit leurs yeux,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Chant de cithares&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;console leurs oreilles&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;div class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align:right;&quot;&gt;&lt;i&gt;Hymne&lt;/i&gt; 7, 13&lt;/div&gt;
&lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;C'est selon qu'ici-bas&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;chacun rend pur son &#339;il&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;qu'il pourra contempler&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;la gloire du Tr&#232;s-Grand.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;C'est selon que chacun&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;ouvre ici ses oreilles&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;qu'il pourra accueillir&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;la Sagesse de Dieu !&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;C'est selon que chacun&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;rend large ici son c&#339;ur&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;qu'il pourra pour sa part&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;recevoir ses tr&#233;sors !&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Car avec mesure le Seigneur sans mesure&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;alimente chaque &#234;tre,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;il adapte &#224; nos yeux&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;la vue de sa Vision,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;sa Voix &#224; nos oreilles.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Sa b&#233;n&#233;diction r&#233;pond &#224; notre faim !&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Sa Science &#224; notre langue !&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les biens d&#233;borderont de son Don.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;De l'Eden, saveurs toujours nouvelles,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;ar&#244;mes triomphants,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;jaillissante vigueur,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;couleurs &#233;panouies !&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;div class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align:right;&quot;&gt;Hymne 9, 26-27&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ces citations permettront de se faire une id&#233;e de la po&#233;sie th&#233;ologique d'&#201;phrem, riche en images mais aussi en doctrine : le Paradis est d'ailleurs rendu &#224; l'humanit&#233; dans L'Eglise plus beau et splendide que l'Eden qui en &#233;tait la figure :&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;D'une part, il planta le jardin splendide !&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;de l'autre, il b&#226;tit L'Eglise pure&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;div class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align:right;&quot;&gt;Hymne 7&lt;/div&gt;
&lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;Au-dedans de l'Eglise il implanta le Verbe.&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;div class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align:right;&quot;&gt;Hymne 7&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le nouvel Adam, l'Homme qui d&#233;truit la faute et ouvre le Paradis, c'est le Christ et &#201;phrem chante inlassablement sa louange :&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;B&#233;ni qui par sa Croix&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;ouvrit la porte du Paradis.&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;div class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align:right;&quot;&gt;Refrain de l'&lt;i&gt;Hymne&lt;/i&gt; 6&lt;/div&gt;
&lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;B&#233;ni soit celui qui fit la joie d'Adam.&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;div class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align:right;&quot;&gt;&lt;i&gt;Hymne&lt;/i&gt; 9, 6&lt;/div&gt;
&lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;B&#233;ni soit celui qui d&#233;lia nos liens&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;afin que son image ne rest&#226;t prisonni&#232;re !&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&#8230;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;B&#233;ni qui nous donna parabole&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;du retour au logis !&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;div class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align:right;&quot;&gt;&lt;i&gt;Hymne&lt;/i&gt; 13, 4 et 8&lt;/div&gt;
&lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;Ah ! Gloire au Jardinier&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;de l'Arbre-Humanit&#233; !&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;div class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align:right;&quot;&gt;&lt;i&gt;Hymne&lt;/i&gt; 14,13&lt;/div&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; 21 &lt;i&gt;Hymnes&lt;/i&gt; sur les azymes (sur P&#226;ques).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 52 &lt;i&gt;Hymnes&lt;/i&gt; sur l'Eglise.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 51 &lt;i&gt;Hymnes&lt;/i&gt; sur la virginit&#233;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 8 &lt;i&gt;Hymnes&lt;/i&gt; sur la crucifixion.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 88 &lt;i&gt;Carmina Nisibena&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Ces po&#232;mes, &#233;crits &#224; Nisibe selon le titre qui les d&#233;signe, forment un recueil qui r&#233;unit de nombreux po&#232;mes : seuls les 21 premiers furent r&#233;dig&#233;s &#224; Nisibe et parlent d'ailleurs de la guerre des Perses et des si&#232;ges subis par la ville. 8 po&#232;mes ont &#233;t&#233; perdus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici un extrait dont la note d'humour n'est pas absente le diable se plaint d'avoir appris en vain l'&#201;criture !&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;Avec peine, j'ai appris par c&#339;ur ce psaume pour prendre le Seigneur au filet avec son psaume. C'est bien en vain que j'ai appris ma le&#231;on !&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;div class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align:right;&quot;&gt;&lt;i&gt;Carmina Nis.&lt;/i&gt;, 35, 4 (sur la tentation du Christ)&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#201;phrem est encore l'auteur de nombreux &lt;i&gt;chants liturgiques&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;sermons &lt;/i&gt;en vers et en prose et d'une &lt;i&gt;lettre aux moines&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot; id=&quot;outil_sommaire_2&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Sommaire&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/spip.php?page=backend#outil_sommaire&quot; class=&quot;sommaire_ancre&quot;&gt; &lt;/a&gt;Conclusion&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Saint &#201;phrem que l'on appelle &#201;phrem de Syrie, &#201;phrem de Nisibe ou &#201;phrem d'&#201;desse est le plus grand po&#232;te de Syrie. Sa po&#233;sie servit de mod&#232;le non seulement en Syrie mais aussi dans le monde hell&#233;nistique.
&lt;br /&gt;Il est &#233;vident que le langage th&#233;ologique d'&#201;phrem qui n'a rien de sp&#233;culatif et qui ignore les subtilit&#233;s philosophiques n'a pas la pr&#233;cision des grands th&#233;ologiens de la patristique grecque mais dans son jaillissement d'images bibliques, &#201;phrem d&#233;veloppe une th&#233;ologie tr&#232;s s&#251;re. Sa d&#233;votion &#224; Marie est notoire. &#201;phrem s'adresse toujours &#224; la masse du peuple et il fut, par ses chants, un &#233;ducateur remarquable du sens chr&#233;tien. Il a, comme les Cappadociens, une perception profonde de la transcendance divine&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip_poesie&quot;&gt;
&lt;div&gt;Je n'ai pas eu l'audace de parler de ton Fils&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;O Tout-Secret,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;J'ai entour&#233; le Verbe d'une fronti&#232;re de silence&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Puisque j'ai respect&#233; ta g&#233;n&#233;ration&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Fais que j'habite en ton Paradis,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Que tout homme qui t'aime&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;loue ton &#234;tre secret !&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;div class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align:right;&quot;&gt;&lt;i&gt;Hymne sur le Paradis&lt;/i&gt;, 4, 11&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'Orient lui a d&#233;cern&#233; le nom de &#171; cithare du Saint-Esprit &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;&lt;i&gt;Contra haereses&lt;/i&gt; 26, 10.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Marie tisse la tunique neuve : la chair de son Fils. Le Larron se rev&#234;t du Christ, robe nuptiale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Sources :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Soeur Gabriel Peters&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Lire les P&#232;res de l'&#201;glise. Cours de patrologie&lt;/i&gt;, DDB, 1981.
&lt;br /&gt;Avec l'aimable autorisation des &lt;a href='http://www.migne.fr/' class='spip_out'&gt;&#201;ditions Migne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Colomban, abb&#233; de Luxueil : Blesse-nous de ton amour</title>
		<link>http://www.patristique.org/Colomban-abbe-de-Luxueil-Blesse</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.patristique.org/Colomban-abbe-de-Luxueil-Blesse</guid>
		<dc:date>2009-06-05T07:21:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Fritz</dc:creator>


		<dc:subject>Colomban</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Vous trouverez ici une pri&#232;re de saint Colomban (&#8224; 615), moine irlandais qui &#233;vang&#233;lisa la France et fonda le monast&#232;re de Luxeuil dans les Vosges.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.patristique.org/-Prier-avec-les-Peres-" rel="directory"&gt;Prier avec les P&#232;res&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.patristique.org/+-Colomban-+" rel="tag"&gt;Colomban&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Saint Colomban (543 ?-615) &#233;tait un moine irlandais qui vint en France vers 585. Il fonda plusieurs monast&#232;res, dont celui de Luxueil dans les Vosges. Pers&#233;cut&#233; parce qu'il d&#233;non&#231;ait les moeurs de la cour de Bourgogne, il se r&#233;fugia en Italie o&#249; il fonda le monast&#232;re de Bobbio en 614. Il y mourut l'ann&#233;e suivante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Fr&#232;res&lt;/span&gt;, suivons notre vocation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; la source de la vie nous sommes appel&#233;s par la vie ; cette source est non seulement source de l'eau vive, mais de la vie &#233;ternelle, source de lumi&#232;re et de clart&#233;. D'elle en effet viennent toutes choses : sagesse, vie et lumi&#232;re &#233;ternelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'auteur de la vie est la source de la vie, le cr&#233;ateur de la lumi&#232;re est la source de la clart&#233;. Aussi, sans regard pour les r&#233;alit&#233;s visibles, cherchons par-del&#224; le monde pr&#233;sent, au plus haut des cieux, la source de l'eau vive, comme des poissons intelligents et bien perspicaces. L&#224; nous pourrons boire &lt;i&gt;l'eau vive qui jaillit pour la vie &#233;ternelle&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;vv&quot; title=&quot;vv&quot; src=&quot;http://www.patristique.org/plugins/auto/couteau_suisse/img/chatons/vv.gif&quot; width=&quot;26&quot; height=&quot;33&quot;/&gt; euille me faire parvenir jusqu'&#224; cette source, &lt;br /&gt;Dieu de mis&#233;ricorde, Seigneur de bont&#233;, &lt;br /&gt;et que l&#224; je puisse boire, moi aussi, &lt;br /&gt;avec ceux qui ont soif de toi, &lt;br /&gt;au courant vivant de la source vive de l'eau vive.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'alors, combl&#233; de bonheur par cette grande fra&#238;cheur, je me surpasse et demeure toujours pr&#232;s d'elle, en disant : &#171; Qu'elle est bonne, la source de l'eau vive ; elle ne manque jamais de &lt;i&gt;l'eau qui jaillit pour la vie &#233;ternelle&lt;/i&gt; ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#212; Seigneur, &lt;br /&gt;tu es, toi, &lt;br /&gt;cette source qui est toujours et toujours &#224; d&#233;sirer, &lt;br /&gt;et &#224; laquelle il nous est toujours permis &lt;br /&gt;et toujours n&#233;cessaire de puiser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donne-nous toujours, Seigneur J&#233;sus, cette eau, pour qu'en nous aussi &lt;br /&gt;elle devienne source d'&lt;i&gt;eau qui jaillit pour la vie &#233;ternelle&lt;/i&gt;. &lt;br /&gt;C'est vrai : je te demande beaucoup, qui le nierait ? &lt;br /&gt;Mais toi, Roi de gloire, &lt;br /&gt;tu sais donner de grandes choses, &lt;br /&gt;et tu les as promises. &lt;br /&gt;Rien de plus grand que toi, &lt;br /&gt;et c'est toi-m&#234;me que tu nous donnes, &lt;br /&gt;c'est toi qui t'es donn&#233; pour nous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aussi est-ce toi que nous demandons, &lt;br /&gt;afin de conna&#238;tre ce que nous aimons, &lt;br /&gt;car nous ne d&#233;sirons rien recevoir d'autre que toi. &lt;br /&gt;Tu es notre tout : &lt;br /&gt;notre vie, &lt;br /&gt;notre lumi&#232;re et notre salut, &lt;br /&gt;notre nourriture et notre boisson, &lt;br /&gt;notre Dieu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Inspire nos c&#339;urs, je t'en prie, &lt;br /&gt;&#244; notre J&#233;sus, &lt;br /&gt;par le souffle de ton Esprit, &lt;br /&gt;blesse nos &#226;mes de ton amour, &lt;br /&gt;afin que chacun de nous puisse dire en v&#233;rit&#233; : &lt;br /&gt;&lt;i&gt;Montre-moi celui que mon c&#339;ur aime&lt;/i&gt;, &lt;br /&gt;car j'ai &#233;t&#233; bless&#233; de ton amour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je souhaite que ces blessures soient en moi, Seigneur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Heureuse l'&#226;me que l'amour blesse de la sorte : &lt;br /&gt;celle qui recherche la source, &lt;br /&gt;celle qui boit &lt;br /&gt;et qui pourtant ne cesse d'avoir toujours soif tout en buvant, &lt;br /&gt;ni de toujours puiser par son d&#233;sir, &lt;br /&gt;ni de toujours boire dans sa soif. &lt;br /&gt;C'est ainsi que toujours elle cherche en aimant, &lt;br /&gt;car elle trouve la gu&#233;rison dans sa blessure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De cette blessure salutaire, &lt;br /&gt;que J&#233;sus Christ, notre Dieu et notre Seigneur, &lt;br /&gt;bon m&#233;decin de notre salut, &lt;br /&gt;veuille nous blesser jusqu'au fond de l'&#226;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; lui, comme au P&#232;re et &#224; l'Esprit Saint, &lt;br /&gt;appartient l'unit&#233; pour les si&#232;cles des si&#232;cles. &lt;br /&gt;Amen.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Source :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'apr&#232;s les &lt;i&gt;Instructions spirituelles&lt;/i&gt; 13, 2-3.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align:center;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;gauche&quot; title=&quot;gauche&quot; src=&quot;http://www.patristique.org/plugins/auto/couteau_suisse/img/chatons/gauche.gif&quot; width=&quot;18&quot; height=&quot;18&quot;/&gt; &lt;a href='http://www.patristique.org/Jacques-de-Saroug-Voici-l-Epoux' class='spip_in'&gt;Pri&#232;re pr&#233;c&#233;dente&lt;/a&gt; - &lt;a href='http://www.patristique.org/Colomban-abbe-de-Luxueil-Blesse' class='spip_in'&gt;Pri&#232;re suivante&lt;/a&gt; &lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;droite&quot; title=&quot;droite&quot; src=&quot;http://www.patristique.org/plugins/auto/couteau_suisse/img/chatons/droite.gif&quot; width=&quot;18&quot; height=&quot;18&quot;/&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Collection des universit&#233;s de France</title>
		<link>http://www.patristique.org/Collection-des-universites-de</link>
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		<dc:date>2009-06-04T15:42:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>&lt;p&gt;Vous trouverez ici la liste des ouvrages des P&#232;res de l'&#201;glise parus dans la &#171; Collection des universit&#233;s de France &#187;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.patristique.org/-Collections-patristiques-" rel="directory"&gt;Collections patristiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;S&#233;rie grecque&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Basile (Saint)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Aux jeunes gens. Sur la mani&#232;re de tirer profit des lettres hell&#233;niques&lt;/i&gt;, texte &#233;tabli et traduit par F. Boulenger.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Correspondance&lt;/i&gt;, texte &#233;tabli et traduit par Y. Courtonne ; t. I : Lettres I-C, t. II : Lettres CI-CCXVIII, t. III : Lettres CCXIX-CCCLXVI.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Gr&#233;goire de Nazianze (Saint)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Correspondance&lt;/i&gt;, texte &#233;tabli et traduit par P. Gallay ; t. I : Lettres I - C, t. II : Lettres CIII - CXLIX.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;&#338;uvres po&#233;tiques. Po&#232;mes personnels&lt;/i&gt;, t. I, 1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;re&lt;/sup&gt; partie : Po&#232;mes personnels
(II, 1, 1-11). Texte &#233;tabli par A. Tuilier et G. Bady, traduit et annot&#233; par J. Bernardi.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;&#201;pigrammes de saint Gr&#233;goire le Th&#233;ologien&lt;/i&gt; dans &lt;i&gt;Anthologie grecque&lt;/i&gt;, t. VI, livre VIII, texte &#233;tabli et traduit par P. Waltz.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Photius&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Biblioth&#232;que&lt;/i&gt;, texte &#233;tabli et traduit par R. Henry. T. I : Codices 1-83. T. II : Codices 84-185. T. III : Codices 186-222. T. IV : Codices 223-229. T.V : Codices 230-241. T. VI : Codices 242-245. T. VII : Codices 246-256. T. VIII : Codices 257-280. T. IX : Index par J. Schamp.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Syn&#233;sios de Cyr&#232;ne&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Hymnes&lt;/i&gt;, t. 1. Texte &#233;tabli et traduit par Ch. Lacombrade.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Correspondance&lt;/i&gt;, t. 2 et 3. Texte &#233;tabli par A. Garzya, traduit et comment&#233; par D. Roques. &lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Opuscules I&lt;/i&gt;, t. 4. Texte &#233;tabli par J. Lamoureux, traduit et comment&#233; par N. Anjoulat.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;S&#233;rie latine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Ambroise (Saint)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Les devoirs&lt;/i&gt;, texte &#233;tabli, traduit et annot&#233; par M. Testard ; t. I : Livre I, t. II : Livres II et III.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Arnobe [de Sicca]&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Contre les Gentils&lt;/i&gt;, t. I : Livre I.Texte &#233;tabli, traduit et comment&#233; par H. Le Bonniec.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Augustin (Saint)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Les confessions&lt;/i&gt;, texte &#233;tabli et traduit par P. de Labriolle ; t. I : Livre I-VIII, t. II : Livre IX-XIII.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Cyprien (Saint)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Correspondance&lt;/i&gt;, texte &#233;tabli et traduit par L. Bayard ; t. I : Lettres I-XXXIX, t. II : Lettres XL-LXXXXI.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Firmicus Maternus&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;L'Erreur des religions pa&#239;ennes&lt;/i&gt;, texte &#233;tabli, traduit et comment&#233; par R.Turcan. &lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Mathesis&lt;/i&gt;. Texte &#233;tabli et traduit par P. Monat ; t. I : Livres I et II, t. II : Livres III-V, t. III : Livres VI-VIII. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Fortunat (Venance)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Po&#232;mes&lt;/i&gt;, texte &#233;tabli et traduit par M. Reydellet ; t. I : Livres I-IV, t. II : Livres V-VIII, t. III : Livres IX-XI. Appendice - &lt;i&gt;In laudem sanctae Mariae&lt;/i&gt;. &lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;&#338;uvres&lt;/i&gt;, t. IV : &lt;i&gt;La Vie de Saint Martin&lt;/i&gt;. Texte &#233;tabli et traduit par S. Quesnel. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; J&#233;r&#244;me (Saint)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Correspondance&lt;/i&gt;, texte &#233;tabli et traduit par J. Labourt ; t. I : Lettres I-XXII, t. II : Lettres XXIII-LII, t. III : Lettres LIII-LXX, t. IV : Lettres LXXI-XCV, t. V : Lettres XCVI-CIX, t. VI : Lettres CX-CXX, t. VII : Lettres CXXI-CXXX, t. VIII : Lettres CXXXI-CLIV.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Minucius F&#233;lix&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Octavius&lt;/i&gt;, texte &#233;tabli et traduit par J. Beaujeu.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Orose&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Histoire (Contre les Pa&#239;ens)&lt;/i&gt;, texte &#233;tabli et traduit par M.-P. Arnaud-Lindet ;
t. I : Livres I-III, t. II : Livres IV-VI, t. III : Livre VII.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Pacatus&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Pan&#233;gyrique de Th&#233;odose&lt;/i&gt; (389), dans &lt;i&gt;Pan&#233;gyriques latins&lt;/i&gt;, texte &#233;tabli et traduit par E. Galletier ; t. III.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Sidoine Apollinaire &lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Po&#232;mes&lt;/i&gt;, t. I, texte &#233;tabli et traduit par A. Loyen.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Correspondance&lt;/i&gt;, texte &#233;tabli et traduit par A. Loyen ; t. II, livres I-V, t. III : livres VI-IX.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Tertullien&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Apolog&#233;tique&lt;/i&gt;, texte &#233;tabli et traduit par J.-P. Waltzing avec la collaboration de A. Severyns.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les P&#232;res dans la foi</title>
		<link>http://www.patristique.org/Les-Peres-dans-la-foi</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.patristique.org/Les-Peres-dans-la-foi</guid>
		<dc:date>2009-06-04T06:48:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Fritz</dc:creator>


		<dc:subject>p&#232;res de l'&#233;glise</dc:subject>
		<dc:subject>Migne</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Vous trouverez ici une mise &#224; jour de la liste des ouvrages parus dans la collection &#171; Les P&#232;res dans la Foi &#187;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.patristique.org/-Collections-patristiques-" rel="directory"&gt;Collections patristiques&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.patristique.org/+-Migne-+" rel="tag"&gt;Migne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La collection &lt;i&gt;Les P&#232;res dans la foi&lt;/i&gt; veut fournir au public non sp&#233;cialis&#233;, en traduction fran&#231;aise, les textes majeurs des P&#232;res de l'&#201;glise. Celle-ci pr&#233;sente le texte int&#233;gral des grandes oeuvres spirituelles, qui r&#233;pondent &#224; nos interrogations permanentes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Les P&#232;res dans la foi&lt;/h2&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; 1. &lt;i&gt;Les P&#232;res de l'&#201;glise&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 2. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Orig&#232;ne&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;La pri&#232;re&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 3. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Ir&#233;n&#233;e de Lyon&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;La pr&#233;dication des ap&#244;tres et ses preuves&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 4. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Ambroise de Milan&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Richesse et pauvret&#233;&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 5. &lt;i&gt;Saint Augustin explique le Sermon sur la montagne&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 6. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Gr&#233;goire de Nysse&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;La Cat&#233;ch&#232;se de la foi&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 7. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Vincent de L&#233;rins&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Tradition et progr&#232;s&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 8. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Jean Chrysostome&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;La conversion&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 9. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Cyprien&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;L'unit&#233; de l'&#201;glise&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 10. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Gr&#233;goire de Nysse&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Les B&#233;atitudes&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 11 &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Basile le Grand&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Trait&#233; du Saint-Esprit&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 12 &lt;i&gt;Les premiers martyrs de l'&#201;glise&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 13 &lt;i&gt;Les martyrs de la grande pers&#233;cution&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 14 &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Cyprien&lt;/span&gt;, &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Ambroise&lt;/span&gt; : &lt;i&gt;Le chr&#233;tien devant la mort&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 15 &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Tertullien&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;La r&#233;surrection des morts&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 16 &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Jean Chrysostome&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Hom&#233;lies sur saint Paul&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 17 &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Saint Augustin&lt;/span&gt;,&lt;i&gt; L'ann&#233;e liturgique&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 18 &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Palladius&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Les moines du d&#233;sert ou Histoire lausiaque&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 19 &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Hilaire de Poitiers&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;La Trinit&#233; I : Le myst&#232;re de Dieu&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 20 &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Hilaire de Poitiers&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;La Trinit&#233; II : Le Fils de Dieu&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 21 &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Hilaire de Poitiers&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;La Trinit&#233; III : Le Christ et l'histoire&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 22 &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Jean Chrysostome&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;La Gen&#232;se&lt;/i&gt; et &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;C&#233;saire d'Arles&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Hom&#233;lies sur Abraham et Jacob&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 23 &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Gr&#233;goire de Nysse&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;La Cr&#233;ation de l'homme&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 24 &lt;i&gt;Le Cantique des cantiques d'Orig&#232;ne &#224; Bernard&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 25 &lt;i&gt;Isa&#239;e expliqu&#233; par les P&#232;res&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 26/27 &lt;i&gt;Les Psaumes comment&#233;s par les P&#232;res&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 28/29 &lt;i&gt;Th&#232;mes et figures bibliques&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 30 &lt;i&gt;L'&#233;vangile selon Matthieu comment&#233; par les P&#232;res&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 31 &lt;i&gt;L'&#233;vangile selon Jean expliqu&#233; par les P&#232;res&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 32 &lt;i&gt;Marc comment&#233; par J&#233;r&#244;me et Jean Chrysostome&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 33 &lt;i&gt;Saint Augustin commente la Premi&#232;re lettre de saint Jean&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 34 &lt;i&gt;L'&#233;vangile selon Luc comment&#233; par les P&#232;res&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 35/36 &lt;i&gt;Jean Chrysostome commente Saint Paul&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 37 &lt;i&gt;L'Apocalypse expliqu&#233;e par C&#233;saire d'Arles&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 38. &lt;i&gt;Le martyre dans l'&#201;glise ancienne&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 39. &lt;i&gt;Mariage et virginit&#233; dans l'&#201;glise ancienne&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 40. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Gr&#233;goire de Nysse&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;&#201;crits spirituels&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 41. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Diadoque de Photic&#233;&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;La perfection spirituelle&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 42. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Pseudo-Denys&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;La th&#233;ologie mystique. Lettres&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 43. &lt;i&gt;M&#233;ditations selon saint Augustin&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 44/45. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Cl&#233;ment d'Alexandrie&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Le P&#233;dagogue&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 46. &lt;i&gt;Sacerdoce des baptis&#233;s, sacerdoce des pr&#234;tres&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 47. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;&#201;vagre&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;De la pri&#232;re &#224; la perfection&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 48. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Pierre Damien&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Du d&#233;sert &#224; l'action&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 49/50. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Gr&#233;goire de Nysse&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Le Cantique des cantique&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 51. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Prosper d'Aquitaine&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;L'appel de tous les peuples&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 52. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Th&#233;odore stoudite&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Petites cat&#233;ch&#232;ses&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 53/54. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Cyrille de J&#233;rusalem&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Les cat&#233;ch&#232;ses&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 55. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Gr&#233;goire de Nysse&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Le Christ pascal&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 56. &lt;i&gt;Trois vies : Cyprien, Ambroise, Augustin&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 57. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Jean Damasc&#232;ne&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Le visage de l'invisible&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 58. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;&#201;phrem&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;C&#233;l&#233;brons la P&#226;que&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 59. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Julien Pom&#232;re&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;La vie contemplative&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 60. &lt;i&gt;Le cat&#233;chum&#233;nat des premiers chr&#233;tiens&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 61. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Gr&#233;goire de Nazianze&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Les cinq discours sur Dieu&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 62/63. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Th&#233;odore de Mopsueste&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Hom&#233;lies cat&#233;ch&#233;tiques&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 64. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Maxime le confesseur&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;L'agonie du Christ&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 65. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Maxime de Turin&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;L'ann&#233;e liturgique&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 66. &lt;i&gt;Lire la Bible &#224; l'&#233;cole des P&#232;res&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 67. &lt;i&gt;La Gaule chr&#233;tienne : Hilaire et C&#233;saire d'Arles&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 68. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Rufin&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Le Credo des Ap&#244;tres&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 69. &lt;i&gt;Dieu et le mal d'apr&#232;s les P&#232;res grecs&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 70/71. &lt;i&gt;L'homme, ic&#244;ne de Dieu&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 72. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Cyprien, Augustin&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Partage avec le pauvre&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 73. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Gr&#233;goire de Nysse&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;L'&#226;me et la r&#233;surrection&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 74. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Ambroise de Milan&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Abraham&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 75. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Sophrone&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;F&#234;tes chr&#233;tiennes &#224; J&#233;rusalem&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 76. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Augustin et l'Anonyme m&#233;di&#233;val&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Soliloques&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 77. &lt;i&gt;Les &#233;v&#234;ques apostoliques&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 78. &lt;i&gt;L'enfant &#224; na&#238;tre. Le regard des P&#232;res&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 79/80. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;J&#233;r&#244;me&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Commentaire de l'Eccl&#233;siaste&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 81/82. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Th&#233;olepte de Philadelphie&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Lettres et discours monastiques&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 83. &lt;i&gt;Diogn&#232;te&lt;/i&gt; et &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Pseudo-Justin&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Exhortation aux Grecs&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 84. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Ambroise de Milan&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Sur la mort de son fr&#232;re&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 85. &lt;i&gt;Les P&#232;res de l'&#201;glise et l'astrologie&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 86. &lt;i&gt;Saint Augustin prie les Psaumes&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 87/88. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Jean Philopon&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;La Cr&#233;ation du monde&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 89/90. &lt;i&gt;Le myst&#232;re du Christ. Contre Apollinaire (IV&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; s.) : le d&#233;fi d'un Dieu fait homme&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 91. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Jacques de Saroug&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Hom&#233;lies sur la fin du monde&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 92 &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Maxime le Confesseur&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;La Mystagogie&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 93 &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Fulgence de Ruspe&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;La R&#232;gle de la foi&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 94/95 Fioretti des moines d'Orient : &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Jean Moschos&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Le Pr&#233; spirituel&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 96 &lt;i&gt;Le signe des signes : Pierre Chrysologue, Sermons sur la Passion et la R&#233;surrection&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 97 &lt;i&gt;Odes de Salomon&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 98 &lt;i&gt;Le Seigneur est mon berger&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sites d&#233;di&#233;s &#224; un P&#232;re particulier</title>
		<link>http://www.patristique.org/Sites-dedies-a-un-Pere-particulier</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.patristique.org/Sites-dedies-a-un-Pere-particulier</guid>
		<dc:date>2009-06-03T14:14:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>&lt;p&gt;Vous trouverez ici une mise &#224; jour de quelques liens vers des sites d&#233;di&#233;s &#224; un P&#232;re de l'&#201;glise en particulier.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.patristique.org/-Peres-" rel="directory"&gt;P&#232;res&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;span class='_foosommaire'&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class=&quot;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&quot; id=&quot;outil_sommaire&quot;&gt; &lt;div class=&quot;cs_sommaire_inner&quot;&gt; &lt;div class=&quot;cs_sommaire_titre_avec_fond&quot;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&quot;Augustin d&amp;#39;Hippone&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/backend.php3#outil_sommaire_0&quot;&gt;Augustin d'Hippone&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a title=&quot;Cyprien de Carthage&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/backend.php3#outil_sommaire_1&quot;&gt;Cyprien de Carthage&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a title=&quot;Gr&#233;goire de Nazianze&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/backend.php3#outil_sommaire_2&quot;&gt;Gr&#233;goire de Nazianze&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a title=&quot;Gr&#233;goire de Nysse&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/backend.php3#outil_sommaire_3&quot;&gt;Gr&#233;goire de Nysse&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a title=&quot;Jean Chrysostome&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/backend.php3#outil_sommaire_4&quot;&gt;Jean Chrysostome&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a title=&quot;J&#233;r&#244;me&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/backend.php3#outil_sommaire_5&quot;&gt;J&#233;r&#244;me&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a title=&quot;Tertullien&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/backend.php3#outil_sommaire_6&quot;&gt;Tertullien&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;&lt;span class='_foosommaire'&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class=&quot;spip&quot; id=&quot;outil_sommaire_0&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Sommaire&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/backend.php3#outil_sommaire&quot; class=&quot;sommaire_ancre&quot;&gt; &lt;/a&gt;Augustin d'Hippone&lt;/h2&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Les &#339;uvres compl&#232;tes de saint Augustin sont disponibles dans la traduction fran&#231;aise de Poujoulat et de M. l'abb&#233; Raulx sur le site de &lt;a href='http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/augustin/index.htm' class='spip_out'&gt;l'abbaye de saint Beno&#238;t de Port Valais&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='http://www.assomption.org/Ressources/ItinerairesAugustiniens/ItineraireAugustiniens.html' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Itin&#233;raires Augustiniens.&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; Initi&#233;e, par M. Neusch, cette revue pr&#233;sente la pens&#233;e d'Augustin &#224; partir de th&#232;mes choisis (le bonheur, le discernement, la pri&#232;re). &#192; noter, une biographie de Saint Augustin par G. Madec dans le num&#233;ro 28 de la publication.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;h2 class=&quot;spip&quot; id=&quot;outil_sommaire_1&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Sommaire&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/backend.php3#outil_sommaire&quot; class=&quot;sommaire_ancre&quot;&gt; &lt;/a&gt;Cyprien de Carthage&lt;/h2&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Certains trait&#233;s de saint Cyprien sont disponibles, dans une traduction de Dom H. Leclercq et de M. l'abb&#233; Thibaut, sur le site de &lt;a href='http://www.multimania.com/abbayestbenoit/cyprien/' class='spip_out'&gt;l'abbaye de saint Beno&#238;t de Port Valais&lt;/a&gt; : Actes du Martyre, Conduite des Vierges, Vanit&#233; des Idoles, Des Tomb&#233;s, Unit&#233; de l'Eglise, Sur la Pudeur, Spectacles, Oraison Dominicale, A D&#233;m&#233;trien, de la Mortalit&#233;, Des Bonnes Oeuvres,La Patience, De la Jalousie. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;h2 class=&quot;spip&quot; id=&quot;outil_sommaire_2&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Sommaire&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/backend.php3#outil_sommaire&quot; class=&quot;sommaire_ancre&quot;&gt; &lt;/a&gt;Gr&#233;goire de Nazianze&lt;/h2&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='http://nazianzos.fltr.ucl.ac.be/default.htm' class='spip_out'&gt;Nazianzos&lt;/a&gt; est le site du Centre d'Etudes sur Gr&#233;goire de Nazianze de l'universit&#233; catholique de Louvain. Son institut orientaliste a mis en place un programme international d'&#233;dition critique et d'&#233;tude des &#339;uvres de Gr&#233;goire de Nazianze. On y trouvera une biographie de Gr&#233;goire de Nazianze.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;h2 class=&quot;spip&quot; id=&quot;outil_sommaire_3&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Sommaire&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/backend.php3#outil_sommaire&quot; class=&quot;sommaire_ancre&quot;&gt; &lt;/a&gt;Gr&#233;goire de Nysse&lt;/h2&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='http://www.gregoiredenysse.com/' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Gr&#233;goire de Nysse&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; est anim&#233; par une &#233;quipe passionn&#233;e de ce P&#232;re grec. Le site francophone se veut la&#239;que, &#224; vocation grand public, et a pour ambition de faire conna&#238;tre, partager et approfondir l'&#339;uvre de Gr&#233;goire de Nysse&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;&lt;span class='spip_document_5 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:18px;' &gt;
&lt;img src='http://www.patristique.org/local/cache-vignettes/L18xH14/drapeau-uk-us-99fb3.gif' width='18' height='14' alt=&quot;&quot; style='height:14px;width:18px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;!-- htmlB --&gt; &lt;a href='http://www.bhsu.edu/artssciences/asfaculty/dsalomon/nyssa/' class='spip_out'&gt;The Gregory of Nyssa Home Page&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;&lt;span class='spip_document_3 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:18px;' &gt;
&lt;img src='http://www.patristique.org/local/cache-vignettes/L18xH14/drapeau-de-5d7ef.gif' width='18' height='14' alt=&quot;&quot; style='height:14px;width:18px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;!-- htmlB --&gt; &lt;a href='http://www.gregor-von-nyssa.de/' class='spip_out'&gt;Gregor von Nyssa&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot; id=&quot;outil_sommaire_4&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Sommaire&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/backend.php3#outil_sommaire&quot; class=&quot;sommaire_ancre&quot;&gt; &lt;/a&gt;Jean Chrysostome&lt;/h2&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Les &#339;uvres compl&#232;tes de saint Jean Chrysostome sont disponibles dans la traduction fran&#231;aise de Jeannin sur le site de &lt;a href='http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/chrysostome/index.htm' class='spip_out'&gt;l'abbaye de saint Beno&#238;t de Port Valais&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;&lt;span class='spip_document_5 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:18px;' &gt;
&lt;img src='http://www.patristique.org/local/cache-vignettes/L18xH14/drapeau-uk-us-99fb3.gif' width='18' height='14' alt=&quot;&quot; style='height:14px;width:18px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;!-- htmlB --&gt; &lt;a href='http://dlibrary.acu.edu.au/research/cecs/' class='spip_out'&gt;Center for Early Christian Studies&lt;/a&gt; propose une bibliographie sur saint Jean Chrysostome qui cherche &#224; &#234;tre exhaustive. Elle est tenue &#224; jour par Wendy Meyer.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot; id=&quot;outil_sommaire_5&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Sommaire&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/backend.php3#outil_sommaire&quot; class=&quot;sommaire_ancre&quot;&gt; &lt;/a&gt;J&#233;r&#244;me&lt;/h2&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Les &#339;uvres compl&#232;tes de saint J&#233;r&#244;me sont disponibles dans l'&#233;dition de M. Beno&#238;t Matougues sur le site de &lt;a href='http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/jerome/index.htm' class='spip_out'&gt;l'abbaye de saint Beno&#238;t de Port Valais&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;h2 class=&quot;spip&quot; id=&quot;outil_sommaire_6&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Sommaire&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/backend.php3#outil_sommaire&quot; class=&quot;sommaire_ancre&quot;&gt; &lt;/a&gt;Tertullien&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;&lt;span class='spip_document_5 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:18px;' &gt;
&lt;img src='http://www.patristique.org/local/cache-vignettes/L18xH14/drapeau-uk-us-99fb3.gif' width='18' height='14' alt=&quot;&quot; style='height:14px;width:18px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;!-- htmlB --&gt; &lt;a href='http://www.tertullian.org/' class='spip_out'&gt;The Tertullian Project&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La biblioth&#232;que copte de Nag Hammadi</title>
		<link>http://www.patristique.org/La-bibliotheque-copte-de-Nag</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.patristique.org/La-bibliotheque-copte-de-Nag</guid>
		<dc:date>2009-05-25T09:53:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Nag Hammadi</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;L'universit&#233; de Laval (Canada) a publi&#233; en ligne la biblioth&#232;que copte de Nag Hammadi. Nous reproduisons ici les liens qui m&#232;nent aux diff&#233;rents ouvrages de ce patrimoine tr&#232;s pr&#233;cieux.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.patristique.org/-Peres-" rel="directory"&gt;P&#232;res&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.patristique.org/+-Nag-Hammadi-+" rel="tag"&gt;Nag Hammadi&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'universit&#233; de Laval (Canada) a publi&#233; en ligne la &lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/traductions.aspx' class='spip_out'&gt;biblioth&#232;que copte de Nag Hammadi&lt;/a&gt;. Nous reproduisons ici les liens qui m&#232;nent aux diff&#233;rents ouvrages de ce patrimoine tr&#232;s pr&#233;cieux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aux codices de Nag Hammadi, on joint ici les quatre trait&#233;s contenus dans le &lt;i&gt;Berolinensis Gnosticus 8502&lt;/i&gt;, un codex conserv&#233; &#224; Berlin qui contient deux trait&#233;s dont on trouve des parall&#232;les dans la collection de Nag Hammadi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la liste qui suit, la premi&#232;re colonne donne le num&#233;ro de chaque codex et le num&#233;ro d'ordre de l'&#233;crit &#224; l'int&#233;rieur de celui-ci ; la deuxi&#232;me colonne donne les pages de d&#233;but et de fin de chaque &#233;crit ; la troisi&#232;me donne les titres suivis, entre crochets, du num&#233;ro du volume correspondant de la section &#171; Textes &#187; de la BCNH ; la quatri&#232;me colonne, enfin, donne les sigles par lesquels on d&#233;signe chaque &#233;crit dans la BCNH.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;table class='spip'&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;I,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;A-B&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/priere_apotre_paul.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Pri&#232;re de l'ap&#244;tre Paul&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;PrPaul&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;I,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1-16&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/epitre_apocryphe_jacques.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;L'&#201;p&#238;tre apocryphe de Jacques&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ApocrJac&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;I,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;16-43&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/evangile_verite.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;L'&#201;vangile de la v&#233;rit&#233;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;EvVer&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;I,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;43-50&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/traite_resurrection.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Le Trait&#233; sur la r&#233;surrection&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Rheg&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;I,5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;51-138&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/traite_tripartite.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Le Trait&#233; tripartite&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;TracTri&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;II,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1-32&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/livres_secrets_jean.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Livre des secrets de Jean&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ApocrJn&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;II,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;32-51&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/evangile_thomas.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;L'&#201;vangile selon Thomas&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;EvTh&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;II,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;51-86&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/evangile_philippe.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;L'&#201;vangile selon Philippe&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;EvPhil&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;II,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;86-97&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/hypostase_archontes.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;L'Hypostase des archontes&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;HypArch&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;II,5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;97-127&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/ecrit_sans_titre.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;L'&#201;crit sans titre&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Ecr sT&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;II,6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;127-137&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/exegese_ame.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;L'Ex&#233;g&#232;se de l'&#226;me&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ExAm&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;II,7&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;138-145&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/livre_thomas.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Le Livre de Thomas&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;LivTh&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;III,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1-40&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/livres_secrets_jean_2.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Livre des secrets de Jean&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ApocrJn&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;III,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;40-69&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/livre_esprit_invisible.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Le Livre sacr&#233; du Grand Esprit invisible ou &#201;vangile &#233;gyptien&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;GrEsp&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;III,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;70-90&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/eugnoste.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Eugnoste le Bienheureux&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Eug&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;III,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;90-119&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/sagesse_jesus_christ.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;La Sagesse de J&#233;sus-Christ&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;SJC&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;III,5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;120-147&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/dialogue_sauveur.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Le Dialogue du Sauveur&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;DialSauv&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;IV,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1-49&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/livres_secrets_jean.asp&quot;' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Livre des secrets de Jean&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ApocrJn&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;IV,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;50-81&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/livre_esprit_invisible.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Le Livre sacr&#233; du Grand Esprit invisible ou &#201;vangile &#233;gyptien&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;GrEsp&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;V,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1-17&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/eugnoste.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Eugnoste le Bienheureux&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Eug&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;V,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;17-24&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/apocalypse_paul.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;L'Apocalypse de Paul&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ApocPaul&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;V,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;24-44&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/apocalypse_jacques_1.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;re&lt;/sup&gt; Apocalypse de Jacques&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1ApocJac&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;V,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;44-63&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/apocalypse_jacques_2.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;2&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; Apocalypse de Jacques&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2ApocJac&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;V,5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;64-85&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/apocalypse_adam.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;L'Apocalypse d'Adam&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ApocAd&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;VI,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1-12&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/actes_pierre_apotres.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Les Actes de Pierre et des douze ap&#244;tres&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;AcPil2Ap&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;VI,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;13-21&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/tonnerre_intellect_parfait.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;La Bront&#232;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Bront&#232;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;VI,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;22-35&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/enseignement_autorite.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Authentikos Logos&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;AuthLog&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;VI,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;36-48&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/entendement_grande_puissance.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Le Concept de notre Grande Puissance&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;GrPuis&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;VI,5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;48-51&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/republique_platon.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Fragment de la &lt;i&gt;R&#233;publique&lt;/i&gt; de Platon&lt;/i&gt;, 588b-589b&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;PlatoRep&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;VI,6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;52-63&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/ogdoade_enneade.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;L'Ogdoade et l'Enn&#233;ade&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;EgdEnn&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;VI,7&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;63-65&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/priere_action_graces.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;La Pri&#232;re d'action de gr&#226;ces&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;PriAcGr&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;VI,8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;65-78&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/extrait_discours_parfait.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Fragment du Discours parfait&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;DP&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;VII,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1-49&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/paraphrase_sem.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;La Paraphrase de Sem&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ParaSem&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;VII,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;49-70&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/traite_seth_2.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Deuxi&#232;me Trait&#233; du Grand Seth&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;GrSeth&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;VII,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;70-84&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/apocalypse_pierre.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Apocalypse de Pierre&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ApocPi&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;VII,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;84-118&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/enseignement_silvanos.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Les Le&#231;ons de Silvanos&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Silv&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;VII,5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;118-127&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/trois_steles_seth.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Les Trois St&#232;les de Seth&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3StSeth&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;VIII,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1-132&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/zostrien.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Zostrien&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Zost&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;VIII,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;132-140&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/lettre_pierre_philippe.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;La Lettre de Pierre &#224; Philippe&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;PiPhil&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;IX,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1-27&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/melchisedek.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Melchis&#233;dek&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Melch&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;IX,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;27-29&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/norea.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Nor&#233;a&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Nor&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;IX,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;29-74&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/temoignage_veritable.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Le T&#233;moignage v&#233;ritable&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;TemVer&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;X,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1-68&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/marsanes.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Marsan&#232;s&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Mar&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;XI,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1-21&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/interpretation_gnose.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;L'Interpr&#233;tation de la gnose&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;InterpGn&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;XI,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;22-44&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/expose_valentinien.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Expos&#233; valentinien&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ExpVal&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;XI,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;45-69&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/allogene.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;L'Allog&#232;ne&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Allog&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;XI,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;69-72&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/hypsiphrone.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Hypsiphrone&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Hyps&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;XII,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;15*-34&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/sentences_sextus.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Les Sentences de Sextus&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Ssext&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;XII,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;53*-60*&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/evangile_verite.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;L'&#201;vangile de la v&#233;rit&#233;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;EvVer&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;XII,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/fragment_traite.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Fragments&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Frm&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;XIII,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;35*-50*&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/protennoia.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Pr&#244;tennoia trimorphe&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Pr&#244;Tri&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;XIII,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;50*&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/ecrit_sans_titre.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;L'&#201;crit sans titre&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Ecr sT&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt; &lt;p&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i&gt;Berolinensis Gnosticus 8502&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;table class='spip'&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;BG 8502,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;7-19&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/evangile_marie.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;L'&#201;vangile selon Marie&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;EvMar&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;BG 8502,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;19-77&amp;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/livres_secrets_jean_2.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Livre des secrets de Jean&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ApocrJn&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;BG 8502,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;77-127&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/sagesse_jesus_christ.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;La Sagesse de J&#233;sus-Christ&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;SJC&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;BG 8502,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;128-141&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;a href='http://www.naghammadi.org/traductions/textes/acte_pierre.asp' class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;L'Acte de Pierre&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ActPi&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Athanase d'Alexandrie : lettre &#224; Orsisios</title>
		<link>http://www.patristique.org/Athanase-d-Alexandrie-lettre-a,346</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.patristique.org/Athanase-d-Alexandrie-lettre-a,346</guid>
		<dc:date>2009-05-24T08:41:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Fritz</dc:creator>


		<dc:subject>Athanase d'Alexandrie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Vous trouverez ici une lettre adress&#233;e par saint Athanase &#224; Orsisios, successeur de saint Pac&#244;me &#224; la t&#234;te du monast&#232;re de Tabennisi. Il y encourage son correspondant et sa communaut&#233; &#224; l'occasion du d&#233;c&#232;s de Th&#233;odore, un moine tr&#232;s estim&#233;, qui fut l'assistant d'Orsisios pour la gestion du monast&#232;re.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.patristique.org/-Athanase-d-Alexandrie-" rel="directory"&gt;Athanase d'Alexandrie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.patristique.org/+-Athanase-d-Alexandrie,55-+" rel="tag"&gt;Athanase d'Alexandrie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cette lettre de saint Athanase est &#224; la fois un &#233;loge du moine Th&#233;odore qui vient de d&#233;c&#233;der (le 27 avril 368) et une exhortation qui vise &#224; convaincre Orsisios d'assumer pleinement la direction du monast&#232;re dont il partageait jusqu'alors la responsabilit&#233; avec Th&#233;odore.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;aa&quot; title=&quot;aa&quot; src=&quot;http://www.patristique.org/plugins/auto/couteau_suisse/img/chatons/aa.gif&quot; width=&quot;29&quot; height=&quot;33&quot;/&gt; &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;thanase &#224; l'abb&#233; Orsisios&lt;/span&gt;, p&#232;re des moines, et &#224; tous ceux qui avec lui cultivent la vie solitaire, fermement &#233;tablis dans la foi en Dieu, aux fr&#232;res tr&#232;s aim&#233;s et tr&#232;s d&#233;sir&#233;s, salutation dans le Seigneur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai appris le d&#233;c&#232;s du bienheureux Th&#233;odore, et la nouvelle m'a caus&#233; une grande anxi&#233;t&#233;, sachant combien il vous &#233;tait pr&#233;cieux. S'il ne s'agissait pas de Th&#233;odore, je vous &#233;crirais beaucoup plus longuement et en y joignant mes larmes, &#224; cause ce ce qui suit la mort, mais puisqu'il s'agit de Th&#233;odore, que vous comme moi avons connu, qu'ai-je besoin de dire dans ma lettre, si ce n'est &lt;i&gt;&#171; bienheureux est Th&#233;odore, qui n'a pas march&#233; dans le conseil des impies &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps&lt;/i&gt; 1, 1). Mais si &lt;i&gt;&#171; bienheureux est celui qui craint le Seigneur &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps&lt;/i&gt; 3, 1), nous pouvons maintenant avec confiance l'appeler bienheureux, car nous avons la ferme assurance qu'il a atteint pour ainsi dire le port, et qu'il jouit d'une vie sans inqui&#233;tude. Puisse-t-il en &#234;tre de m&#234;me pour chacun de nous ! Puisse chacun parvenir dans sa course &#224; ce but ! Puisse chacun dans sa navigation faire aborder son bateau dans le port tranquille de l&#224;-bas, afin que dans le repos il dise avec les P&#232;res : &lt;i&gt;&#171; c'est ici que j'habiterai, car j'ai choisi cette demeure &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ps&lt;/i&gt; 131, 14). Ainsi donc, fr&#232;res bien-aim&#233;s et tr&#232;s chers, ne pleurez pas sur Th&#233;odore, car il &lt;i&gt;&#171; n'est pas mort, mais il dort &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Mt&lt;/i&gt; 9, 24).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que personne ne pleure son souvenir, mais qu'on s'applique &#224; l'imiter, car il ne faut pas s'affliger sur celui qui est parti pour un lieu o&#249; il n'y a pas d'affliction. Cela, je vous l'&#233;cris &#224; tous, mais en particulier &#224; toi, cher et tr&#232;s aim&#233; Orsisios, afin que, maintenant qu'il est entr&#233; dans son repos, tu n'h&#233;sites pas &#224; assumer la charge enti&#232;re et &#224; prendre place parmi les fr&#232;res, car, lui vivant, vous &#233;tiez &#224; vous deux comme un seul : lorsque l'un &#233;tait absent, la charge des deux &#233;tait remplie et, lorsque les deux &#233;taient pr&#233;sents, vous &#233;tiez comme un seul, entretenant les bien-aim&#233;s de ce que vous faisiez pour leur bien. Agis donc dans ce sens, et, ce faisant, &#233;cris-moi et parle-moi de ta sant&#233; et de la fraternit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vous demande &#224; tous sans exception de chercher &#224; obtenir du Seigneur, dans vos pri&#232;res &#224; Dieu, une paix plus ferme pour les Eglises. &#192; pr&#233;sent il nous a &#233;t&#233; accord&#233; en effet de pouvoir c&#233;l&#233;brer dans un esprit tranquille les solennit&#233;s de P&#226;ques et de la Pentec&#244;te ; ces bienfaits de Dieu et de notre Seigneur nous remplissent d'une grande joie. Voil&#224; ce que nous avions &#224; vous &#233;crire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Saluez tous ceux qui craignent vraiment Dieu. Ceux qui sont avec moi vous saluent. Je vous invite tous &#224; &#234;tre forts dans le Seigneur fr&#232;res tr&#232;s chers et tr&#232;s d&#233;sir&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Sources :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quasten (&lt;i&gt;Initiation aux P&#232;res de l'&#201;glise&lt;/i&gt;, tome 3, p. 235-236) a donn&#233; une traduction partielle de cette lettre &#224; partir du texte grec (&lt;i&gt;PG&lt;/i&gt; 26, col. 977). Cette traduction a &#233;t&#233; compl&#233;t&#233;e avec l'appui d'une version latine (&lt;i&gt;Acta Sanctorum&lt;/i&gt;, Maii, tome 3, p. 333).
&lt;br /&gt;On trouvera une traduction fran&#231;aise de cette lettre dans L. &lt;span class=&quot;spip&quot; style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Th. Lefort&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Les vies coptes de saint Pach&#244;me&lt;/i&gt;, Mus&#233;on 16, 1943, p. 380.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Beno&#238;t XVI : saint Maxime le Confesseur</title>
		<link>http://www.patristique.org/Benoit-XVI-saint-Maxime-le</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.patristique.org/Benoit-XVI-saint-Maxime-le</guid>
		<dc:date>2009-05-10T07:01:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Maxime le Confesseur</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Vous trouverez ici la cat&#233;ch&#232;se sur saint Maxime le Confesseur donn&#233;e par Beno&#238;t XVI le 25 juin 2008.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.patristique.org/-Catechese-" rel="directory"&gt;Cat&#233;ch&#232;se&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.patristique.org/+-Maxime-le-Confesseur-+" rel="tag"&gt;Maxime le Confesseur&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.patristique.org/local/cache-vignettes/L16xH16_arton344-58708.gif&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='16' height='16' class='spip_logos' style='height:16px;width:16px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Audience g&#233;n&#233;rale du 25 juin 2008. Texte original italien dans l'Osservatore Romano du 26 juin. Paru dans &lt;a href='http://www.doc-catho.com/' class='spip_out'&gt;La Documentation Catholique&lt;/a&gt; n&#176; 2407 du 03/08/2008, p. 727. (*)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;span class='_foosommaire'&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class=&quot;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&quot; id=&quot;outil_sommaire&quot;&gt; &lt;div class=&quot;cs_sommaire_inner&quot;&gt; &lt;div class=&quot;cs_sommaire_titre_avec_fond&quot;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&quot;Mutil&#233; et condamn&#233; &#224; l&amp;#39;exil&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/backend.php3#outil_sommaire_0&quot;&gt;Mutil&#233; et condamn&#233; &#224; l'exil&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a title=&quot;Aucun compromis&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/backend.php3#outil_sommaire_1&quot;&gt;Aucun compromis&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;&lt;span class='_foosommaire'&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;Chers Fr&#232;res et S&#339;urs,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je voudrais vous pr&#233;senter aujourd'hui la grande figure de l'un des P&#232;res de l'&#201;glise d'Orient de l'Antiquit&#233; tardive. Il s'agit d'un moine, saint Maxime, qui obtint le titre de &#171; Confesseur &#187; cher &#224; la tradition chr&#233;tienne, pour le courage intr&#233;pide avec lequel il sut t&#233;moigner - confesser - aussi &#224; travers la souffrance, de l'int&#233;grit&#233; de sa foi en J&#233;sus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, Sauveur du monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Maxime naquit en Palestine, la terre du Seigneur, aux alentours de 580. Encore enfant, il fut orient&#233; vers la vie monastique et l'&#233;tude des &#201;critures, y compris &#224; travers les &#339;uvres d'Orig&#232;ne, le grand ma&#238;tre qui d&#233;j&#224; au III&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle &#233;tait arriv&#233; &#224; 'fixer' la tradition ex&#233;g&#233;tique d'Alexandrie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De J&#233;rusalem, Maxime se rendit &#224; Constantinople d'o&#249;, devant les invasions barbares, il se r&#233;fugia en Afrique. Il s'y distingua par le courage extr&#234;me avec lequel il d&#233;fendit l'orthodoxie. Maxime n'acceptait aucune r&#233;duction de l'humanit&#233; du Christ. Une th&#233;orie &#233;tait n&#233;e selon laquelle dans le Christ il n'y avait qu'une volont&#233;, la volont&#233; divine. Pour d&#233;fendre l'unicit&#233; de sa personne, on niait en lui une v&#233;ritable volont&#233; humaine qui lui f&#251;t propre. Et, &#224; premi&#232;re vue, cela pouvait sembler une bonne chose qu'il en f&#251;t ainsi, que dans le Christ il n'ait qu'une seule volont&#233;. Mais saint Maxime comprit imm&#233;diatement que cela r&#233;duirait &#224; n&#233;ant le myst&#232;re du salut, parce qu'une humanit&#233; sans volont&#233;, un homme sans volont&#233;, n'est pas v&#233;ritablement un homme, c'est un homme amput&#233;. Donc l'homme J&#233;sus-Christ n'aurait pas &#233;t&#233; v&#233;ritablement un homme, il n'aurait pas v&#233;cu le drame de l'&#234;tre humain, qui consiste justement dans la difficult&#233; de conformer notre volont&#233; avec la v&#233;rit&#233; de l'&#234;tre. Et ainsi saint Maxime affirme avec grande d&#233;termination : la Sainte &#201;criture ne nous montre pas un homme amput&#233;, sans volont&#233;, mais un homme complet ; Dieu en J&#233;sus-Christ a r&#233;ellement assum&#233; la totalit&#233; de l'&#234;tre humain, &#224; l'exception &#233;vidente du p&#233;ch&#233;, et donc &#233;galement une volont&#233; humaine. Les choses dites ainsi paraissent claires : ou bien le Christ est homme ou bien il ne l'est pas. S'il est homme, il a naturellement une volont&#233; humaine. Mais surgit alors le probl&#232;me : n'aboutit-on pas ainsi &#224; une sorte de dualisme ? N'en arrive-t-on pas &#224; reconna&#238;tre deux personnalit&#233;s compl&#232;tes : raison, volont&#233;, sentiment ? Comment surmonter le dualisme, conserver la totalit&#233; de l'&#234;tre humain et cependant affirmer l'unit&#233; de la personne du Christ qui n'&#233;tait pas schizophr&#232;ne ? Et saint Maxime d&#233;montre que l'homme trouve son unit&#233;, l'int&#233;gration de lui-m&#234;me, sa totalit&#233;, non pas en s'enfermant sur lui-m&#234;me, mais en se d&#233;passant, en sortant de de lui-m&#234;me. Ainsi, de m&#234;me dans le Christ, sortant de soi-m&#234;me, c'est en Dieu, dans le Fils de Dieu, que l'humanit&#233; se trouve elle-m&#234;me. Il n'est nullement besoin d'amputer l'homme pour expliquer l'Incarnation : il suffit seulement de comprendre le dynamisme de l'&#234;tre humain qui ne se r&#233;alise qu'en sortant de soi ; ce n'est qu'en Dieu que nous nous trouvons nous-m&#234;mes, que nous nous trouvons en totalit&#233; et en pl&#233;nitude. On voit bien que ce n'est pas celui qui se renferme sur lui-m&#234;me qui est un homme complet, mais c'est l'homme qui s'ouvre et qui sort de lui-m&#234;me, qui devient complet et trouve lui-m&#234;me sa v&#233;ritable humanit&#233; pr&#233;cis&#233;ment dans le Fils de Dieu. Pour saint Maxime, une telle vision ne s'arr&#234;te pas au stade de la sp&#233;culation philosophique ; il en voit la r&#233;alisation dans la vie concr&#232;te de J&#233;sus, avant tout dans le drame de Geths&#233;mani.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ce drame de l'agonie de J&#233;sus, de l'angoisse de la mort, de l'opposition entre la volont&#233; humaine de ne pas mourir et la volont&#233; divine qui s'offre &#224; la mort, dans ce drame de Geths&#233;mani, se r&#233;alise tout le drame humain, le drame de notre r&#233;demption. Saint Maxime nous dit, et nous savons bien que cela est exact : Adam, et Adam c'est nous, pensait que le non f&#251;t le point culminant de la libert&#233;. Il n'y aurait que celui qui est capable de dire 'non' qui serait r&#233;ellement libre ; pour r&#233;aliser r&#233;ellement sa libert&#233;, l'homme doit dire non &#224; Dieu ; de la sorte seulement pense-t-il &#234;tre finalement lui-m&#234;me, &#234;tre arriv&#233; au summum de la libert&#233;. Cette tendance, la nature humaine du Christ la portait aussi en elle, mais J&#233;sus l'a surmont&#233;e parce qu'il voyait que ce n'est pas le non qui est le maximum de la libert&#233;. Le maximum de la libert&#233; c'est le oui, la conformit&#233; avec la volont&#233; de Dieu. L'homme ne devient r&#233;ellement lui-m&#234;me que dans le oui : ce n'est que dans la grande ouverture du oui, dans l'unification de sa volont&#233; avec la volont&#233; divine que l'homme s'ouvre immens&#233;ment, qu'il devient &#171; divin &#187;. &#202;tre comme Dieu, voil&#224; ce que d&#233;sirait Adam, c'est-&#224;-dire, &#234;tre compl&#232;tement libre. Mais il n'est pas divin, il n'est pas compl&#232;tement libre l'homme qui se referme sur lui-m&#234;me ; il l'est en sortant de lui-m&#234;me, c'est dans le oui qu'il devient libre ; c'est l&#224; que se situe le drame de Geths&#233;mani : non pas ma volont&#233;, mais la tienne. C'est en transf&#233;rant la volont&#233; humaine dans la volont&#233; divine que na&#238;t l'homme v&#233;ritable et que nous sommes rachet&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot; id=&quot;outil_sommaire_0&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Sommaire&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/backend.php3#outil_sommaire&quot; class=&quot;sommaire_ancre&quot;&gt; &lt;/a&gt;Mutil&#233; et condamn&#233; &#224; l'exil&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Tel est, exprim&#233; bri&#232;vement, le point central de ce que voulait dire saint Maxime, et l&#224; nous constatons que tout l'&#234;tre humain est en question ; l&#224; se situe toute la question de notre vie. Saint Maxime avait d&#233;j&#224; des probl&#232;mes en Afrique quand il d&#233;fendait cette vision de l'homme et de Dieu ; il fut ensuite appel&#233; &#224; Rome. En 649, il prit une part active au Concile du Latran, convoqu&#233; par le Pape Martin I&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;er&lt;/sup&gt; pour la d&#233;fense des deux volont&#233;s dans le Christ contre l'&#233;dit de l'empereur qui, &lt;i&gt;pro bono pacis&lt;/i&gt;, interdisait de discuter de cette question. Le Pape Martin eut &#224; payer ch&#232;rement son courage : bien que de sant&#233; d&#233;faillante, il fut arr&#234;t&#233; et traduit en justice &#224; Constantinople. Soumis &#224; proc&#232;s, il fut condamn&#233; &#224; mort mais obtint que sa condamnation soit commu&#233;e en une peine d'exil &#224; perp&#233;tuit&#233;, en Crim&#233;e, o&#249; il mourut le 16 septembre 655, apr&#232;s deux longues ann&#233;es d'humiliations et de tourments.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peu de temps apr&#232;s, en 662, vint le tour de Maxime qui, lui aussi s'opposant &#224; l'empereur, continuait &#224; r&#233;p&#233;ter : &#171; Il est impossible d'affirmer une seule volont&#233; dans le Christ ! &#187;&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. PG 91, col. 268-269.' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;. Si bien que, avec deux de ses disciples, qui se nommaient Anastase tous les deux, Maxime fut soumis &#224; un proc&#232;s ext&#233;nuant, alors qu'il avait d&#233;pass&#233; les 80 ans. Le tribunal imp&#233;rial le condamna, sous l'accusation d'h&#233;r&#233;sie, &#224; la cruelle mutilation de la langue et de la main droite, les deux organes avec lesquels, par la parole et par l'&#233;crit, Maxime avait combattu la doctrine erron&#233;e d'une unique volont&#233; dans le Christ. Pour finir, le saint moine ainsi mutil&#233; fut exil&#233; en Colchide [G&#233;orgie actuelle], sur la mer Noire, o&#249; il allait mourir, &#233;puis&#233; par les souffrances impos&#233;es, &#224; l'&#226;ge de 82 ans, le 13 ao&#251;t de la m&#234;me ann&#233;e 662.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parlant de la vie de Maxime, nous avons fait allusion &#224; son &#339;uvre litt&#233;raire en d&#233;fense de l'orthodoxie. Je faisais r&#233;f&#233;rence particuli&#232;rement &#224; la &lt;i&gt;Dispute avec Pyrrhos&lt;/i&gt;, ancien patriarche de Constantinople, par laquelle il r&#233;ussit &#224; persuader l'adversaire de ses erreurs. Avec grande honn&#234;tet&#233;, en effet, Pyrrhos concluait ainsi la &lt;i&gt;Dispute&lt;/i&gt; : &#171; Je demande pardon pour moi et pour ceux qui m'ont pr&#233;c&#233;d&#233; : par ignorance, nous sommes arriv&#233;s &#224; ces pens&#233;es et ces argumentations absurdes ; je prie pour que l'on trouve le moyen d'effacer ces absurdit&#233;s, sauvegardant la m&#233;moire de ceux qui se sont tromp&#233;s &#187;&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='PG 91, col. 352.' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;. Nous sont aussi parvenues quelques dizaines d'&#339;uvres importantes, parmi lesquelles se d&#233;tache la &lt;i&gt;Mystagogie&lt;/i&gt;, un des &#233;crits les plus significatifs de saint Maxime, o&#249; il rassemble en une synth&#232;se bien structur&#233;e sa pens&#233;e th&#233;ologique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La pens&#233;e de saint Maxime n'est jamais une pens&#233;e uniquement th&#233;ologique sp&#233;culative, repli&#233;e sur elle-m&#234;me, parce qu'il a toujours comme point de d&#233;part la r&#233;alit&#233; concr&#232;te du monde et de son salut. Dans un tel contexte, o&#249; il eut &#224; souffrir, il ne pouvait s'&#233;vader en des affirmations philosophiques purement th&#233;oriques ; il lui fallait rechercher le sens de la vie, se demandant : qui suis-je, qu'est-ce que le monde ? &#192; l'homme, cr&#233;&#233; &#224; son image et ressemblance, Dieu a confi&#233; la mission d'unifier le cosmos. Et tout comme le Christ a unifi&#233; en lui-m&#234;me l'&#234;tre humain, en l'homme le Cr&#233;ateur a unifi&#233; le cosmos. Il nous a montr&#233; comment unifier le cosmos dans la communion du Christ et ainsi acc&#233;der r&#233;ellement &#224; un monde rachet&#233;. Fait r&#233;f&#233;rence &#224; cette puissante vision du salut l'un des plus grands th&#233;ologiens du XX&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, Hans Urs von Balthasar, qui, 'relan&#231;ant' la figure de Maxime, en d&#233;finit la pens&#233;e par l'expression incisive de &lt;i&gt;&#171; Kosmische Liturgie &#187;&lt;/i&gt;, liturgie cosmique. Au centre de cette liturgie solennelle est toujours pr&#233;sent J&#233;sus-Christ, unique sauveur du monde. L'efficacit&#233; de son action salvifique, qui a d&#233;finitivement unifi&#233; le cosmos, est garantie par le fait que, tout en &#233;tant Dieu en tout, il est int&#233;gralement homme, y compris avec l'&#171; &#233;nergie &#187; et la volont&#233; de l'homme.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot; id=&quot;outil_sommaire_1&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Sommaire&quot; href=&quot;http://www.patristique.org/backend.php3#outil_sommaire&quot; class=&quot;sommaire_ancre&quot;&gt; &lt;/a&gt;Aucun compromis&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;La vie et la pens&#233;e de Maxime sont toujours puissamment illumin&#233;es par un immense courage dans le t&#233;moignage &#224; la r&#233;alit&#233; int&#233;grale du Christ, sans aucune r&#233;duction ni compromis. Appara&#238;t ainsi ce qu'est v&#233;ritablement l'homme, comment nous devons vivre pour r&#233;pondre &#224; notre vocation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous devons vivre unis &#224; Dieu pour &#234;tre ainsi unis &#224; nous-m&#234;mes et au cosmos, donnant leur forme juste au cosmos lui-m&#234;me et &#224; l'humanit&#233;. Le oui universel du Christ nous montre &#233;galement avec clart&#233; comment donner leur juste place aux autres valeurs. Ici, nous pensons aux valeurs qui sont aujourd'hui d&#233;fendues &#224; juste titre, comme la tol&#233;rance, la libert&#233;, le dialogue. Mais une tol&#233;rance qui ne saurait plus distinguer entre le bien et le mal deviendrait chaotique et autodestructrice. Tout comme une libert&#233; qui, ne respectant pas la libert&#233; d'autrui et ne trouvant pas le juste milieu entre les diverses libert&#233;s, deviendrait anarchique et d&#233;truirait l'autorit&#233;. Le dialogue qui ne sait plus sur quoi dialoguer devient un bavardage creux. Toutes ces valeurs sont belles et fondamentales, mais elles ne peuvent rester valeurs v&#233;ritables que si elles ont un point de r&#233;f&#233;rence qui les unit et leur donne la v&#233;ritable authenticit&#233;. Ce point de r&#233;f&#233;rence de la synth&#232;se entre Dieu et le cosmos, c'est la figure du Christ dans laquelle nous apprenons la v&#233;rit&#233; de nous-m&#234;mes et apprenons ainsi o&#249; situer les autres valeurs, parce que nous d&#233;couvrons leur signification authentique. J&#233;sus-Christ est le point de r&#233;f&#233;rence qui met en lumi&#232;re toutes les autres valeurs. Ici est le point d'arriv&#233;e du t&#233;moignage de ce grand confesseur. Et c'est ainsi que, finalement, le Christ nous indique que le cosmos doit devenir liturgie, gloire de Dieu, et que l'adoration est le commencement de la vraie transformation du monde, de son vrai renouvellement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est pourquoi je voudrais conclure par une citation fondamentale des &#339;uvres de saint Maxime : &#171; Nous adorons un seul Fils, en unit&#233; avec le P&#232;re et avec l'Esprit Saint, comme il en &#233;tait dans les temps, et maintenant aussi, et pour tous les temps, et pour les temps apr&#232;s les temps. Amen ! &#187;&lt;!-- htmlA --&gt; [&lt;a href='http://www.patristique.org/#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='PG 91, col 269.' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;Cf. &lt;i&gt;PG&lt;/i&gt; 91, col. 268-269.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;&lt;i&gt;PG&lt;/i&gt; 91, col. 352.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;[&lt;a href='http://www.patristique.org/#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;!-- htmlB --&gt;&lt;i&gt;PG&lt;/i&gt; 91, col 269.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Traduction du Fr. Michel Taill&#233; pour &lt;a href='http://www.doc-catho.com/' class='spip_out'&gt;La Documentation Catholique&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align:center;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;gauche&quot; title=&quot;gauche&quot; src=&quot;http://www.patristique.org/plugins/auto/couteau_suisse/img/chatons/gauche.gif&quot; width=&quot;18&quot; height=&quot;18&quot;/&gt; &lt;a href='http://www.patristique.org/Benoit-XVI-saint-Isidore-de' class='spip_in'&gt;Cat&#233;ch&#232;se pr&#233;c&#233;dente&lt;/a&gt; - &lt;a href='http://www.patristique.org/Benoit-XVI-saint-Maxime-le' class='spip_in'&gt;Cat&#233;ch&#232;se suivante&lt;/a&gt; &lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;droite&quot; title=&quot;droite&quot; src=&quot;http://www.patristique.org/plugins/auto/couteau_suisse/img/chatons/droite.gif&quot; width=&quot;18&quot; height=&quot;18&quot;/&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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