Grégoire de Nazianze

Le poème, écrit en trimètres iambiques, est adressé à la communauté chrétienne de l’Anastasia, à Constantinople. Cette petite église - dont le nom signifie Résurrection - servait de siège patriarcal à Grégoire de Nazianze au moment où les nicéens étaient encore en minorité. C’est devant le peuple de l’Anastasia, vers 380, que Grégoire avait prononcé les cinq discours dits théologiques. L’avènement de l’empereur Théodose, favorable aux nicéens, permettra aux partisans de Nicée de l’emporter sur leurs adversaires ariens. Relisant cette histoire, Grégoire semble reconnaître dans ses prédications à l’Anastasia, les prémices des événements qui allaient conduire à la victoire de l’ « orthodoxie ». Les Discours théologiques seront l’œuvre la plus recopiée de l’histoire, juste après la Bible.

Grégoire écrivit cette lettre à saint Basile en 361, après être rentré d’Athènes où il était étudiant avec lui. Basile, décidé à s’adonner à la vie monastique, cherchait à attirer son ami auprès de lui.

Cette lettre, légèrement postérieure à la précédente, répond à un courrier perdu de Basile qui raillait la région de Tibérine, la patrie de Grégoire, à proximité de Nazianze. Grégoire lui répond sur le même ton, avec humour et vivacité.

Basile avait mis à exécution son projet de vie monastique. Il s’était retiré dans le Pont, dans un vallon situé sur les bords de l’Iris. De ce site Basile avait fait à son ami une description enthousiaste Lettre 14 ; Grégoire y vint et la correspondance qui s’en suivra, dont la lettre ci-dessous publiée, montrera le souvenir qu’il en emporta. Nous sommes alors autour de l’année 361.

Grégoire poursuit sa correspondance avec Basile sur le même ton que dans la lettre précédente.

Ce courrier fait suite aux lettres 4 et 5. Il nous révèle les vrais sentiments de Grégoire qui, renonçant au badinage, vante les bienfaits de la vie monastique et regrette de ne pouvoir s’y livrer. Ces lignes concluent la dispute plaisante et chauvine entre Grégoire et son ami Basile.