Mardi 22 juin 2004 — Dernier ajout jeudi 6 mai 2010

Symbole de Rimini (359)

Le concile de Rimini s’est tenu au début de l’été 359. Il rassemblait une majorité d’évêques nicéens. Ceux-ci refusèrent de signer la quatrième formule de Sirmium rédigée par la commission qui avait préparé le synode à la demande de Constance II. Les évêques réaffirmèrent la foi de Nicée (325) et excommunièrent les représentants de l’arianisme avant d’envoyer leur délégation auprès de l’Empereur. Le texte de la profession de foi est cité par Saint Jérôme, au chapitre dix-sept de son Dialogue entre un luciférien et un orthodoxe. Les Mauristes attribuent la paternité de la profession de foi à Phoebade d’Agen.

Texte latin

Credimus in unum verum Deum Patrem omnipotentem. Credimus in unigenitum Dei Filium, qui ante omnia saecula et ante omne principium natus est ex Deo, natum autem unigenitum solum ex solo Patre, Deum ex Deo, similem genitori suo patri secundum Scripturas, cujus nativitatem nullus novit, nisi qui solus eum genuit, pater. Qui de caelo descendit, conceptus est de Spiritu Sancto, natus ex Maria virgine, crucifixus a Pontio Pilato, tertia die resurrexit, ascendit in caelum, sedet ad dexteram Dei Patris, venturus judicare vivos et mortuos.

Traduction française

Nous croyons en seul vrai Dieu, Père tout-puissant. Nous croyons en un Fils Monogène de Dieu, né du Père avant tous les siècles et avant tout principe, il est seul né Monogène du Père, Dieu de Dieu, semblable au Père qui l’a engendré selon les Écritures, personne ne connaît sa naissance sinon celui-là seul qui l’a engendré, le Père. Qui est descendu du ciel, a été conçu du Saint Esprit, est né de la Vierge Marie, a été crucifié sous Ponce Pilate, est ressuscité le troisième jour, est monté au ciel, est assis à la droite de Dieu le Père, qui viendra juger les vivants et les morts.

Sources :

Texte latin, Hahn § 166.