Dimanche 4 janvier 2004 — Dernier ajout jeudi 6 mai 2010

Quatrième symbole du concile de la Dédicace (341)

Une quatrième formule d’Antioche sera rédigée en 342 à Trèves, un an après le concile de la Dédicace (341), par un quarteron d’évêques eusébéens - Narcisse de Néronias, Maris de Chalcédoine, Théodore d’Héraclée et Marc d’Aréthuse - , qui cherchaient à faciliter la communion entre les églises d’Orient et d’Occident (cf. Athanase d’Alexandrie, De Synodis, XXV).

Le concile de la Dédicace eut lieu à Antioche de Syrie entre le 22 mai et 1er septembre 341. Composée d’une centaine d’évêques, l’assemblée conciliaire fut fortement influencée par les ariens modérés réunis autour d’Eusèbe de Nicomédie († 341-342). Ceux-ci étaient en quête de légitimité car ils avaient été condamnés par le pape Jules II lors du concile de Rome de 340, pour avoir professé une foi arienne et obtenu de manière frauduleuse la déposition d’Athanase d’Alexandrie et de Marcel d’Ancyre (celui-ci avait été déposé pour hérésie en 336. Sa manière de rendre compte de l’unité du Père, du Fils et de l’Esprit était effectivement problématique. Il fut cependant accueilli dans la communion romaine parce qu’il était un nicéen convaincu et que Rome était peu sensible au danger du sabellianisme). Le concile d’Antioche s’exprima sur des questions disciplinaires et produisit quatre professions de foi (voir ATHANASE, De Synodis22-25) qui, sans être explicitement ariennes, évitaient avec soin d’utiliser le mot consubstantiel qui avait été employé au concile de Nicée (325) et visent particulièrement les thèses monarchiennes et modalistes défendues par Marcel d’Ancyre. Vous trouverez ici le texte de la quatrième de ces professions de foi (texte grec et traduction en regard) rédigée un an plus tard à Trêves. Télécharger.