Samedi 14 février 2004 — Dernier ajout jeudi 6 mai 2010

Symbole du deuxième concile de Sirmium (357)

Un concile se tint à Sirmium en 357. Il rédigea une profession de foi qui, sans affirmer la dissemblance du Père et du Fils, était franchement arienne. Elle fit scandale et provoqua la scission dans le camp arien tandis qu’elle mobilisa tous ceux qui reconnaissaient une certaine consubstantialité du Père et du Fils.

Un concile, ne regroupant que peu d’évêques et uniquement des occidentaux, se tint à Sirmium (actuellement Srijemska Mitrovica) en 357. Sa profession de foi connue sous le nom de Blasphème de Sirmium (Hilaire de Poitiers, De Synodis, XI) fut initialement rédigée en latin. Franchement arienne par son insistance sur la subordination du Fils, elle proscrivait l’utilisation des mots homoousios (consubstantiel) et homoiousios (semblable en substance) sous prétexte qu’ils étaient source de querelle. Cette interdiction provoquera un tollé quasi général dans le microcosme théologique. Le deuxième synode de Sirmium eût un retentissement considérable car Eudoxe d’Antioche qui venait de changer tout à la fois de siège épiscopal (il siégeait auparavant à Germanicie) et de doctrine (passant de parti eusébien qu’il représentait à Sardique en 343 à l’arianisme radical), en assura en quelque sorte la notoriété en faisant siennes les thèses de cette confession de foi lors d’un synode anoméen qu’il avait convoqué dans sa ville. Télécharger.