Dimanche 28 décembre 2003 — Dernier ajout jeudi 6 mai 2010

Symbole du concile œcuménique de Nicée (325)

En réunissant les évêques à Nicée, l’empereur Constantin visait la pacification religieuse de l’Empire déchiré par la querelle arienne. Cette espérance sera déçue.
Les Pères rédigeront une profession de foi réagissant aux thèses d’Arius qui affirmait que le Fils n’est pas Dieu, le credo conciliaire proclamera le Fils « de même substance » que le Père, « engendré » du Père et « non pas créé » comme les créatures.

En réunissant les évêques à Nicée, l’empereur Constantin visait la pacification religieuse de l’Empire déchiré par la querelle arienne. Il s’en explique dans le discours d’ouverture du concile : « La discorde à l’intérieur de l’Église de Dieu m’a paru plus dangereuse et plus insupportable que toutes les guerres et les combats. […] Dès que j’appris, contre toute espérance, votre différend, j’estimais que je ne devais surtout pas le négliger. Bien plutôt, désireux d’apporter ma contribution pour remédier à ce mal, je vous ai tous immédiatement réunis. Je me réjouis grandement de vous voir rassemblés. Mais je ne pourrai le faire totalement, selon mes voeux, que lorsque je vous verrai tous unis en esprit […] ». (Eusèbe de Césarée, Vie de Constantin III, 12. Trad. B. Sesboüé). Cette espérance sera déçue.

Les Pères rédigeront une profession de foi basée sur celle qui avait cours à Césarée de Palestine. Réagissant aux thèses d’Arius qui affirmait que le Fils n’est pas Dieu, le credo conciliaire proclamera le Fils « de même substance » que le Père, « engendré » du Père et « non pas créé » comme les créatures. Télécharger.